On sait qu'Israël est plus durement touché qu'il veut l'admettre et compte de nombreux morts et blessés, notamment dans la région de Tel Aviv et du Nord du pays.

Alaa Salama du magazine d'opposition israélien 972+ nous transmet un épisode de podcast ponctué de sirènes et d'explosions, retranscrit par Alaa Salama du magazine d'opposition israélien 972 +
"Cette semaine, j'ai interviewé Meron Rapoport, rédacteur en chef de Local Call et collaborateur régulier du magazine +972. À deux reprises durant notre conversation à distance, Meron a dû se réfugier dans son abri anti-bombes, les sirènes hurlant en arrière-plan et un missile iranien - ou des fragments de son interception - atterrissant à seulement 200 mètres de chez lui.
Lorsque je lui ai demandé s'il pouvait continuer, il m'a rappelé que ce n'était rien comparé à ce que vivent les habitants de Téhéran, de Beyrouth ou ceux qui souffrent encore du prétendu cessez-le-feu à Gaza.
Meron vit à Tel Aviv et, comme la plupart des Israéliens, a passé une grande partie des deux dernières semaines à courir vers les abris. Pourtant, c'est à peu près la seule chose qu'il partage avec la majorité de ses compatriotes - notamment parce qu'il fait partie des 4 % de Juifs israéliens qui s'opposent à cette guerre qui embrase toute la région.
Meron a consacré des décennies à couvrir et analyser la politique israélienne et son influence sur la région. Il était donc tout indiqué pour éclairer notre auditoire sur la situation actuelle et répondre à mes questions : pourquoi Israël a-t-il déclenché cette guerre ? Pourquoi maintenant ? Et que va-t-il se passer ensuite ?
La société israélienne, m'explique Meron, ne conçoit plus d'autre solution que la force brute, tandis que le Premier ministre Benjamin Netanyahou conditionne l'opinion publique depuis des décennies en utilisant le discours de la guerre perpétuelle et de la menace existentielle.
Si l'Iran disparaissait demain, Israël trouverait un nouvel ennemi mortel sur lequel alimenter sa peur existentielle.
Et le génocide à Gaza était une expérience visant à tester les limites de l'impunité dont Israël dispose, au mépris total du droit international.
Mais les choses ne se déroulent pas toujours comme prévu. Lorsque la poussière sera retombée, dit Meron - me rappelant qu'il est souvent qualifié d'optimiste -, les Israéliens réaliseront, tôt ou tard, qu'ils ne peuvent échapper à la question palestinienne et qu'un régime d'apartheid et d'occupation n'apportera jamais la paix et la tranquillité."