📉 04/09/2026 french.presstv.ir  4min #325534

Ghalibaf raille Bessent, affirmant qu'il est au bord du précipice face à la chute des réserves pétrolières et à la flambée des rendements obligataires

Le président du Parlement iranien a averti le secrétaire au Trésor américain, Scott Bessent, que la baisse rapide des réserves stratégiques de pétrole, la hausse des rendements obligataires et la flambée des prix à terme du pétrole avaient placé ce dernier et l'administration Trump dans une situation difficile.

Dans un message sarcastique publié ce jeudi 4 septembre sur X, Mohammad-Bagher Ghalibaf a raillé Scott Bessent, en citant les contrats à terme sur le pétrole brut d'Oman, le rendement des obligations du Trésor américain à 10 ans et les réserves stratégiques de pétrole américaines (RSP). Il a affirmé que les tentatives visant à contenir les prix de l'énergie pourraient exposer Washington à des risques économiques plus importants.

"Allez, un peu plus fort, champion. Comme si votre carrière en dépendait - parce que c'est précisément le cas. Ou videz les réserves jusqu'à passer sous le seuil critique et regardez vos cavernes s'effondrer - avec votre carrière. À moins que vous ne préfériez prier les dieux du sel de Bryan Mound. Le monde entier a déjà sorti le pop-corn."

 DOESSPR Short harder, champ. Like your career depends on it (because it does). Or drain below the danger zone and watch your caverns collapse (along with your career). Or pray to t...

Les remarques du président du Parlement iranien interviennent dans un contexte de pression croissante sur l'administration américaine concernant les performances du Trésor et des marchés de l'énergie.

La référence de M. Ghalibaf à "miser encore plus fort à la baisse" veut tourner en dérision les tentatives visant à parier sur une baisse des cours du pétrole ou à les faire reculer. Quant à son appel à "puiser dans les réserves jusqu'à passer sous le seuil de danger", il fait référence à une ponction accrue dans la réserve stratégique de pétrole américaine, afin d'augmenter l'offre et d'atténuer la pression sur les cours.

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Les États-Unis ont puisé massivement dans leurs réserves stratégiques de pétrole (SPR) en raison de la guerre avec l'Iran et des perturbations dans le détroit d'Ormuz.

La réserve stratégique de pétrole, stockée dans de vastes cavernes de sel souterraines au Texas et en Louisiane, a atteint son niveau le plus bas depuis le début des années 1980. Bryan Mound, près de la côte texane, figure parmi les principaux sites de stockage de la réserve.

En évoquant la possibilité d'un effondrement des cavernes, M. Ghalibaf recourt à une métaphore outrancière pour suggérer que la poursuite des prélèvements dans la réserve pourrait épuiser une importante source d'énergie américaine. Sa référence aux "dieux du sel de Bryan Mound" ajoute une dimension sarcastique supplémentaire à son propos.

Il a également mis en avant le rendement des obligations du Trésor américain à 10 ans, le plaçant au même rang que les prix du pétrole et le niveau des réserves stratégiques de pétrole brut parmi les indicateurs des pressions économiques auxquelles est confrontée l'administration américaine.

Des rendements plus élevés des bons du Trésor peuvent augmenter le coût des emprunts publics, ce qui rend cet indicateur particulièrement pertinent pour le Trésor américain dans sa gestion de la dette fédérale et de ses besoins de financement.

En liant les rendements des bons du Trésor aux prix du pétrole et aux réserves stratégiques de pétrole (SPR), M. Ghalibaf réaffirme que Bessent est confronté à des pressions à la fois sur les marchés financiers et énergétiques, plutôt qu'à un problème qui pourrait être résolu uniquement en essayant de faire baisser les prix du pétrole brut.

Ces remarques interviennent dans un contexte de tensions économiques accrues entre Washington et Téhéran et de volatilité persistante sur les marchés mondiaux de l'énergie, sur fond de guerre contre l'Iran.

En août, Scott Bessent a annoncé des sanctions américaines visant près de 60 entités liées à l'Iran, dont certaines actives dans l'économie du pays, alors que Washington cherchait à intensifier sa pression économique sur Téhéran.

Cette escalade a coïncidé avec une pression accrue sur les marchés mondiaux de l'énergie, le prix du pétrole brut Brent ayant dépassé les 95 dollars le baril début septembre, alors que les inquiétudes concernant les perturbations de l'approvisionnement continuaient de peser sur le marché.

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