La Société palestinienne de secours médical a averti samedi que ses services de santé et ses structures médicales dans la bande de Gaza pourraient être contraints de fermer en raison de graves pénuries de carburant et de pièces détachées nécessaires au fonctionnement des générateurs et des véhicules, alors que le régime israélien continue d'imposer de strictes restrictions à l'entrée des fournitures essentielles.
Cet avertissement fait suite à l'annonce du ministère de la Santé de Gaza selon laquelle 22 stations d'oxygène ont été mises hors service, tandis que les 12 stations restantes risquent de fermer en raison de l'épuisement de leur capacité opérationnelle et de l'indisponibilité des pièces de rechange due au blocus israélien.
Dans un communiqué, la Société a déclaré : "La pénurie de carburant et de pièces détachées pour les générateurs électriques menace de les mettre hors service, ce qui pourrait perturber les services de santé et le fonctionnement des équipements médicaux dans de nombreux centres et cliniques."
La Société a ajouté que les pénuries de carburant et de pièces détachées pour véhicules risquaient également de paralyser les cliniques médicales mobiles, "limitant ainsi l'accès aux soins de santé essentiels pour les personnes déplacées dans les zones difficiles d'accès".
La Société a appelé les Nations unies et les organisations humanitaires internationales à intervenir d'urgence afin de fournir et de faciliter l'entrée du carburant et des pièces détachées nécessaires aux générateurs et aux véhicules médicaux, soulignant que la persistance de ces pénuries menace de priver des milliers de personnes de soins de santé essentiels.
Ce dimanche, les forces d'occupation israéliennes ont arrêté trois chauffeurs de camions transportant de l'aide humanitaire à proximité du point de passage de Kerem Shalom, au sud-est de Rafah, dans le sud de la bande de Gaza, selon des sources palestiniennes.
Selon l'agence de presse palestinienne WAFA, les chauffeurs arrêtés sont Iyad Marish, Zayed Abdel Aal et Ibrahim Abou Jarad.
Au moins 300 enfants ont été tués à Gaza au cours des quelque 300 jours qui ont suivi l
Le système de santé de Gaza au bord de l'effondrement
Plus tôt ce mois-ci, Médecins sans frontières (MSF) a annoncé que les responsables israéliens continuaient de restreindre l'entrée de carburant et de pièces détachées nécessaires au fonctionnement des générateurs hospitaliers et des ambulances, avertissant que ces restrictions mettaient en danger la vie de milliers de personnes.
De son côté, le Bureau de la coordination des affaires humanitaires des Nations unies (OCHA) a confirmé que le point de passage de Kerem Shalom restait le seul point de passage opérationnel pour l'acheminement des marchandises vers la bande de Gaza, malgré les restrictions persistantes sur les équipements essentiels.
Les dernières données de l'Organisation mondiale de la Santé ont également montré que de graves lacunes persistent dans la disponibilité des ressources et des services de santé au sein des établissements médicaux de la bande de Gaza.
Plus de 5 400 Palestiniens ont été tués ou blessés depuis le début du soi-disant "plan de paix" et du processus de cessez-le-feu, soutenus par les États-Unis.
