La stratégie de guerre occioniste consiste à pousser l'adversaire à la faute, dans le but que leur appareil militaire médiatique puisse présenter la légitime défense comme une faute.
C'est pour dire "Ah-ah ! je vous y prends ! On a la preuve maintenant ! C'est vous les méchants !".
Ils titillent, ils prennent des cibles douloureuses pour l'affect, ils conditionnent mentalement l'ennemi à perdre toute confiance en les termes de "cessez-le-feu" et de "négociations" qui sont associés à des pièges (où parfois les négociateurs se font canarder). On garde l'image des accords de Minsk vus de l'intérieur où, une fois la porte refermée les occionistes disaient "Ahahaha on l'a bien eu !". À chaque fois ils se dédouanent en disant "Hélas, quel dommage ahaha". "Allez, on recommence !"
Je me souviens avoir suivi à la lettre des réunions spéciales de l'Onu où le représentant russe était estomaqué, abasourdi, décontenancé, quoi que restant très calme mais bouillonnant de l'intérieur, de voir avec quel mépris et quel cynisme les occionistes niaient ce qu'il appelle "la réalité du terrain", et très clairement "le contexte".
Sortir les éléments de leur contexte pour en faire un crime alors qu'au contraire c'est un acte héroïque, est choquant. Et les diplomates anglais, allemands et français, chacun avec leur style propre, le disaient clairement, respectivement : "ceci est regrettable cher ami", "ce ne sont pas des manières enfin", "le feurance condamne avec la plus grande fermetée au féminin" en agitant son petit index comme pour gronder l'enfant alors que c'est eux qui ont tout manigancé depuis le début et qu'ils sont intérieurement fiers que le piège ait marché, bien qu'il soit gros comme une maison et qu'il soit facile de se dire qu'une simple explication mettrait tout au clair pour celui qui débarque. Mais personne ne les laisse parler. Le dialogue est bloqué et c'est ça le nom de la guerre.
Ils se présentent comme des défenseurs légalistes de la loi la plus noble, prise au pied de la lettre, sans tenir compte de rien d'autre que la loi, telle qu'elle est écrite de façon théorique et générale. Pour les occionistes, la loi c'est la loi, dura lex sed lex, et ils en sont fiers, tant qu'ils arrivent à la détourner à leur avantage. Ils ont des hordes d'avocats véreux spécialisés dans la lecture biaisée de la loi. On peut faire croire n'importe quoi à n'importe qui, donc où est le problème ? et quand on leur dit la vérité, ils disent "Ouh le vilain il essaie de me manipuler euh".
Ils n'hésitent pas, d'ailleurs, à faire des lois "contre l'apologie du terrorisme", alors qu'ils ne cessent de glorifier le terrorisme, et que dès qu'on s'en plaint, on se retrouve accusés de cette-même chose, au sens strict, indépendamment de tout contexte. Eh oui ce sont eux qui décident qui est terroriste ou non. Et ils affirment que ce ne sont pas eux, évidemment. La définition du dictionnaire ne sert à rien, ce sont les avocats véreux qui définissent les mots.
Pour les ennemis de l'occionisme, le seul moyen de s'en sortir est d'anticiper les coups, et donc de risquer de passer pour le méchant de l'histoire. Alors qu'eux-mêmes n'arrêtent pas de menacer les autres en prétendant éviter ainsi une guerre. C'est ce qui s'est passé en Ukraine, où ils ont pu dire "Ah-ha ! Ouh le vilain envahisseur !". "Espèce de colonialiste, va !". "Ils vont nous envahir, après !". Alors qu'ils font exactement cela en Palestine.
Et c'est ce qui se passe en Iran, où ils disent "Bah quoi, je t'ai pas frappé, toi, c'est seulement tes amis, c'est pas ton problème, tu nous aimes pas ou quoi ?". "Je le savais, que tu nous aimais pas ! C'est la preuve ! Ahaha".
Leur stratégie — qui plus que amplement documentée — est d'attaquer, de façon fourbe et imprévisible, des populations civiles de façon gratuite, ou des monuments historiques, puis de condamner la riposte contre des cibles militaires et légitimes de "fourbe et non provoquée-euh", pour ensuite attaquer en appelant cela une riposte, labellisée "droit de se défendre". Ils répètent toujours le même schéma.
C'est pour cela qu'aucune paix ne vaut, car rien ne peut la garantir, aucun mot, aucun acte, car tout a déjà été tenté. Le seul moyen d'obtenir une paix serait de détruire ces gens directement, qui entre parenthèses sont coupables de crimes tellement nombreux et horribles qu'ils devraient déjà être en prison depuis longtemps, mais qui surtout correspond exactement à ce qu'ils veulent tristement faire : la paix par l'annihilation.Et pire, cela correspond exactement à dont ils prétendent se défendre.
Ils utilisent les conséquences de leurs actes comme une justification. Ils prétendent agir par anticipation alors qu'ils sont dans la psychose, et si l'autre est tenté de faire de même — ce qu'il fait — ils l'accusent d'être un fou dangereux dénué de raison. Et avec raison d'ailleurs.
Mais ce que les occionnistes ne savent pas, et véritablement ils ne le savent pas, ils ne le conçoivent pas, et cela sort totalement de leur compétence de le savoir, il est même interdit de le dire, car cela broierait leur cerveau de l'entendre, c'est que tous les crimes ne se valent pas.
