L'ambassadeur d'Iran en France, Mohammad Aminnejad, a déclaré que tout effort de paix serait soumis aux conditions de Téhéran, notamment la fin des agressions militaires américano-israéliennes contre l'Iran.
Mohammad Aminnejad a tenu ces propos lors d'un entretien avec la chaîne TF1. Il a souligné que l'Iran n'avait pas déclenché cette guerre et que Téhéran a réaffirmé avec fermeté son droit à la légitime défense, tel qu'il est inscrit à l'article 51 de la Charte des Nations unies.
L'ambassadeur d'Iran en France a insisté sur le fait que la nation et les forces armées iraniennes étaient prêtes à défendre leur intégrité territoriale contre tout agresseur étranger.
Aminnejad a par ailleurs souligné que tout dialogue visant à instaurer la stabilité ne pouvait se poursuivre tant que les menaces contre l'Iran persisteraient. Il a insisté aussi sur le fait que les efforts de paix devraient être fondés sur la base des conditions avancées par la République islamique d'Iran.
La victoire dans la guerre de 40 jours est le fruit de "l
Il a évoqué les échecs répétés des négociations passées, notamment à deux périodes précises en juin 2025 et en février 2026, durant lesquelles les discussions avaient été brutalement interrompues par des frappes militaires illégales contre l'Iran.
Mohammad Aminnejad a critiqué la malhonnêteté de Washington lors de ces tentatives diplomatiques, et a exprimé son scepticisme quant à la sincérité de la partie américaine pour des prochains tours des pourparlers.
"L'Iran n'a jamais été opposé aux négociations, mais après ces deux expériences amères, nos adversaires devront prouver leur volonté d'instaurer une paix durable", a-t-il déclaré.
Concernant la situation actuelle du détroit d'Ormuz, Aminnejad a rejeté les accusations selon lesquelles l'Iran bloquerait cette voie maritime névralgique, et a affirmé que la présence militaire américaine dans la région étaient les principales causes de cette instabilité.
L'ambassadeur d'Iran en France a souligné que l'Iran a toujours été une force stabilisatrice de la région, étant donné le long littoral iranien sur le golfe Persique comme preuve de son rôle dans la garantie de la sécurité maritime.
Aminnejad a ensuite évoqué le coût humain de la guerre, faisant état de plus de 2 000 victimes et d'environ 20 000 blessés.
Il a décrit ces pertes comme résultat d'un faux récit de la politique étrangère américaine, qu'il a critiquée comme une tentative malavisée d'"exporter la démocratie" en Iran.
En ce qui concerne la position de la France par rapport à la guerre, Mohammad Aminnejad a déclaré que de manière "compréhensible", les peuples agissent normalement selon leurs intérêts ; cependant, il a exprimé sa déception quant au soutien apporté par certains gouvernements européens aux agressions américano-israéliennes contre l'Iran.
Il a appelé la France, en tant que membre permanent du Conseil de sécurité de l'ONU, à jouer un rôle plus proactif pour s'opposer à l'agression illégitime contre l'Iran.
Aminnejad a par ailleurs souligné que l'Iran ne considère aucun pays comme son ennemi et ne représente aucune menace pour aucune nation, y compris la France.
