19/04/2026 french.presstv.ir  4min #311564

Trump n'est pas en position de s'opposer aux droits nucléaires inaliénables de l'Iran : Pezeshkian

Le président iranien dénonce les menaces américaines de s'emparer de l'uranium enrichi iranien, rappelant à son homologue américain qu'il n'est pas en mesure de priver la nation iranienne de son droit inaliénable à un programme nucléaire pacifique.

Massoud Pezeshkian a tenu ces propos dimanche 19 avril, deux jours après que Donald Trump a menacé de s'emparer de l'uranium enrichi iranien "sous une forme bien plus hostile" en l'absence d'accord.

"Le président américain déclare que l'Iran ne devrait pas exercer ses droits nucléaires, mais il ne précise pas pour quel crime ? En réalité, quelle position occupe-t-il dans le monde pour pouvoir priver une nation de ses droits légaux ?", s'est interrogé M. Pezeshkian.

"Du point de vue des principes humains, toute personne libre, quelles que soient sa religion, ses convictions, sa race ou son origine ethnique, doit jouir de ses droits inaliénables", a-t-il fait remarquer.

 Toute attaque contre l

Le chef de l'exécutif iranien a également fustigé les organisations autoproclamées de défense des droits de l'homme ainsi que les Nations Unies pour leur silence face aux frappes criminelles américano-israéliennes contre l'Iran, qui ont assassiné des scientifiques et ciblé des civils et des zones résidentielles.

Il a par ailleurs dénoncé les crimes de guerre commis par les ennemis de l'Iran, y voyant un signe de leur désespoir et de leur échec.

Soulignant l'approche de principe de l'Iran en faveur de la paix, de la stabilité et de la sécurité régionales, M. Pezeshkian a réitéré que la République islamique ne cherchait pas à propager la guerre et qu'elle n'a jamais été, et ne serait jamais, à l'origine d'un conflit.

"Nous sommes pacifistes ; ce que nous faisons relève de la légitime défense", a-t-il insisté.

Par ailleurs, le président iranien a salué le courage des forces armées iraniennes, notamment les membres de la force de volontaires iranienne Bassidj, de l'armée et du Corps des gardiens de la Révolution islamique (CGRI), qui ont résisté avec fermeté à l'agression militaire illégale américano-israélienne et qui ont donné une réponse cinglante à l'ennemi.

La performance des forces armées, malgré les pressions et les menaces, a stupéfié de nombreux analystes, a-t-il rappelé.

"Malgré ses difficultés, le pays était capable de résister aux grandes puissances. Au contraire, n'ayant pas atteint leurs objectifs, les ennemis ont attaqué les infrastructures civiles, notamment les écoles, les hôpitaux, les universités et les lieux publics, en violation flagrante du droit international."

L'agression non provoquée américano-israélienne contre l'Iran a débuté le 28 février par des frappes aériennes qui ont assassiné de hauts responsables et commandants iraniens.

Les forces armées iraniennes ont fermement riposté en lançant une centaine de frappes de missiles et de drones réussies contre des cibles américaines et israéliennes sensibles et stratégiques dans toute la région.

Le 8 avril, le Conseil suprême de sécurité nationale iranien a annoncé la conclusion d'un accord de cessez-le-feu temporaire négocié par le Pakistan, après l'acceptation par les États-Unis de la proposition iranienne en dix points.

Une délégation iranienne de haut niveau, conduite par le président du Parlement, Mohammad Baqer Qalibaf, a participé aux négociations avec la délégation américaine, menée par le vice-président J.D. Vance.

Malgré 21 heures de discussions intensives, les négociations se sont finies sans accord, en raison des "exigences excessives" des États-Unis.

 Le porte-parole du ministère iranien des Affaires étrangères a vivement critiqué l'Union européenne pour ses reproches formulés contre Téhéran au sujet des restrictions imposées à la navigation maritime dans le détroit d'Ormuz.

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