
Jacques-François Bonaldi
Le jour même où plus de cinq millions de Cubains, dont plus de 500 000 à La Havane devant l'ambassade étasunienne, défilent d'un bout à l'autre de l'île à l'occasion du 1er mai, qui est ici, à la différence d'autres pays, non l'occasion de revendications syndicales des travailleurs, mais une manifestation d'appui à la Révolution et de réaffirmation anti-impérialiste face à l'ennemi biséculaire, le jour même où l'on apprend que 6 230 973 Cubains ont appuyé par leur signature la Déclaration du Gouvernement révolutionnaire : "Playa Girón, c'est maintenant et c'est pour toujours" (que j'ai reproduite dans mon dernier article), face à la politique criminelle de l'Empire, le chef en exercice de celui-ci appose une fois de plus la sienne au bas d'un nouveau décret exécutif qui ajoute de nouvelles sanctions à celles déjà adoptées dans celui du 29 janvier (entre autres, un "encerclement énergétique"), sous prétexte que Cuba constitue "une menace inhabituelle et extraordinaire" pour la sécurité nationale des Etats-Unis.
En quoi consistent ces nouvelles sanctions ? Elles visent spécifiquement les banques étrangères qui coopéreraient avec le gouvernement cubain et imposent de nouvelles restrictions migratoires.
Les Etats-Unis bloqueront, entre autres personnes, celles qui opéreraient ou auraient opéré dans les secteurs de l'énergie, des mines, de la défense ou de la sécurité de Cuba, ou auraient offert un appui matériel, financier ou technologique au gouvernement cubain ou à d'autres individus "sous sanctions".
Par ailleurs, toute personne, entreprise ou organisation financière qui opérerait ou ferait des affaires avec des entités cubaines "sous sanction", risque le gel total de ses avoirs aux Etats-Unis. Si une banque d'un pays tiers facilite une "transaction significative" destinée à une entité cubaine frappée de restrictions par l'administration étasunienne, elle risque la fermeture de ses comptes à Wall Street ou l'interdiction d'opérer en dollars. Le département du Trésor, de concert avec le département d'État, peut interdire l'ouverture de comptes en banque, imposer des restrictions ou geler des biens et intérêts. Le décret ne mentionne aucune "personne" en particulier et est d'application immédiate.
Il me semble préférable, avant de donner à lire le texte juridique quasiment inintelligible pour les béotiens de l'Executive Order du 1er mai 2026 signé par Trump, de transcrire d'abord l'explication politique qui en donne les raisons. Si le décret est difficile à comprendre de par son jargon juridique, l'explication (fact sheet) est en revanche quasiment impossible à digérer tant ce plat reste en travers de l'estomac par son accumulation de mensonges, d'outrecuidances et d'égotisme complaisant. Mais il est intéressant parfois d'entrer à rebrousse-poil dans la littérature de l'ennemi pour mieux le comprendre. Les voici tous les deux en traduction automatique Microsoft depuis l'anglais (avec quelques retouches de ma part).
Fiche d'information : Le président Donald J. Trump impose des sanctions aux fonctionnaires du régime cubain responsables de répression et de menaces à la sécurité nationale et à la politique étrangère des États-Unis
La Maison Blanche
1er mai 2026
IMPOSER DES SANCTIONS AU RÉGIME CUBAIN : Aujourd'hui, le président Donald J. Trump a signé un décret exécutif imposant de nouvelles sanctions au régime cubain, protégeant la sécurité nationale des États-Unis.
• Le décret élargit les sanctions existantes contre Cuba pour inclure de nouvelles restrictions en vertu de l'International Emergency Economic Powers Act (loi sur les pouvoirs économiques d'urgence internationale).
• Le décret impose de nouvelles sanctions aux entités, personnes ou affiliés qui soutiennent l'appareil sécuritaire du régime cubain, qui sont complices de corruption gouvernementale ou de violations graves des droits de l'homme, ou sont des agents, des fonctionnaires ou des soutiens matériels du gouvernement cubain.
• Le décret autorise également de nouvelles sanctions contre les personnes, les entités ou les institutions financières concernées qui ont mené ou facilité des transactions avec des personnes ou entités qu'il sanctionne.
CONTRER L'INFLUENCE MALFAISANTE DE CUBA : Le président s'attaque aux menaces à la sécurité nationale que pose le régime communiste cubain en prenant des mesures décisives pour contenir le régime cubain, ainsi que ceux qui le perpétuent, responsables de soutenir des acteurs hostiles, le terrorisme et l'instabilité régionale qui mettent en danger la sécurité et la politique étrangère américaines.
