25/08/2026 french.presstv.ir  3min #324463

L'Aes franchit une nouvelle étape avec l'entrée en fonction de son Parlement

Le Parlement confédéral de l'Alliance des États du Sahel (AES) est officiellement entré dans sa phase opérationnelle, lundi 24 août, à Niamey, avec l'installation de ses 45 membres issus du Burkina Faso, du Mali et du Niger, lors de la session inaugurale tenue au Centre international de conférences Mahatma Gandhi.

La cérémonie, présidée par le Premier ministre nigérien Lamine Zeine Ali Mahaman, représentant le chef de l'État, le général Abdourahamane Tiani, a réuni les présidents des parlements des trois pays membres de l'AES.

Président des Sessions confédérales, Ousmane Bougouma a ouvert les travaux avant de procéder à l'installation des deux vice-présidents de l'institution : Malick Diaw, président du Conseil national de transition du Mali, et Mamoudou Harouna Djingarey, président du Conseil consultatif de la Refondation du Niger.

Les 45 parlementaires désignés par les trois États ont ensuite été appelés et installés par acclamation, consacrant ainsi la mise en place effective de l'organe parlementaire de la Confédération.

Le Parlement confédéral est appelé notamment à représenter les populations des trois États membres et à contribuer au renforcement de l'intégration politique et institutionnelle au sein de l'AES.

Des responsables parlementaires du Tchad et du Togo, Ali Kolotou Tchaïmi et Komi Sélom Klassou, invités à la cérémonie, ont salué la création de cette nouvelle institution, en souhaitant plein succès à cette initiative.

 La "carotte" comme le "bâton" risquent désormais de se heurter à des gouvernements qui revendiquent leur souveraineté et à des populations qui considèrent la défense de leurs pays comme un combat pour lequel elles sont prêtes à mourir.

Dans son message lu par Ousmane Bougouma, le président burkinabè et président en exercice de la Confédération de l'AES, Ibrahim Traoré, a exhorté les députés à faire du Parlement confédéral "un outil au service de la Confédération".

Il a insisté sur la nécessité de dépasser les clivages partisans et nationaux, à demeurer à l'écoute des populations et à faire entendre leurs préoccupations au sein de la nouvelle assemblée. "L'histoire vous regarde. Soyez dignes de la confiance du Peuple", indique le message.

Pour les deux vice-présidents, l'installation du Parlement confédéral constitue l'aboutissement d'un processus engagé par le Burkina Faso, le Mali et le Niger. Malick Diaw et Mamoudou Harouna Djingarey ont rendu hommage aux dirigeants des trois pays, Ibrahim Traoré, Assimi Goïta et Abdourahamane Tiani, pour leur engagement en faveur de cette dynamique.

La création du Parlement confédéral marque une nouvelle étape dans le processus d'intégration des trois États sahéliens, engagé le 16 septembre 2023 avec la signature de la Charte du Liptako-Gourma instituant l'AES, puis renforcé le 6 juillet 2024 avec la création de la Confédération des États du Sahel. Ce mouvement répond à une logique de souveraineté assumée, dans un contexte de lutte antiterroriste et de redéfinition des partenariats régionaux, après le retrait simultané des trois pays de la Cédéao en janvier 2024.

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