Impossible de citer tous les Palestiniens, kidnappés par l'armée coloniale lors de ses raids dans toute la Cisjordanie, puis incarcérés on ne sait où,dans des conditions atroces.
Au cours des derniers jours, le Palestinien Ayman Awad a été enlevé lors d'un raid à son domicile dans le village de Kfaret, à l'ouest de Jénine

C'est aussi le cas d'Imad Abu Khadija à son domicile dans la ville de Qalqilya, dans le nord de la Cisjordanie occupée.
Et de Munther Ghanem à son domicile dans le village de Kafr Qud, au nord-ouest de Jénine,

De Muhammad Daghlas après avoir pris d'assaut son domicile dans la localité de Burqa, au nord-ouest de Naplouse
De l'ancien détenu palestinien Yasser Abu Sharar après avoir effectué une descente à son domicile dans le camp de réfugiés d'Ain Al-Sultan, au nord de Jéricho.
Mais l'occupant arrête aussi à tour de bras et sans distinction dans les rues, comme à Jénine

Selon l'organisation "Parents Against Child Detention" (Parents contre la détention d'enfants), le nombre d'enfants palestiniens placés en détention administrative a considérablement augmenté en l'espace d'environ un an. Le nombre de ces enfants en détention administrative a atteint 191 en mars 2026, contre 103 en 2025.
La détention administrative permet de maintenir des individus en détention pour une durée indéterminée sans inculpation ni procès formel. Dans le cadre de cette politique, les détenus ne sont pas informés des accusations portées contre eux, tandis que les preuves sont présentées devant les tribunaux lors d'audiences à huis clos.
37 détenus de Gaza libéré dans un état lamentableIsraël a libéré 37 détenus palestiniens ; ils ont été transférés via le point de passage de Karem Abu Salem vers l'hôpital Nasser de Khan Younès pour des examens médicaux, sous l'escorte du Comité international de la Croix-Rouge (CICR).
Le ministère palestinien de la Santé a indiqué que les prisonniers étaient dans un état de santé extrêmement précaire, faisant état de sévices physiques graves et d'actes de torture subis durant leur détention.
Selon le Club des prisonniers palestiniens, le sort et le lieu de détention de centaines de prisonniers gazaouis demeurent inconnus, alors que plus de 100 Palestiniens sont décédés en détention israélienne depuis octobre 2023, dans un contexte marqué par la torture, les violences sexuelles, la privation de nourriture, la négligence médicale et d'autres exactions.
1700 corps toujours détenus par IsraëlLe journal Haaretz rapporte qu'Israël détient les corps de 1 700 Palestiniens ; le chef du Shin Bet figure parmi les principaux opposants à leur restitution, arguant qu'ils pourraient s'avérer nécessaires pour de futures négociations. La majeure partie de ces dépouilles appartient à des Palestiniens originaires de la bande de Gaza, auxquels s'ajoutent les corps de 13 prisonniers issus des territoires occupés.
Des organisations palestiniennes, telles que le JLAC et la Campagne nationale pour la récupération des corps des martyrs, affirment que la justification officielle avancée par Israël - utiliser ces corps comme monnaie d'échange pour obtenir le retour de soldats israéliens - ne tient pas debout, compte tenu du retour de tous les otages israéliens vivants et des dépouilles de soldats israéliens. Elles soutiennent que le maintien de la détention de ces corps s'apparente désormais à une forme de punition collective et de mesure de représailles, infligeant des souffrances supplémentaires aux familles.