• Le régime cubain s'aligne sur des pays et des acteurs malfaisants hostiles aux États-Unis, allant jusqu'à faciliter leurs opérations militaires et de renseignement. Par exemple, Cuba accueille des installations étrangères adverses axées sur le ciblage et l'exploitation d'informations sensibles de sécurité nationale en provenance des États-Unis.
• Cuba entretient des liens étroits avec d'autres États importants commanditaires du terrorisme, y compris le gouvernement iranien, et offre un refuge sûr aux groupes terroristes transnationaux, dont le Hezbollah.
• Le régime persécute et torture ses opposants politiques, refuse à ses citoyens le droit de la liberté d'expression et diffuse activement l'idéologie communiste dans toute la région tout en réprimant sa population.
• Le régime corrompu de Cuba continue de stimuler la migration vers les États-Unis, avec plus de 850 000 migrants arrivés aux Etats-Unis entre 2022 et l'automne 2024.
• Cuba offre un environnement permissif pour des opérations hostiles de renseignement étranger, militaires et terroristes situées à moins de 160 km du territoire américain.
• Ces actions constituent une menace inhabituelle et extraordinaire pour la sécurité nationale et la politique étrangère des États-Unis, nécessitant une intervention immédiate pour protéger les citoyens et intérêts américains.
METTRE L'AMÉRIQUE EN PREMIER : Le président Trump a constamment affronté des régimes qui menacent la sécurité et les intérêts des États-Unis, livrant des résultats là où d'autres ont échoué à contenir ces adversaires.
• Le président Trump poursuit ses efforts depuis son premier mandat pour soutenir le peuple cubain et demander des comptes au régime.
o Lors de son premier mandat, le président Trump a mis en place une politique rigoureuse envers Cuba, annulant l'accord unilatéral de l'administration Obama qui assouplissait les restrictions sans obtenir de réformes significatives pour le peuple cubain. S'appuyant sur des décennies de preuves, la première administration du président Trump a officiellement désigné Cuba comme État commanditaire de terrorisme.
• En juin 2025, le président Trump a renforcé la pression politique des États-Unis sur Cuba par le biais d'un mémorandum présidentiel de sécurité nationale, veillant à ce que l'engagement entre les États-Unis et Cuba favorise les intérêts des États-Unis et du peuple cubain, dont la promotion des droits de l'homme, la stimulation d'un secteur privé échappant au contrôle gouvernemental et le renforcement de la sécurité nationale.
• En janvier 2026, le président Trump a signé un décret déclarant un état d'urgence national et établissant un processus de mise en place de droits douaniers sur les biens provenant de pays qui vendent ou fournissent d'une autre manière du pétrole à Cuba, protégeant ainsi la sécurité nationale et la politique étrangère des actions et des politiques malfaisantes du régime cubain.
• Le président Trump continue de démontrer son engagement à répondre directement aux menaces à la sécurité nationale en provenance de l'étranger.
o L'opération Absolute Resolve a capturé le dictateur vénézuélien et inculpé le narcoterroriste Nicolás Maduro et son épouse pour faire face à la justice américaine.
o L'opération Southern Spear a éliminé 186 narcoterroristes lors de frappes contre des navires de trafic de fentanyl, stoppant ainsi le flux mortel de drogue vers l'Amérique.
o Lors de l'opération Midnight Hammer, le président Trump a éliminé de manière décisive la capacité nucléaire de l'Iran par des frappes militaires ciblées, une intensification des sanctions et des opérations de renseignement.
o L'opération Epic Fury a accompli avec succès tous ses objectifs militaires en moins de six semaines. L'Iran ne représente plus la menace nucléaire et terroriste qu'il était, et n'a plus les ambitions nucléaires qu'il avait auparavant. Désormais, le blocus naval américain et l'opération Economic Fury ont dégradé l'économie iranienne.
