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Le président du Sénat français, Gérard Larcher, à Paris, le 18 juin 2025. [Photo d'illustration]
Deuxième personnage de l'État, le président du Sénat accuse le gouvernement français d'avoir failli dans sa gestion des émeutes du 17 octobre. Il réclame des actes concrets plutôt que des constats.
"Nous avons vécu le chaos"
Le 18 octobre, Gérard Larcher avait déjà réagi sur X : "Le chaos. Nous avons vécu le chaos. Des scènes d'une rare violence. [...] Les constats et les incantations ne suffisent plus. Les Français demandent des réponses sur les défaillances qui ont conduit à ce désastre et des actes enfin pour y remédier !"
Le chaos. Nous avons vécu le chaos. Des scènes d'une rare violence. Je veux dire, au nom du @senat, la reconnaissance de la Nation pour nos forces de l'ordre et les pompiers mobilisés hier, mais aussi pour les agents des municipalités qui ont nettoyé toute la nuit, des heures durant. Je pense aux commerçants, qui ont vu, impuissants, le fruit de leur travail piétiné, pillé, saccagé, incendié, tous ceux qui ce matin doivent tout recommencer. Voilà le fruit des discours de haine, voilà le résultat d'une instrumentalisation de la part des pyromanes de l'extrême gauche voilà ce qui se passe quand on juge que la violence peut être légitime. Les constats et les incantations ne suffisent plus. Les Français demandent des réponses sur les défaillances qui ont conduit à ce désastre et des actes enfin pour y remédier !
- Gérard Larcher (@gerard_larcher) October 18, 2026
Dans son entretien au Figaro, le président du Sénat enfonce le clou : "La France a été prise en flagrant délit de faiblesse." Il évoque la "sidération", la "colère" et la "honte" face aux attaques contre les mairies, les préfectures, les commerces, les forces de l'ordre et les pompiers.
Pour le sénateur des Yvelines, "notre politique sécuritaire a été mise en échec" et les forces de l'ordre, auxquelles il rend hommage, ont été "dépassées". Le 19 octobre, il s'est rendu à Sailly, dans les Yvelines, avec la porte-parole du gouvernement, "en soutien aux élus locaux". Il a affirmé à cette occasion que "c'est la République tout entière qui est attaquée".
🇫🇷 Mairies attaquées, offices du tourisme saccagés, Marianne renversée, j'étais ce matin avec @sophieprimas, aux côtés du maire à Sailly en soutien aux élus locaux. C'est la République tout entière qui est attaquée. t.co
- Gérard Larcher (@gerard_larcher) October 19, 2026
Il refuse de demander la démission de Laurent Nuñez, mais exige du ministre de la Justice "la vérité" sur le nombre exact de condamnations et de placements en détention.
"Le sentiment d'impunité est trop grand", souligne-t-il. Gérard Larcher élargit son diagnostic aux "renoncements" du quinquennat Macron : échec de l'intégration, politique migratoire, faillite de l'autorité et de l'école. Il dénonce la "collusion de l'ultragauche et des pillards" et accuse LFI d'alimenter un "discours de haine".
Quant aux réponses immédiates, le président du Sénat se dit favorable à la privation d'aides sociales pour les casseurs, soutient la loi "casseurs-payeurs" et estime que "la question de l'état d'urgence mérite d'être posée". Il appelle également à réfléchir au maintien de la journée de mobilisation du 5 novembre.