📉 16/09/2026 french.presstv.ir  3min #326793

France : les prix du gazole et de l'essence continuent de flamber dans les Alpes-Maritimes et le Var

La situation internationale continue de faire grimper les prix des carburants en France notamment au Var et aux Alpes-Maritimes.

Comme un air de déjà-vu. "Ressors ton gilet", "carburant trop cher, vie trop chère" : sur les réseaux sociaux, des messages, dont certains partagés des dizaines de milliers de fois, circulent pour manifester avec un gilet jaune le 17 octobre 2026, date historique du lancement du mouvement en 2018, ou le 19 septembre 2026 à Marseille.

La semaine dernière, Nice-Matin se faisait l'écho d'une station-service Shell sur l'A8 à Mougins affichant 2,828 euros le litre de gazole, devenant la plus chère de la région Provence-Alpes-Côte-d'Azur.

La bonne nouvelle, c'est que les tarifs de cette station ont légèrement baissé, à 2,772 €/L de gazole. La mauvaise, c'est que d'autres établissements du département ont augmenté leurs prix et arrivent aux mêmes niveaux.

La première en date, ce mardi 15 septembre 2026, est la station Avia d'Opio qui propose le gasoil à 2,790 €/L. À titre de comparaison, il se trouvait à moins de 1,50 €/L en 2018, au début des "Gilets jaunes".

Dans le Var, les tarifs sont similaires. Les stations-service les plus chères ce mardi sont celles qui se trouvent sur les autoroutes A8 à Brignoles (2,699 €/L de gasoil) et A570 à La Crau (2,649 €/L).

 Un ancien ministre français met en garde contre un retour de la colère sociale, alors que la hausse des prix du carburant ravive le retour des Gilets jaunes.

Pic atteint pour l'essence

Depuis une semaine, le prix moyen quotidien du SP95-E10 évolue au-dessus de son niveau atteint le 14 juin 2022 (2,11 euros), record d'alors qui avait été alimenté par une forte demande et par les incertitudes liées à la guerre en Ukraine.

En savoir plus:  France : le gouvernement exclut une baisse générale des taxes sur les carburants

Le niveau actuel du SP95-E10 et celui du SP98 (à 2,24 euros en moyenne mardi) s'affichent de loin comme les plus hauts prix enregistrés depuis le déclenchement des frappes américano-israéliennes sur l'Iran le 28 février.

La guerre d'agression contre l'Iran s'est accompagnée d'une quasi-paralysie du détroit d'Ormuz et de nombreuses frappes sur les infrastructures énergétiques.

Les marchés pétroliers étaient mardi en nette hausse en raison d'inquiétudes liées à la guerre qui oppose le mouvement de résistance yéménite Ansarallah à l'Arabie saoudite.

"Aucun risque de pénurie ?"

"Il n'y a aucun risque de pénurie et 90 % des stations n'ont aucune difficulté d'approvisionnement", a prétendu ce mardi la ministre déléguée à l'Énergie Maud Bregeon, tandis que 10 % ont une pénurie d'au moins un carburant.

Du fait du plafonnement des prix mis en place dans les stations TotalEnergies, toutefois, celles-ci sont particulièrement touchées par des ruptures (86 % des stations en rupture), a-t-elle ajouté.

 Les prix continuent d

"Il n'y a pas de risque de pénurie", a dit le PDG de Coopérative U Dominique Schelcher sur LCI, qui continue de considérer que Total fait de la "concurrence déloyale". "Quand les marges (de ce groupe, ndlr) sont multipliées par 4 ou par 5, c'est quand même tout à fait exceptionnel."

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