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Actions présidentielles
IMPOSER DES SANCTIONS À CEUX QUI SONT RESPONSABLES DE RÉPRESSION À CUBA ET DE MENACES À LA SÉCURITÉ NATIONALE ET À LA POLITIQUE ÉTRANGÈRE DES ÉTATS-UNIS
Décrets exécutifs
1er mai 2026
Par l'autorité qui me confère en tant que Président par la Constitution et les lois des États-Unis d'Amérique, y compris la Loi sur les pouvoirs économiques d'urgence internationale (50 U.S.C. 1701 et suivants.) (IEEPA), la loi sur les urgences nationales (50 U.S.C. 1601 et suivants) (NEA), la section 212(f) de la loi sur l'immigration et la nationalité de 1952 (8 U.S.C. 1182(f)), et l'article 301 du titre 3 du Code des États-Unis, et afin de prendre d'autres mesures concernant l'état d'urgence national déclaré dans le décret exécutif 14380 du 29 janvier 2026 (Face aux menaces du gouvernement de Cuba aux États-Unis), je détermine et ordonne par la présente :
Section 1. Politique. Les politiques, pratiques et actions du gouvernement de Cuba, telles que décrites dans le décret exécutif 14380, continuent de constituer une menace inhabituelle et extraordinaire, dont l'origine est en tout ou en partie en dehors des États-Unis, pour la sécurité nationale et la politique étrangère des États-Unis. Non seulement ces politiques, pratiques et actions visent à nuire aux États-Unis, mais elles sont aussi répugnantes aux valeurs morales et politiques des sociétés libres et démocratiques.
Sec. 2. Conduite sanctionnée. (a) Tous les biens et intérêts dans les biens qui se trouvent aux États-Unis, qui par la suite retrouvent les États-Unis, ou qui sont ou passent par la suite sous la possession ou le contrôle de toute personne américaine des personnes suivantes sont bloqués et ne peuvent être transférés, payés, exportés, retirés ou autrement traités :
(i) toute personne étrangère déterminée par le Secrétaire d'État, en consultation avec le Secrétaire au Trésor ; ou par le Secrétaire au Trésor, en consultation avec le Secrétaire d'État :
(A) opérer dans ou avoir opéré dans les secteurs de l'énergie, de la défense et du matériel connexe, des métaux et des mines, des services financiers ou de la sécurité de l'économie cubaine, ou tout autre secteur de l'économie cubaine, selon que le Secrétaire au Trésor peut être déterminé, en consultation avec le Secrétaire d'État ;
(B) être possédé, contrôlé ou dirigé par, ou avoir agi ou prétendu agir pour ou au nom du Gouvernement de Cuba ou de toute personne dont les biens ou intérêts sont bloqués en vertu de cet ordre ;
(C) posséder ou contrôler, directement ou indirectement, toute personne dont les biens ou intérêts dans la propriété sont bloqués en vertu de cet arrêté ;
(D) avoir apporté une aide matérielle, un soutien matériel ou technologique, ou des biens ou services au gouvernement de Cuba ou à toute personne dont les biens ou intérêts sont bloqués en vertu de cet arrêté ;
(E) être ou avoir été un dirigeant, un fonctionnaire, un haut responsable exécutif ou un membre du conseil d'administration du gouvernement de Cuba ou d'une entité dont les biens ou intérêts sont bloqués en vertu de cet ordre ;
(F) être une subdivision politique, une agence ou un instrument du gouvernement de Cuba ;
(G) être responsable ou complice de, ou avoir directement ou indirectement participé ou tenté de s'engager dans de graves violations des droits humains à Cuba ;
(H) être responsable ou complice de, ou avoir directement ou indirectement participé ou tenté de s'engager dans la corruption liée à Cuba, y compris la corruption par, au nom de, ou autrement liée au gouvernement de Cuba, ou à un fonctionnaire actuel ou ancien à n'importe quel niveau du gouvernement cubain, comme le détournement d'actifs publics, l'expropriation de biens privés à des fins personnelles ou politiques, ou la corruption ; ou
(I) être un membre adulte de la famille d'une personne désignée conformément à cet ordre.
(b) Les interdictions du paragraphe (a) de la présente section s'appliquent sauf dans la mesure prévue par les lois, ou les règlements, ordres, directives ou licences délivrés conformément à cet ordre, et nonobstant tout contrat conclu ou toute licence ou permis accordé avant la date de cet ordre ; sauf que ce paragraphe ne s'applique pas aux activités autorisées par, et n'affecte pas la validité de toute licence délivrée en vertu de la partie 515 du chapitre 31 du Code of Federal Regulations.
(c) Sauf dans la mesure requise par l'article 203(b) de l'IEEPA (50 U.S.C. 1702(b)), ou prévu dans les règlements, ordres, directives ou licences délivrés conformément à cet ordre, et nonobstant tout contrat conclu ou toute licence ou permis accordé avant la date de cet ordre :
(i) toute transaction ou transaction par des personnes américaines ou à l'intérieur des États-Unis concernant des biens ou intérêts dans des biens bloqués en vertu de cet ordre est interdite, y compris mais sans s'y limiter à la réalisation ou la réception de toute contribution de fonds, biens ou services à ou au bénéfice de celles dont les biens ou intérêts dans les biens sont bloqués en vertu de cet ordre ;
(ii) toute transaction réalisée par une personne américaine ou à l'intérieur des États-Unis qui évite ou évite, ou a pour but d'éluder ou d'éviter, ou tente de violer, l'une des interdictions énoncées dans cette ordonnance est interdite ; et
(iii) toute conspiration formée pour violer l'une des interdictions énoncées dans cet ordre est interdite.
