Au moins 12 universités britanniques ont fait appel à une société de sécurité privée pour surveiller les comptes de réseaux sociaux d'étudiants et d'enseignants-chercheurs, notamment ceux impliqués dans des activités pro-palestiniennes, révèle une enquête d'Al-Jazeera.
Selon ce reportage, douze universités britanniques ont payé Horus, une société dirigée par d'anciens agents du renseignement militaire, pour analyser le contenu des comptes étudiants et produire des rapports détaillés sur leurs opinions et leurs activités politiques. Ces mesures incluaient également des vérifications d'antécédents sur certaines personnes, y compris des intervenants invités à participer à des événements universitaires.
Cette initiative intervient dans un contexte de montée des manifestations étudiantes liées à la guerre dans la bande de Gaza, et les organisations de défense des droits humains considèrent la surveillance de l'activité numérique des étudiants comme une violation de la vie privée et une atteinte à la liberté d'expression.
