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Vue de la centrale nucléaire de Bouchehr, sur les rives du golfe Persique, en avril 2024. [Photo d'illustration]
Des employés de Rosatom ont été évacués le 10 mars au soir du site de la centrale nucléaire iranienne de Bouchehr et sont en route pour la Russie, a annoncé le directeur général de la société d'État russe, Alexeï Likhatchov. Environ 450 employés demeurent toujours sur site.
"Voici la nouvelle étape de l'évacuation de nos employés, soit 150 personnes. Il y a quelques jours, ils ont quitté la centrale de Bouchehr et ont traversé la frontière avec l'Arménie dans la nuit. Ils sont désormais en route vers notre pays", a déclaré le directeur général de Rosatom, Alexeï Likhatchov.
Ce dernier avait annoncé, le 3 mars, qu'"environ 150 à 200 personnes" seraient évacuées "dès que la situation militaire le permettra[it]". Likhatchov avait alors précisé que 639 personnes, des citoyens russes, demeuraient sur le site de cette centrale nucléaire iranienne située sur les rives du golfe Persique. Le patron de Rosatom déclarait que ses équipes avaient "perdu tout contact" avec la direction du secteur nucléaire iranien.
"C'est la deuxième phase de l'évacuation", a-t-il déclaré ce 11 mars, avant de poursuivre : "Environ 450 personnes se trouvent encore sur le site, qui ne peuvent pas, pour le moment, quitter la centrale pour des raisons objectives." "Je tiens également à remercier le ministère des Affaires étrangères, les services compétents, ainsi que les dirigeants de l'Iran et de l'Arménie pour leur contribution à l'organisation de cette évacuation", a encore ajouté le dirigeant russe.
Les États-Unis et Israël ont lancé le 28 février une nouvelle campagne de frappes contre l'Iran, tuant notamment l'ayatollah Khamenei, Guide suprême de la Révolution islamique, ainsi que plusieurs dizaines de hauts responsables iraniens. Onze jours plus tard, les frappes se poursuivent. L'une d'elles a notamment détruit une école à Minab, située au niveau du détroit d'Ormuz, tuant 168 personnes.
"En cas d'attaque" sur la centrale de Bouchehr "il s'agirait assurément d'une catastrophe régionale", avait alerté Alexeï Likhatchov, pointant une installation fonctionnant à pleine capacité et abritant 72 tonnes de combustible ainsi que 210 tonnes de combustible usé.