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 Trump et Netanyahou affichent un front uni face à l'Iran et au Hamas

 Iran : le président Massoud Pezeshkian dénonce une « guerre totale » menée par l'Occident contre son pays

 L'Iran sur le pied de guerre : Trump menace d'intervenir pour «soutenir les émeutiers». Téhéran menace les intérêts américains et célèbre le «Conquérant de Khaybar»

 Une nouvelle guerre américano-israélienne contre l'Iran embrasera toute la région (secrétaire général du Hezbollah)

 Au bord de l'embrasement, le Moyen-Orient s'active pour freiner le face-à-face Washington-Téhéran

 Les pourparlers irano-américains à Oman portent exclusivement sur la question nucléaire

 Les États-Unis imposent de nouvelles sanctions contre l'Iran immédiatement après les négociations à Oman

 L'Iran privilégie la diplomatie tout en se tenant prêt à toute agression (ministre des A.e.)

 Une solution mutuellement avantageuse au dossier nucléaire iranien reste possible (Araghchi)

 Israël et les États-Unis lancent des frappes contre l'Iran

 Les forces armées iraniennes lancent une vaste riposte contre Israël et des bases américaines au Moyen-Orient

 La défense aérienne américano-israélienne en échec

 Pourquoi l'Iran a déjà gagné la guerre ?

 Iran: Larijani rejette les menaces de Trump concernant le détroit d'Hormuz

 Tensions au détroit d'Ormuz : Washington presse ses alliés de déployer des navires de guerre

 Des responsables iraniens affirment avoir ignoré les demandes privées de Witkoff pour engager des discussions

19/03/2026 ssofidelis.substack.com  6min #308219

 Des responsables iraniens affirment avoir ignoré les demandes privées de Witkoff pour engager des discussions

La gifle iranienne : « Vos messages ne nous intéressent pas »

Par  IntelSky, le 19 mars 2026

L'Iran met le feu aux installations pétrolières du Golfe, de Yanbu à Ras Laffan, et le Hezbollah enterre le mythe du Merkava à Taybeh. - Talal Nahle

Rapport stratégique et opérationnel (jeudi 19 mars 2026 |Jour 20)

Voici venu le vingtième jour de la guerre, et le paysage stratégique passe de l'"opération militaire" à un "séisme économique". Après que Israël a pris pour cible le champ pétrolier iranien de Pars, Téhéran a tenu sa promesse et lancé ses drones et ses missiles, frappant le cœur des infrastructures énergétiques du Golfe (la raffinerie de Yanbu en Arabie saoudite, le champ de Ras Laffan au Qatar et des pétroliers aux Émirats arabes unis). En conséquence, les prix du pétrole ont grimpé à 110,88 dollars [Ndt : le Brent à 114.19 $ à 09:34 UTC+1 et 117.84 à 10:38], menaçant de paralyser l'Europe et les États-Unis.

Au Liban, le Hezbollah écrit l'épopée de ses engagements "frontaux", détruisant sept chars Merkava en une seule nuit dans l'opération Consumed Chaff et tirant des missiles sol-air sur des avions de chasse. Face à ce scénario catastrophe, Washington entame secrètement une campagne de "supplications diplomatiques", envoyant des messages faisant état d'un "retrait imminent", tandis que Téhéran rejette la proposition avec la plus grande fermeté, par un : "Pas de cessez-le-feu... mais l'arrêt total de la guerre selon nos conditions".

1. L'"enfer des blindés" à Taybeh... et la terreur des missiles sol-air.

  • Chasse aux Merkava (3e déclaration) : la nuit dernière et ce matin, le Hezbollah a détruit sept chars Merkava d'affilée (dont deux à Baydar Al-Faqani et Taybeh) à l'aide de missiles guidés. Le bilan total s'élève à 26 Merkava depuis le début de la guerre.
  • Psychose d'évacuation : l'armée d'occupation panique à Taybeh. Tirs d'artillerie et de mitrailleuses depuis des hélicoptères au cours d'une tentative désespérée de couvrir l'extraction des corps des soldats des chars en feu. Les faits confirment les propos de Nadav Eyal dans Yedioth Ahronoth : "Israël ne contrôle plus les événements. La Force Radwan a infligé des revers inattendus à l'armée entraînée dans un bourbier sans précédent".
  • Le cauchemar de l'armée de l'air : le missile sol-air tiré par le Hezbollah sur un avion de combat israélien est l'événement le plus marquant du jour. L'avion a dû larguer des leurres thermiques. Le journal Israel Hayom l'admet : la crainte d'embuscades à la roquette est omniprésente à chaque incursion aérienne. Ces embuscades menace de "neutraliser" la couverture aérienne des forces terrestres, soit la fin de l'opération.