(d) Je détermine par la présente que le fait de dons du type spécifié à l'article 203(b)(2) de l'IEEPA (50 U.S.C. 1702(b)
(2)) par des personnes américaines à des personnes jugées assujetties au paragraphe (a) de cette section compromettrait gravement ma capacité à faire face à l'état d'urgence national déclaré dans le décret exécutif 14380, et j'interdis par la présente de tels dons.
(e) Pour les personnes jugées assujetties au paragraphe (a) de cet article qui pourraient avoir une présence constitutionnelle aux États-Unis, je constate que, en raison de la capacité de transférer instantanément des fonds ou des actifs, un avis préalable à ces personnes des mesures à prendre en vertu de cet ordre rendrait ces mesures inefficaces. Je détermine donc que, pour que ces mesures soient efficaces dans le traitement de l'état d'urgence national déclaré dans le décret exécutif 14380, il n'est nécessaire qu'il n'y ait pas d'avis préalable d'une liste ou d'une décision prise conformément au paragraphe (a) de cette section.
Sec. 3. Voyager. (a) Je considère par la présente que l'entrée sans restriction et non-immigrant aux États-Unis d'étrangers déterminés à satisfaire à un ou plusieurs des critères de l'article 2(a)(i) de cette ordonnance serait préjudiciable aux intérêts des États-Unis, et je suspends par la présente l'entrée aux États-Unis, en tant qu'immigrants ou non-immigrants, de ces personnes, sauf lorsque le Secrétaire d'État, ou le représentant du Secrétaire d'État, détermine que l'entrée de la personne est dans l'intérêt national des États-Unis. Ces personnes doivent être traitées de la même manière que celles couvertes par l'article 1 de la Proclamation 8693 du 24 juillet 2011 (Suspension d'entrée des étrangers sous réserve des interdictions de voyage du Conseil de sécurité des Nations Unies et sanctions de la Loi sur les pouvoirs économiques d'urgence internationale).
Sec. 4. Institutions financières étrangères. (a) Le Secrétaire au Trésor, en consultation avec le Secrétaire d'État, est par la présente autorisé à imposer à une institution financière étrangère une ou plusieurs des sanctions décrites au paragraphe (b) de la présente section lorsqu'il a déterminé que l'institution financière étrangère a effectué ou facilité une ou plusieurs transactions significatives pour ou au nom de toute personne dont les biens ou intérêts dans les biens sont bloqués conformément à cet ordre.
(b) En ce qui concerne toute institution financière étrangère jugée conforme aux critères énoncés au paragraphe (a) de la présente section, le Secrétaire au Trésor, en consultation avec le Secrétaire d'État, peut :
(i) interdire l'ouverture, interdire ou imposer des conditions strictes à la tenue des comptes correspondants ou des comptes payables aux États-Unis ; et
(ii) bloquer tous les biens et intérêts dans les biens qui se trouvent aux États-Unis, qui par la suite entrent aux États-Unis, ou qui sont ou sont sous le contrôle de toute personne américaine de cette institution financière étrangère, et prévoir que ces biens et intérêts dans les biens ne peuvent être transférés, payés, exportés, retirés ou autrement traités. Les interdictions décrites dans ce paragraphe incluent la contribution ou la fourniture de fonds, biens ou services par, à ou au profit de toute personne dont les biens ou intérêts dans les biens sont bloqués en vertu du présent paragraphe ; et la réception de toute contribution ou fourniture de fonds, biens ou services de la part de cette personne.
(c) Les sanctions décrites au paragraphe (b) de la présente section s'appliquent sauf dans la mesure prévue par les lois, ou par les règlements, ordres, directives ou licences pouvant être délivrés conformément à cet ordre, et nonobstant tout contrat conclu ou toute licence ou permis accordé avant la date de cet ordre ; sauf que ce paragraphe ne s'applique pas aux activités autorisées par, et n'affecte pas la validité de toute licence délivrée en vertu de la partie 515 du chapitre 31 du Code of Federal Regulations.
(d) Je détermine par la présente que le fait de faire des dons des types d'articles spécifiés à l'article 203(b)(2) de l'IEEPA (50 U.S.C. 1702(b)(2)) par, à ou au bénéfice de toute personne dont les biens ou intérêts dans les biens sont bloqués en vertu du paragraphe (b) de cette section porterait sérieusement atteinte à ma capacité à faire face à l'état d'urgence national déclaré dans le décret exécutif 14380, et j'interdis par la présente de tels dons.
