Le ministre des Affaires étrangères iranien, Abbas Araghchi, a déclaré que l'Iran n'avait pas fermé le détroit d'Ormuz, mais avait imposé des restrictions aux navires liés aux États impliqués dans la guerre israélo-américaine. Parallèlement, l'Iran offre son assistance à d'autres pays face à de graves préoccupations sécuritaires.
Dans une interview accordée vendredi à l'agence de presse officielle japonaise Kyodo, M. Araghchi a affirmé que Téhéran était prêt à faciliter le passage des navires japonais dans cette voie maritime stratégique et que des négociations étaient en cours avec Tokyo à ce sujet.
"Nous n'avons pas fermé le détroit. Il est ouvert", a fait savoir le chef de la diplomatie iranienne.
Il a également souligné que l'Iran recherchait "non pas un cessez-le-feu, mais une fin complète, globale et durable à la guerre".
L'Iran a catégoriquement rejeté les appels à une trêve temporaire, insistant sur le fait que toute résolution devait garantir qu'une nouvelle attaque ne serait plus menée et que des indemnisations seraient versées pour les dommages causés lors de cette offensive.
M. Araghchi a déclaré que l'Iran n'avait pas fermé le détroit d'Ormuz, mais avait plutôt imposé des restrictions aux navires affiliés à des pays impliqués dans la guerre d'agression israélo-américaine, tout en apportant son aide à d'autres pays dans ce contexte instable.
Le chef de la diplomatie iranienne a précisé que l'Iran était prêt à garantir le passage en toute sécurité à des pays comme le Japon, à condition qu'ils coopèrent avec Téhéran.
Il a affirmé que la question des négociations concernant le passage des navires japonais dans le détroit d'Ormuz avait récemment été abordée avec son homologue japonais, Toshimitsu Motegi, expliquant que des discussions étaient en cours, mais que les détails ne pouvaient être divulgués.
M. Araghchi a encore une fois dénoncé la guerre imposée à l'Iran, qui avait été lancée alors que Téhéran et Washington étaient en pleine négociations indirectes sur le programme nucléaire iranien à des fins pacifiques.
"Il s'agit d'un acte d'agression illégal et non provoqué", a-t-il ponctué, rappelant que la riposte de l'Iran constitue un acte de légitime défense, qui se poursuivra "aussi longtemps que nécessaire".
Il a appelé la communauté internationale, y compris le Japon, à prendre position contre les frappes américano-israéliennes, affirmant que plusieurs pays tentent une médiation pour mettre fin au conflit. "L'Iran est ouvert à toute initiative et disposé à examiner les propositions", a-t-il fait savoir.
Le ministre iranien des Affaires étrangères a conclu, en dénonçant l'absence de toute volonté quelconque chez les États-Unis pour parvenir à une véritable résolution, malgré les efforts diplomatiques en cours.
