24/04/2026 french.presstv.ir  3min #312033

Les hautes autorités iraniennes rejettent catégoriquement les allégations de divisions de Trump

Les plus hautes autorités de l'Iran - les chefs des pouvoirs exécutif, législatif et judiciaire - ont conjointement répondu aux récentes allégations du président américain Donald Trump. Ils ont vigoureusement condamné ses propos sur les prétendues "divisions entre extrémistes et modérés" en Iran, les qualifiant d'injustifiables provocations.

Jeudi, le président Massoud Pezeshkian, le président du Parlement Mohammad Baqer Qalibaf, ainsi que le chef du pouvoir judiciaire Gholam-Hossein Mohseni Eje'i ont utilisé les réseaux sociaux pour adresser un message sans équivoque à Trump. Cette communication concertée visait à réaffirmer l'unité nationale et la résistance du pays.

Dans leurs interventions respectives, ils ont fermement rejeté la dichotomie introduite par le président américain entre "extrémistes" et "modérés" parmi les responsables iraniens. Ils ont souligné que tous les citoyens iraniens s'identifient avant tout comme "Iraniens" et "révolutionnaires".

"En Iran, les notions de"durs"et de"modérés"sont inexistantes. Nous nous définissons tous comme Iraniens et révolutionnaires. Forts d'une unité inébranlable entre la nation et l'État et d'une obéissance absolue au Leader de la Révolution islamique, nous ferons regretter notre agresseur", a écrit Pezeshkian sur la plateforme X.

Et d'ajouter : "Un seul Dieu, une seule nation, un seul Leader, une seule voie ; la victoire pour l'Iran, plus précieux que la vie."

Dans une démarche parallèle, le président du Parlement, M. Qalibaf, a diffusé une déclaration similaire, témoignage d'un effort coordonné pour projeter l'harmonie entre les trois piliers du pouvoir iranien.

Le chef du pouvoir judiciaire a abondé dans ce sens, employant des termes encore plus incisifs. "Le méprisable président américain devrait savoir que des étiquettes telles que"durs"et"modérés"sont des artifices sémantiques vides de sens dans le discours politique occidental. En Iran, l'ensemble des factions œuvre dans une parfaite cohésion et une allégeance totale au Leader de la Révolution islamique", a-t-il écrit.

Cette évolution survient dans la foulée de l'annonce par Trump d'une prolongation du cessez-le-feu dans la guerre contre l'Iran, une décision qu'il a justifiée en partie par le fait que "le gouvernement iranien est profondément divisé, ce qui n'est guère surprenant" selon ses propres termes.

Pour rappel, le 28 février, les États-Unis et Israël ont déclenché une guerre de grande ampleur et non provoquée contre l'Iran, entraînant le martyre du Leader de la Révolution islamique, l'Ayatollah Seyyed Ali Khamenei, et de plusieurs commandants militaires de haut rang.

En représailles, les forces armées iraniennes ont mené, durant plus de 40 jours, une campagne soutenue d'opérations au moyen de missiles et de drones visant des installations militaires américaines et israéliennes, infligeant des dommages significatifs.

Un cessez-le-feu de deux semaines a été négocié le 8 avril, suivi de pourparlers à Islamabad. L'Iran y avait présenté un plan détaillé en dix points axé sur le retrait des troupes américaines et la levée des sanctions.

Malgré 21 heures de discussions approfondies, les négociations se sont soldées par un échec, l'Iran invoquant un manque de confiance dans les engagements américains.

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