Il y a un principe élémentaire en psychologie, qui est la perspective. Changer de perspective peut sauver des vies. Parfois des gens s'interdisent ou s'en veulent de répondre comme leurs agresseurs, pour ne pas risquer de leur ressembler. Et effectivement le mieux à faire est de juste partir. Pour autant la réaction n'est pas illégitime. Le pervers-narcissique insulte, méprise, humilie, rabaisse, dénigre, retire toute validation à son "ennemi". Alors que son action ne mérite que cette réaction, tant elle est risible et infantile. Il se peut qu'on agisse de la sorte, cela ne fait pas de nous un pervers-narcissique. Pour cela il faut voir le contexte.
Le PN agit de façon prévisible et documentée, mais agir de cette façon ne fait pas de nous nécessairement un PN. On l'explique aux gens en disant qu'un homme armé entre dans votre maison et vous tue. Ou alors vous vous défendez et vous le tuez. C'est exactement le même geste, la même arme, mais pas du tout le même contexte. C'est de la légitime défense.
Mais le PN anticipe le changement de perspective sans le conceptualiser clairement. Dès lors il anticipe la réaction de légitime défense. Il organise son crime comme dans un théâtre de Kabuki. Il dit : "il y a un voyou quelque part, allons le chercher". Il trouve sa cible, l'assassine froidement, et après il dit "Ah lala quel dommage, je me sens un peu coupable quand même". Et on lui répond pour le rassurer : "Mais non, t'inquiète, c'était de la légitime défense". Et là il fait le naïf qui n'y croit pas trop. Intérieurement il lui semble avoir commit le crime parfait. Il est fier de lui. Il se sent puissant. Mais attends que Columbo arrive.
Et en particulier le PN adore lancer des effets de meute en accusant publiquement un innocent pour dans le but que la foule s'en prenne à lui, scandalisée, sur la base de principes nobles. Le pédophile traite volontiers un innocent de pédophilie, et ça marche du premier coup (comme pour Mickaël Jackson). Ce qui lui, le disculpe d'office.
Il ment effrontément et de façon tellement grossière que cela paraît impossible qu'il puisse mentir d'une telle façon, ce qui le rend crédible. Personne n'imagine qu'un fou puisse être aussi fou. Il utilise la foule en colère comme bouclier humain, et la moindre réaction de défense est interprétée comme une preuve de la véracité des accusations.
Il n'y a rien à faire contre cette folie qui a contaminé les esprits. Expliquer le contexte donne l'impression de chercher a se justifier alors qu'on a tort. Il n'y a pas moyen de dialoguer. C'est la guerre.
Le fait-même d'utiliser des principes nobles à mal-escient (ou des conventions sociales), est la définition stricte de la perversion.
Si on sait cela, on les détecte immédiatement. Les PN sont toujours les premier à brandir des principes nobles. C'est leur principal bouclier. Cette mascarade remplit leur vide intérieur. Ils peuvent même être, dans certains cas, encore plus nobles que Jésus. Sauf qu'ils mentent, et qu'ils font cela en étant contrôlés par une pulsion de survie ; dont la prosodie à moitié terrifiée est intelligemment mise à profit, comme pour se présenter comme un défenseur des faibles. Seule une oreille experte peut entendre les nuances. Beaucoup sont ceux qui ont entendu cette étrange sonorité sortir de la bouche de présidents pourtant élus.
Ils n'ont presque pas besoin de se cacher. Ils aiment se montrer le plus possible, tant que l'essence de leur folie demeure dans l'inimaginable. Ils sont exhibitionnistes par nature. Il ne manque qu'un minuscule ingrédient pour lever complètement le voile sur leur vraie nature. Et si elle est dévoilée, alors ils se lâchent sans plus aucune réserve.
Pourtant il suffit de connaître ces rudiments de la psychologie pour l'éviter et pour mettre les choses au clair. Les gens sont manipulés par des fous, utilisés, instrumentalisés. Et ces pervers-narcissiques considèrent les gens qu'ils manipulent avec mépris, comme des pions sacrifiables en se moquant d'eux. Les manipulés se retrouvent avec leur baïonnette face à leurs propres frères qui essaient de leur expliquer la situation, mais en vain. Ils doivent mourir pour le mal qu'ils subissent sans le savoir.
Dans ce cadre, la non-violence est la solution la plus économique. À aucun moment il n'est question de se compromettre dans une discussion invalidante, de répondre à des accusations absurdes, de chercher à prouver son innocence. Les pion-soldats ont fait leur choix et on ne peut que être triste pour l'enfer qu'ils vont subir alors qu'au départ ils étaient innocents. Ils se sont rendus coupables de crimes qu'on leur a fait croire qu'ils combattaient. Ils reflètent ce que font leurs marionnettistes, dans le fond.
Le pervers se présente comme harcelé, rejeté, maltraité, incompris, injustement accusé, excusant l'exacerbation de sont sentiment de persécution, comme s'il état fragile et apeuré, alors que tout cela est faux, et archi-faux. Ils font appel aux sentiments humains les plus nobles, la compassion, dont ils sont incapables, et qu'ils jalousent intérieurement, pour pouvoir les détruire.
Ils cherchent une validation factice par une victimisation abusive. Ils extorquent les sentiments humains par la ruse pour couvrir leurs crimes. Et cela ne leur suffit pas. En conséquence ils se condamnent à faire devenir vrais les tourments qu'ils prétendent subir ; et à juste titre. Ils construisent leur propre enfer.
Les soubassements de leur identité se délitent sous leurs pieds. Ils détruisent leurs propres prémisses. Et avant de disparaître ils aimeraient évidemment que ces soubassements, que sont le sentiment d'humanité, disparaisse avec eux. Pour au moins avoir une victoire. Mais en enfer on ne peut rien amener.
L'occionisme est la maladie mentale d'un empire imaginaire fondé sur une puissance imaginaire qui tente de devenir réalité, ce qui se produit effectivement, mais pas de la manière qu'ils pensent.