25/04/2026 ssofidelis.substack.com  4min #312158

Kushner et Witkoff au Pakistan (?) - l'Iran ne les rencontrera pas et rejette toute négociation en l'état

(Crédit photo © The Telegraph)

Par la rédaction de  The Cradle, le 25 avril 2026

Selon des responsables à Islamabad, les espoirs d'un deuxième cycle de pourparlers entre l'Iran et les États-Unis "s'amenuisent rapidement".

Les envoyés spéciaux de la Maison Blanche, Jared Kushner et Steve Witkoff, se sont rendus à Islamabad le 25 avril pour mener de nouvelles négociations avec le ministre iranien des Affaires étrangères, Abbas Aragchi, arrivé vendredi dans la capitale pakistanaise.

Alors que les émissaires américains affirmaient leur intention "d'avoir une entrevue directe" avec les responsables iraniens, M. Araghchi a confirmé "ne pas avoir l'intention" de rencontrer les responsables américains, et qu'Islamabad agira en tant qu'intermédiaire pour "transmettre" les propositions de Téhéran.

Le célèbre journaliste pakistanais Kamran Khan a écrit sur les réseaux sociaux que les perspectives d'un deuxième cycle de pourparlers entre l'Iran et les États-Unis "s'amenuisent rapidement", citant des sources bien informées, alors que Téhéran campe sur ses positions concernant la levée du blocus naval américain de ses ports.

"L'Iran persiste à exiger des Américains la levée de leur blocus naval comme condition préalable à l'ouverture du deuxième cycle de pourparlers", a rapporté Khan.

 Kamran Khan@AajKamranKhan Informed sources are saying: Prospects for the resumption of the second round of U.S.-Iran talks in Islamabad today are rapidly fading, as Tehran is still not ready to meet the U.S. delegation, which was expected to arrive late tonight from Washington. Iran continues to insist 9:31 AM · Apr 25, 2026 · 221K Vues -- 98 Réponses · 180 Reposts · 1.01K Likes

M. Araghchi est arrivé vendredi à Islamabad et a rencontré le maréchal Asim Munir, chef de l'armée pakistanaise, qui joue un rôle central dans les efforts de médiation.

Les discussions ont porté sur le cessez-le-feu, la fin de la guerre et la restauration de la stabilité régionale, tandis que M. Araghchi a présenté la réponse de Téhéran aux propositions américaines. Il a exposé les exigences et les réserves de l'Iran concernant les conditions de Washington, tout en soulignant la position de Téhéran sur les récents développements.

Cette visite marquait la première étape d'une  tournée régionale qui mènera également le chef de la diplomatie iranienne à Oman et en Russie pour coordonner les initiatives pour mettre fin à la guerre.

Le processus de négociation intervient alors que la pression s'intensifie sur Washington pour qu'il lève son blocus du détroit d'Ormuz, une voie d'approvisionnement énergétique cruciale contrôlée par l'Iran depuis le début de la guerre d'agression américano-israélienne.

Le directeur exécutif de l'Agence internationale de l'énergie (AIE), Fatih Birol, a averti le 23 avril que le blocus a privé les marchés mondiaux d'environ 13 millions de barils par jour, qualifiant cette situation de "plus grande menace pour la sécurité énergétique de l'histoire".

S'adressant à CNBC, il a ajouté que cette perturbation résulte du "double blocus" imposé par l'Iran et les États-Unis, qui bloque une grande partie des flux mondiaux de pétrole et de GNL.

Alors que jusqu'à 20 millions de barils transitaient auparavant quotidiennement par le détroit, cette fermeture met l'approvisionnement mondial à rude épreuve, privant l'Asie du Sud-Est et l'Europe de leurs principales sources en carburant et augmentant le risque de pénuries, d'inflation, voire de rationnement.

Bien que des réserves d'urgence soient mobilisées, M. Birol a averti qu'elles ne servent qu'à "gagner du temps", soulignant qu'une perturbation prolongée pourrait imposer un retour au charbon et déclencher des bouleversements durables dans la politique énergétique mondiale.

(Crédit photo © The Telegraph)

 2048071444412666272-Source:twitter

Selon une information de dernière minute, Donald Trump aurait annulé le voyage de Flic & Floc :

"Le président Trump déclare exclusivement à  @aishahhasnie de FOX News :

"J'ai dit : 'non, vous n'allez pas au Pakistan. Nous avons toutes les cartes en main. Vous n'allez pas faire 18 heures de vol pour être assis à discuter de rien. Ils peuvent nous appeler quand ils le veulent".

La perspective extrêmement humiliante d'envoyer ses émissaires en grande pompe échanger avec eux-mêmes est très probablement le motif du revirement de Trump (s'il est confirmé).

Traduit par  Spirit of Free Speech

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