⚖️ 08/10/2026 french.presstv.ir  4min ⁑️ #329218

 Blocages lycéens : la mobilisation s'étend avec le soutien de Lfi

France : des pancartes contrôlées par les forces de l'ordre à l'entrée d'une manifestation lycéenne

Des pancartes ont été contrôlées par les forces de l'ordre à l'entrée de la manifestation lycéenne organisée mardi à Paris, selon une séquence relayée par Radio Nova.

La scène, filmée à l'entrée de la place de la République, montre des gendarmes contrôlant plusieurs pancartes avant leur entrée dans l'espace de la manifestation.

Une pancarte portant notamment le slogan "gazer les violeurs, pas les mineurs" est également montrée dans la séquence.

La séquence relayée par Radio Nova montre ensuite plusieurs pancartes rangées dans un véhicule des forces de l'ordre. La personne tente d'obtenir des explications sur les critères appliqués au contrôle des pancartes, mais la séquence ne montre pas de réponse précisant les raisons pour lesquelles certaines pancartes ont été retenues.

Ces événements interviennent dans un contexte de mobilisation lycéenne qui a débuté le 21 septembre 2026 au lycée Saint-Exupéry de Créteil, en région parisienne, avant de s'étendre progressivement à plusieurs villes puis à l'ensemble de la France.

Les élèves dénoncent notamment le manque de moyens dans l'éducation, les classes surchargées, les absences de professeurs, le manque de personnel ainsi que les difficultés matérielles rencontrées dans certains établissements.

Au cours des semaines suivantes, le mouvement a été marqué par des blocages de lycées, des rassemblements devant des établissements et plusieurs journées de mobilisation. Certaines actions ont donné lieu à des interventions policières et des interpellations, suscitant des inquiétudes chez certains parents. Les étudiants ont progressivement rejoint le mouvement, tandis que plusieurs organisations syndicales et personnels de l'éducation lui ont apporté leur soutien.

Mercredi, 528 établissements connaissaient une suspension totale ou partielle des cours, selon les chiffres du ministère de l'Éducation nationale, soit une baisse de 41 % par rapport à mardi. L'Union syndicale lycéenne et l'Union étudiante ont appelé à poursuivre les blocages et à organiser de nouveaux cortèges à Paris et dans d'autres villes.

Face à la poursuite de la mobilisation, Emmanuel Macron a réuni mardi soir plusieurs membres du gouvernement, dont le Premier ministre Sébastien Lecornu, le ministre de l'Intérieur Laurent Nunez et le ministre de l'Éducation nationale Édouard Geffray.

Sébastien Lecornu a également annoncé la mise en place de demi-journées sans cours afin d'organiser un "temps de démocratie interne" dans les établissements et de permettre aux élèves et aux personnels de faire remonter leurs difficultés.

Alors que la mobilisation se poursuit dans plusieurs villes, le bilan humain et matériel s'alourdit.

Plus de 1 000 personnes blessées depuis le début des manifestations dans les lycées français, 30 000 élèves privés de cours

Les manifestations lycéennes ont fait plus de 1 000 blessés depuis la mi-septembre, tandis que 30 000 élèves sont privés de cours en présentiel, selon les derniers chiffres communiqués mercredi.

Le ministre de l'Intérieur, Laurent Nunez, a indiqué à l'Assemblée nationale que 761 policiers et gendarmes, 215 lycéens et 89 membres du personnel enseignant avaient été blessés depuis le début du mouvement.

Le ministre de l'Éducation, Édouard Geffray, a précisé que 24 lycées avaient été incendiés ou vandalisés au point de ne pas pouvoir rouvrir immédiatement. Plusieurs centaines d'autres établissements ont également subi d'importants dégâts, pour un coût estimé entre 20 et 30 millions d'euros.

Laurent Nunez a par ailleurs annoncé que 6 629 arrestations avaient été enregistrées depuis le début des manifestations.

Le ministre a également été interrogé au sujet de vidéos diffusées sur les réseaux sociaux montrant lundi un véhicule de la police nationale circulant à grande vitesse en direction d'un groupe de manifestants à Dunkerque.

Les syndicats lycéens et étudiants ont appelé à la poursuite des blocages mercredi et à de nouvelles marches jeudi, pour un "acte IV" à Paris et dans d'autres villes.

Les mobilisations se sont poursuivies mercredi, notamment à Nice, Paris et Lyon. Dans la région lyonnaise, 11 personnes ont été blessées et 21 établissements scolaires touchés depuis le début de la journée.

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newsnet 2026-10-08 #15770

c'est extrêmement grave, digne d'une dictature, quand le jugement surpasse les faits. Il n'y a pas de crime, mais l'opinion dit l'inverse. C'est une accusation sans fondement, un exercice illégal de l'autorité, une privation de liberté d'expression, et une intrusion mentale par la peur.
Du coup ceux qui sont laissés n'ont aucun message porteur.
Les policiers n'ont pas la compétence ni le droit moral de juger les gens. Ils sont généralement les plus intoxiqués par la désinformation.