Selon l'ONG Islamic Relief, plus de 1 400 Palestiniens ont été tués et plus de 5 000 autres blessés dans la bande de Gaza depuis l'entrée en vigueur du cessez-le-feu en octobre 2025, tandis que l'hôpital Al-Awda a été contraint de suspendre la plupart de ses services médicaux pour le quatrième jour consécutif en raison des pannes répétées de ses générateurs provoquées par le blocus.
Un an après l'entrée en vigueur du cessez-le-feu du 10 octobre 2025, les violences n'ont pas cessé dans la bande de Gaza. Selon un rapport de l'ONG britannique Islamic Relief paru le 8 octobre, les attaques israéliennes ont tué ou blessé en moyenne un Palestinien toutes les 90 minutes depuis l'annonce de la trêve. L'organisation dénombre au moins 1 454 morts, dont au moins 320 enfants, et plus de 5 000 blessés.
Les chiffres du ministère de la Santé de Gaza, repris par l'Organisation des Nations unies (ONU), sont du même ordre. Au 30 septembre, le Bureau de la coordination des affaires humanitaires (OCHA) de l'ONU recensait 1 431 morts et 5 026 blessés depuis le cessez-le-feu, avant que de nouvelles victimes ne s'ajoutent début octobre. Ce même ministère fait désormais état de 1 471 morts et 5 189 blessés sur la période.
Cette situation montre surtout les limites du cessez-le-feu. Israël continue de mener des frappes et des opérations dans les zones qu'il contrôle; l'armée israélienne prétend cibler des combattants du Hamas ou répondre à des violations de l'accord.
Israël contrôle encore environ les deux tiers de Gaza : Islamic Relief estime que 65 % de l'enclave est aujourd'hui inaccessible à la population, repoussée sur une portion réduite du territoire. Cette concentration de la population aggrave les conditions humanitaires, déjà marquées par la destruction des logements, le manque d'eau, de soins et de matériaux de reconstruction.
Le système de santé à Gaza est au bord de la rupture
Dans ce contexte, l'établissement médical Al-Awda a été contraint de suspendre la plupart de ses services médicaux pour le quatrième jour consécutif en raison des pannes répétées de ses générateurs provoquées par le blocus.
L'hôpital affirme que sa fermeture menace l'accès aux soins essentiels dans le centre de Gaza, où les patients rencontrent déjà des difficultés croissantes pour obtenir des soins médicaux.
La guerre génocidaire menée par Israël a dévasté le système de santé à Gaza ; les pénuries de carburant, de médicaments, de fournitures médicales et de pièces détachées continuent d'entraver le fonctionnement des hôpitaux et des centres de santé.
Selon l'Organisation mondiale de la santé (OMS), au 24 septembre 2026, seuls 19 des 36 hôpitaux de Gaza étaient partiellement opérationnels, aucun ne fonctionnant à pleine capacité. Elle a essentiellement averti des pénuries de médicaments essentiels, d'équipements de diagnostic, de fournitures médicales et de carburant.
Ces pénuries ont notamment entravé l'accès aux traitements essentiels pour les patients atteints de cancer. Elles perturbent les séances de dialyse régulières pour les patients souffrant d'insuffisance rénale et accroissent les risques sanitaires pour les mères et les nouveau-nés.
Depuis octobre 2023, la guerre génocidaire menée par Israël contre Gaza a tué plus de 74 000 Palestiniens et en a blessé plus de 175 000 autres. Environ 90 % des infrastructures de l'enclave sont détruites.
