Le Croissant-Rouge iranien (CRI) affirme avoir adressé à ce jour 16 lettres à la Cour pénale internationale (CPI) et à d'autres instances compétentes, demandant la condamnation de la guerre non provoquée, menée depuis fin avril contre la République islamique par les États-Unis et le régime israélien.
La vice-présidente du CRI, Razieh Alishvandi, chargée des affaires internationales et des droits de l'homme, a déclaré dimanche que l'Iran avait exhorté les instances internationales à prendre les mesures juridiques nécessaires pour condamner les attaques américano-israéliennes.
Elle a ajouté que le CRI transmettait quotidiennement des déclarations et des lettres concernant l'agression anti-iranienne en cours aux instances internationales habilitées, notamment la Fédération internationale des Sociétés de la Croix-Rouge et le Comité international de la Croix-Rouge.
"À ce jour, cinq communiqués conjoints du Comité national iranien pour le droit humanitaire et du Croissant-Rouge iranien ont été publiés en réaction à des violations des droits de l'homme, notamment des attaques contre des centres médicaux, des civils et des ambulances du Croissant-Rouge iranien ainsi que contre la frégate IRIS Dena", a déclaré Mme Alishvandi.
Le 28 février, les États-Unis et Israël ont lancé une nouvelle offensive militaire illégale contre l'Iran, environ huit mois après avoir mené des attaques non provoquées contre le pays.
L'Iran a aussitôt riposté, en menant de lourdes frappes de missiles et de drones contre des cibles dans les territoires occupés par Israël ainsi que contre des installations militaires américaines dans les pays de la région.
Selon le chef du Croissant-Rouge iranien Pir-Hossein Kolivand, des frappes aériennes américano-israéliennes ont causé d'importants dégâts à 81 365 infrastructures civiles, dont des centres médicaux, des écoles et des ambulances, ce qui constitue une violation flagrante du droit international humanitaire et de la Convention de Genève.
Il affirme que 61 555 habitations et 19 050 commerces, répartis dans différentes provinces, ont été également endommagés.
Dans la province de Téhéran, a-t-il précisé, les raids ont touché 24 605 logements et commerces, 275 centres pharmaceutiques, de santé et d'urgence, 498 écoles, 17 centres du Croissant-Rouge et 3 hélicoptères.
"Ces attaques, qui ciblent les bâtiments, les véhicules, les équipements et le personnel des services de santé constituent une attaque directe contre les infrastructures vitales qui sauvent des vies humaines", a averti le chef du Croissant-Rouge iranien Pir-Hossein Kolivand.
