Par Thomas Le Bonniec
À force de slogans, le macronisme a fait de l'innovation une fin en soi à laquelle il voue un véritable culte. Inspiré par Joseph Schumpeter et théorisé par Philippe Aghion, ce modernisme néolibéral justifie dérégulation, cadeaux fiscaux et foi aveugle dans la tech. C'est toute une vision du monde qui sacralise la "destruction créatrice", quitte à en ignorer les dégâts sociaux et industriels.