Sec. 5. Délégation. Conformément à la loi applicable, le Secrétaire d'État et le Secrétaire au Trésor sont chargés et autorisés à prendre toutes les mesures nécessaires pour mettre en œuvre et exécuter ce décret - y compris par suspension temporaire ou modification de règlements, ou par des avis dans le Federal Register et par l'adoption de règles, règlements ou directives - et d'exercer tous les pouvoirs accordés au Président, y compris par l'IEEPA, si nécessaire peut être nécessaire à la mise en œuvre de cet ordre. Le chef de chaque département exécutif et agence (agence) est autorisé à prendre toutes les mesures appropriées dans le cadre de l'autorité de l'agence pour mettre en œuvre cet ordre. Le chef de chaque agence peut, conformément à la législation applicable, y compris l'article 301 du titre 3 du Code des États-Unis, redéléguer l'autorité de prendre ces mesures appropriées au sein de l'agence.
Sec. 6. Directives de signalement. Le Secrétaire au Trésor, en consultation avec le Secrétaire d'État, est par la présente autorisé et chargé de soumettre au Congrès des rapports récurrents et définitifs sur l'état d'urgence national déclaré dans le décret exécutif 14380, conformément à l'article 401 de la NEA (50 U.S.C. 1641) et à l'article 204(c) de l'IEEPA (50 U.S.C. 1703(c)).
Sec. 7. Définitions. Aux fins de cet ordre :
(a) le terme "entité" désigne une société de personnes, associations, fiducies, coentreprises, sociétés, groupes, sous-groupes ou autres organisations ;
(b) le terme "Gouvernement de Cuba" désigne le Gouvernement de Cuba, toute subdivision politique, agence ou instrument de celui-ci, y compris la Banque centrale de Cuba, et toute personne possédée, contrôlée ou agissant pour ou au nom du Gouvernement de Cuba ;
(c) le terme "personne" désigne un individu ou une entité ;
(d) le terme "personne des États-Unis" désigne tout citoyen américain, résident permanent légal, entité organisée selon les lois des États-Unis ou de toute juridiction aux États-Unis (y compris les succursales étrangères de ces entités), ou toute personne aux États-Unis ; et
(e) le terme "institution financière étrangère" désigne toute entité étrangère exerçant l'acceptation de dépôts ; accorder, transférer, détenir ou négocier des prêts ou des crédits ; l'achat ou la vente de devises étrangères, de titres, de contrats à terme ou d'options ; ou en obtenant des acheteurs et vendeurs de ces entreprises, en tant que mandataire ou agent. Elle inclut, sans s'y limiter, les institutions de dépôt ; banques ; les caisses d'épargne ; des entreprises de services monétaires ; les opérateurs de systèmes de cartes de crédit ; les sociétés de fiducie ; les compagnies d'assurance ; des courtiers et négociants en valeurs mobilières ; courtiers et courtiers en contrats à terme et options ; les marchands à terme et les devises étrangères ; les bourses de valeurs mobilières et de matières premières ; les sociétés de compensation ; les sociétés d'investissement ; les régimes d'avantages sociaux ; des marchands de métaux précieux, de pierres ou de bijoux ; et des sociétés de portefeuille, affiliées ou filiales de l'une des précédentes. Le terme n'inclut pas les institutions financières internationales identifiées dans le 22 U.S.C. 262r(c)(2), le Fonds international de développement agricole, la Banque nord-américaine de développement, ni toute autre institution financière internationale ainsi informée par l'Office of Foreign Assets Control.
Sec. 8. Provisions générales. (a) Rien dans cet ordre ne doit être interprété comme portant atteinte ou affectant autrement :
(i) l'autorité accordée par la loi à un département ou agence exécutive, ou à son chef ; ou
(ii) les fonctions du Directeur du Bureau de la gestion et du budget relatives aux propositions budgétaires, administratives ou législatives.
(b) Le présent décret doit être appliqué conformément à la loi applicable et sous réserve de la disponibilité des crédits.
(c) Ce décret n'a pas pour but de créer et ne crée aucun droit ou avantage, substantiel ou procédural, exécutoire en droit ou en équité par une partie contre les États-Unis, ses départements, agences ou entités, ses dirigeants, employés ou agents, ou toute autre personne.
(d) Les frais de publication de ce décret seront pris en charge par le Département d'État.
DONALD J. TRUMP
LA MAISON BLANCHE,
1er mai 2026.