
par Hachem Al
- La guerre contre l'Iran est avant tout une guerre pour la domination géopolitique et militaire du Moyen-Orient. Mais elle a aussi une nature de guerre sainte, un caractère fortement religieux de par la nature de ceux qui ont procédé à son déclenchement : les sionistes et les évangélistes états-uniens qui refusent l'avènement d'une grande puissance musulmane, même pacifique comme la République Islamique d'Iran. Cette dernière, en 47 ans d'existence n'a jamais agressé un autre pays et a vécu sous une brutale animosité venant de l'occident collectif par le biais de sanctions financières, d'embargos et de tentatives de déstabilisation. Ce refus se base avant tout sur le manque de confiance en l'islam qu'ils perçoivent historiquement comme une religion irresponsable.
- La perception de l'islam comme un "danger" ou une menace par les évangéliques américains et certains courants en Israël s'explique par une convergence de motifs théologiques, géopolitiques et historiques.
Voyons d'abord les fondements théologiques évangéliques chez les sionistes chrétiens. Pour de nombreux évangéliques américains, le soutien à Israël est un impératif biblique lié à l'eschatologie, la fin des temps et à l'accomplissement des prophéties. Ils croient que le rassemblement des Juifs sur leur terre est une condition préalable au retour de Jésus. Dans ce schéma, toute force s'opposant à la souveraineté totale d'Israël sur la Terre sainte - souvent identifiée à l'islam ou aux nations arabes - est perçue comme un obstacle aux desseins divins.
Certains leaders évangéliques radicaux présentent le conflit non pas comme une dispute territoriale, mais comme un combat entre le "Dieu de la Bible" et "Allah", assimilant parfois l'islam à une force d'opposition spirituelle.
En prenant en compte les contextes géopolitiques et sécuritaires, la méfiance est renforcée par les réalités politiques régionales et mondiales.
L'islam est ainsi vu comme le nouvel "Empire du Mal". Depuis les années 1990 et surtout après le 11 septembre 2001, l'islam a remplacé le communisme dans l'imaginaire de certains conservateurs américains comme la principale menace contre l'Occident.
- Pour l'État d'Israël, la perception de l'islam comme un danger est souvent liée à l'hostilité de groupes islamistes comme le Hamas ou le Hezbollah ou d'États comme l'Iran qui contestent selon les élites son existence même alors qu'en réalité il s'agit d'une extrapolation, ces entités protestent contre la spoliation des terres palestiniennes.
Les actions de ces entités sont fréquemment utilisées pour dépeindre l'ensemble de la foi musulmane comme intrinsèquement violente ou instable. À ce propos, certains courants sionistes chrétiens et israéliens de droite rejettent la légitimité des revendications nationales palestiniennes, les réduisant à une simple menace religieuse musulmane sans fondement historique propre, déniant l'identité palestinienne.
- À cet égard, les prétextes avancés par Israël et les États-Unis pour déclencher une guerre d'agression ne relèvent que du maquillage de cette brutale réalité. Il faut rappeler à cet égard, que la première agression qui dura 12 jours la fut en pleine négociation montrant ainsi que l'Etat génocidaire des amérindiens a toujours la langue fourchue comme disaient ces derniers à propos des visages pales. Quant à la seconde agression qui se déroule encore, il faut le rappeler avec force, elle a eu lieu en plein mois sacré de Ramadan.
- En témoigne l'assassinat du Guide religieux qui est bien plus qu'un indice de mon propos et la promesse officielle d'assassiner son successeur. C'est bien le ministre israélien de la Défense, Israël Katz, qui a déclaré le 4 mars 2026 que tout successeur du guide suprême iranien Ali Khamenei serait une "cible pour élimination".
- En témoignent aussi certaines attaques sous faux drapeau chez des pays voisins de l'Iran. Elles ont pour but de faire entrer ces pays en guerre contre leur voisin iranien et de créer le chaos au sein des pays musulmans de la région. Ce serait de mon point de vue tout bénéfice pour les deux agresseurs qui pourraient ainsi profiter de la reconstruction de la région, mais aussi en contrôler les immenses ressources par le biais d'une gouvernance fantoche. Un scénario rodé, du déjà vu dans d'autres pays pillés par guerre interposée.
- Il faut aussi citer les bombardements d'infrastructures civiles iraniennes dont sites relevant du nucléaire civil, hôpitaux, écoles, complexes sportifs, immeubles résidentiels avec leurs cortèges de morts illicites relevant de crimes de guerre.
- Pour Tucker Carlson : "Le Premier ministre (israélien) se perçoit comme une figure historique, pas simplement comme un Premier ministre qui se bat pour conserver son poste, ce qu'il est aussi. Mais comme un grand homme, un Moïse des temps modernes, une figure marquante".
- La guerre contre l'Iran prouve une fois de plus qu'un pays ne peut pas compter ni sur les amitiés et les alliances de circonstances, ni sur les organisations internationales pour se défendre. L'Iran a beaucoup perdu et perdra encore beaucoup. Les iraniens n'ont pas formé une coalition avec une autre puissante armée et affrontent les armées des deux pouvoirs les plus irrespectueux du droit international, les plus brutaux et sanguinaires de la planète. Pour s'en rendre compte, il suffit de regarder ce qu'ils ont fait à Gaza.
- Je souligne à ce propos qu'il n'a jamais été trouvé une trace de Moïse, ni archéologique, ni dans une autre discipline relevant de la science.
- On doit à la vérité de dire que la République islamique d'Iran ne fait pas seulement face à Israël et aux États-Unis mais fait également face aux pays musulmans corrompus et aux pays européens laquais. En effet, il est symptomatique de voir la presque totalité des pays musulmans muets, alors que sous de faux prétextes, sraël et les États-Unis ont choisi le mois de Ramadan pour déclencher cett guerre d'agression contre la République Islamique d'Iran et le Liban en assassinant des leaders charismatiques et en faisant des milliers de morts parmi les populations.
- Compte tenu de la destruction de l'Irak, de l'Afghanistan, de la Libye, de la Syrie où ils ont mis en place un régime fantoche affilié à leur progéniture al Qaïda, du Yémen, tous, comme par hasard, des pays musulmans mais aussi du fait démontré que la République Islamique d'Iran ne représentait aucune menace pour Israël et les États-Unis, il devient évident que cette nouvelle guerre d'agression contre un pays pacifique est la continuation symbolique d'une guerre sainte contre les pays musulmans insoumis. Mais c'est une réalité que les gouvernements corrompus dissimulent tout en feignant de ne pas comprendre.
- La guerre actuelle n'est que la continuation de cet inique processus. Le problème nucléaire et soit disant des missiles iraniens n'étant que l'arbre qui cache cette dense forêt de négationisme de l'islam.
- C'est un scénario connu qui se répète, n'est-ce pas ?
- Maintenant qu'Israël et les États-Unis ont raté tous leurs objectifs, ils demandent le secours de leurs vassaux européens (mon commentaire) pour qu'au cours de leur macabre histoire connue de tous détruire un pays musulman de plus.
- En laissant faire cette guerre, les pays qui se réclament partisans du respect du droit international et d'un monde multipolaire ont failli à leur devoir.