01/03/2026 francais.rt.com  3min #306332

 Le guide suprême iranien, Sayyed Ali Khamenei, assassiné par la coalition israélo-Us

Assassinat de Khamenei : comment la Cia aurait guidé la main d'Israël

© Iranian Leader Press Office/Anadolu Source: Gettyimages.ru

L'ayatollah Ali Khamenei, Guide suprême de la révolution islamique et ancien président de la République islamique d'Iran, le 17 janvier 2026 [Photo d'illustration].

Selon le New York Times, l'agence de renseignement américaine aurait partagé avec les Israéliens des données cruciales afin de leur permettre de "frapper" le successeur de Khomeini, ainsi que plusieurs hauts responsables iraniens, à l'occasion d'une réunion dans un complexe gouvernemental le matin du 28 février.

"Les personnes informées de l'opération l'ont décrite comme le fruit d'un travail de renseignement de qualité et de mois de préparatifs". Dans  un article paru ce 1er mars, au lendemain de la mort de l'ayatollah Ali Khamenei, qui assurait la fonction de guide suprême de la République islamique depuis trente-six ans, le New York Times (NYT) est revenu sur l'"étroite collaboration" des services américains et israéliens ayant permis "l'élimination remarquablement rapide du guide suprême iranien".

Citant des sources "proches de l'opération", le quotidien américain est revenu sur la filature effectuée par la CIA du guide suprême et ex-président (1981 - 1989) de la République islamique d'Iran. Selon les sources du NYT, les Américains auraient mis à profit l'expérience acquise lors de la guerre des douze jours, afin de déterminer comment "le guide suprême et le Corps des gardiens de la révolution islamique communiquaient et se déplaçaient sous la pression". Au cours de cette filature, l'agence américaine aurait appris la présence de l'ayatollah lors d'une réunion le matin du 28 février dans un complexe gouvernemental.

Des renseignements qui auraient poussé, toujours selon les sources du NYT, Israël et Washington a "modifier le calendrier de leur attaque". Fort de ces informations, des avions de Tsahal ont tiré des missiles sur ce complexe gouvernemental, tuant Khamenei et "décimant" les hauts gradés du renseignement iranien. "La CIA a transmis à Israël des renseignements qui offraient une"grande fidélité"quant à la position de l'ayatollah Khamenei, selon des personnes informées de ces renseignements", peut-on notamment lire.

Quand Washington et Tel-Aviv s'exemptent du droit international

"Il n'a pu échapper à nos services de renseignement et à nos systèmes de surveillance extrêmement sophistiqués", avait fanfaronné Donald Trump sur  son réseau social, au soir de cette frappe israélienne. "En étroite collaboration avec Israël, ni lui ni les autres dirigeants tués avec lui n'ont rien pu faire", avait poursuivi le président américain, estimant qu'il s'agirait là de "l'occasion la plus précieuse pour le peuple iranien de reprendre le contrôle de son pays".

Ce n'est pas la première fois, lors d'une offensive unilatérale contre un pays souverain, que les États-Unis et leurs alliés se permettent de purement et simplement tuer des dirigeants. Dans  un message adressé à son homologue iranien Massoud Pezeshkian, le président russe Vladimir Poutine a dénoncé un "assassinat cynique, contraire à toutes les normes de la morale humaine et du droit international". Ce même "droit international", qu'invoquent habituellement et de manière immodérée les chancelleries occidentales dans le cadre d'autres conflits à travers le monde.

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