2. Embrasement de "l'artère énergétique" du Golfe.

Conformément à son avertissement préalable, l'Iran a lancé une série de frappes économiques dévastatrices (opérations inédites et non conventionnelles) :

  • Arabie saoudite (frappe en profondeur) : la raffinerie de Yanbu, sur la mer Rouge, qui accueille d'importants investissements américains. C'est la première fois que les explosions se propagent du Golfe à la mer Rouge, prouvant ainsi la capacité de l'Iran à frapper l'artère énergétique occidentale.
  • Qatar et Émirats arabes unis : frappes directes sur le champ de Ras Laffan (le ministère de l'Intérieur qatari reconnaît lutter contre un incendie) et un méthanier koweïtien touché au large de Fujaïrah.
  • Les flammes se propagent à l'Europe : des gazoducs en Libye (région d'Al-Hamada) à destination de l'Europe seraient ciblés. L'Axe de la Résistance coupe les artères énergétiques du Vieux Continent pour le contraindre à faire pression sur Trump. (Macron a proposé aujourd'hui une "trêve pour mettre fin au ciblage des infrastructures énergétiques").

3. Souveraineté sur Ormuz et retrait du pétrolier géant

  • Dissuasion visuelle (44e déclaration) : les Gardiens de la révolution ont publié les détails de l'opération qui a contraint un pétrolier géant battant pavillon barbadien (160 000 tonnes) à faire demi-tour et à quitter le détroit d'Ormuz dès que des bateaux iraniens se sont approchés de lui. Cet événement confirme que "le détroit d'Ormuz est le théâtre exclusif de la souveraineté iranienne" et que tout transit ne sera autorisé qu'aux conditions fixées par Téhéran.
  • L'impasse américaine : le ministre des Affaires étrangères d'Oman résume ainsi la situation : Washington a perdu le contrôle politique et les pays arabes réalisent que la coopération avec les États-Unis les rend vulnérables.

4. Les États-Unis sollicitent une sortie, l'Iran refuse.

  • Message de capitulation voilé : une source du ministère iranien des Affaires étrangères a indiqué que Washington a officiellement annoncé à Téhéran que : "Nous avons atteint nos objectifs et envisageons un retrait prochain, y compris israélien".
  • La gifle iranienne : Téhéran a froidement répondu : "Ce message ne nous concerne pas. Nous poursuivons jusqu'à ce que nos objectifs soient atteints, et votre retrait ne nous intéresse pas".
  • Les conditions d'Araghchi :

Élaboration d'un nouveau protocole (selon les conditions iraniennes) pour le passage des navires dans le détroit d'Ormuz. Pas de cessez-le-feu, mais l'arrêt complet des hostilités sur tous les fronts (Iran, Liban, Yémen, Irak). Reconnaître la Chine comme garante de tout accord futur, en marginalisant délibérément le rôle occidental.

5. Budgets américains et menace irakienne.

  • Un chiffre effarant : le Pentagone réclame un budget de plus de 200 milliards de dollars pour financer la guerre (alors qu'il a déjà dépensé 11 à 12 milliards de dollars la première semaine seulement). Ce chiffre va provoquer un tollé au Congrès et compromettre les chances de Trump de rester au pouvoir si la guerre s'éternise. Le président de la Chambre des représentants américaine admet : "La fermeture du détroit d'Ormuz a compliqué notre calendrier".
  • La résistance irakienne accepterait une "trêve conditionnelle" de cinq jours pour cesser de frapper l'ambassade, en échange de l'arrêt des attaques sur la banlieue sud de Beyrouth et du retour de ses habitants. C'est l'"unification des fronts" dans sa forme la plus aboutie : l'Irak négocie avec les États-Unis en faveur du Liban. Il a cependant frappé aujourd'hui des cibles de soutien logistique à l'aéroport pour rappeler son pouvoir de dissuasion.

Conclusion et synthèse :

Nous assistons à l'"agonie" du monstre occidental.

  • Les États-Unis et Israël jouent les prolongations. Trump menace de frapper à nouveau le secteur pétrolier (comme l'a révélé Wall Street), mais il sait que la riposte se traduira par la destruction des raffineries restantes du Golfe et l'effondrement des marchés boursiers. Les tentatives secrètes de désengagement confirment que l'Amérique essaie de sauver la face à tout prix.
  • L'Axe de la Résistance a renversé la situation. Le blocus d'Ormuz, les frappes sur Yanbu et Ras Laffan, et la destruction de 26 Merkava au Liban prouvent que l'Axe de la Résistance fait preuve d'une grande endurance militaire et mène une guerre d'usure économique majeure qui a coûté jusqu'à présent des centaines de milliards de dollars au monde.

En résumé

Si Israël persiste à envahir le sud du Liban, les missiles sol-air deviendront un spectacle quotidien, en plus de l'humiliation des Merkava. Trump va-t-il contraindre Netanyahu à mettre fin à ses manœuvres pour sauver ce qui peut encore l'être des marchés pétroliers et du budget de 200 milliards de dollars, alors que le pétrole du Golfe continue de flamber ?

Traduit par  Spirit of Free Speech

Iran Burns Gulf Oil from Yanbu to Ras Laffan, and Hezbollah Buries the Merkava Myth in Taybeh! — Talal Nahle
Strategic and Operational Report (Thursday - March 19, 2026 - Day 20):
We are entering the twentieth day of the war, and the strategic landscape is shifting from a…

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