par Mohamed Lamine Kaba
L'heure des illusions universalistes est révolue. La souveraineté normative africaine exige une rupture méthodique avec le monisme.
Depuis les indépendances factices des années 1960, les États africains ont fait du respect du droit international un gage de légitimité. De la création de l'Organisation de l'unité africaine en 1963 à l'avènement de l'Union africaine en 2002, le continent a proclamé son adhésion aux principes universaux, souvent dans une perspective proche du monisme juridique, où les normes internationales imprègnent et supplantent directement le droit interne.