Le Royaume-Uni pourrait entrer en récession en 2027 si le détroit d'Ormuz reste fermé jusqu'au début ou au milieu de l'année 2027, selon le rapport du cabinet britannique d'audit financier et de conseil EY citées par The Independent.
Le rapport avertit qu'une interruption prolongée de l'une des routes maritimes les plus importantes au monde pour le transport d'énergie affaiblirait considérablement les perspectives économiques britanniques, principalement en raison de la hausse des coûts de l'énergie et des pressions inflationnistes.
D'après le rapport, si le détroit d'Ormuz ne rouvre pas d'ici début ou mi-2027, l'économie britannique ne progresserait que de 0,5 % en 2026 avant de se contracter de 0,2 % en 2027, plongeant ainsi le pays en récession.
L'entreprise EY a également averti que l'inflation pourrait atteindre 6,4 % d'ici fin 2026 dans un tel scénario, sous l'effet d'une forte hausse des prix mondiaux du pétrole et de l'énergie, conséquence de la fermeture prolongée de cette voie maritime stratégique. Cette perturbation prolongée exercerait une pression supplémentaire sur les entreprises et les consommateurs, déjà confrontés à des coûts élevés.
Le 28 février, les États-Unis et Israël ont déclenché une guerre d'agression non provoquée contre l'Iran, ce qui a entraîné la riposte ferme de Téhéran sous la forme de vagues quotidiennes de missiles et de drones visant les intérêts américains et israéliens dans la région, ainsi que la fermeture du détroit stratégique d'Ormuz.
Malgré la signature, le 17 juin, du mémorandum d'entente d'Islamabad destiné à mettre fin aux hostilités sur tous les Fronts, la reprise des frappes américaines a conduit l'Iran à reprendre ses opérations de missiles et de drones contre les intérêts américains dans la région et à refermer le détroit d'Ormuz.
La fermeture du détroit a fortement impacté le continent européen. L'inflation annuelle dans la zone euro devrait atteindre 2,9 % en juillet 2026, contre 2,8 % en juin, selon une première estimation d'Eurostat, l'office statistique de l'Union européenne.
Cette hausse est principalement due à l'augmentation des prix de l'énergie. Le secteur de l'énergie devrait enregistrer le taux d'inflation annuel le plus élevé, à 10,0 % en juillet, contre 8,5 % le mois précédent.
Le secteur des services devrait afficher une inflation annuelle de 3,3 %, en légère hausse par rapport aux 3,2 % de juin. Parallèlement, l'inflation des biens industriels hors énergie devrait progresser à 0,9 %, contre 0,7 % le mois précédent.
L'inflation sous-jacente, qui exclut les catégories plus volatiles que sont l'alimentation et l'énergie, a également légèrement augmenté, passant de 2,4 % en juin à 2,5 % en juillet.
