05/04/2026 ssofidelis.substack.com  7min #310028

 Les États-Unis mettront fin à leur guerre contre l'Iran « d'ici deux à trois semaines », selon Trump

Et Trump prône la guerre en pleine Semaine sainte

Au fait, qui a tiré sur Charlie Kirk ?

Par  Philip Giraldi, le 4 avril 2026

La semaine dernière, on a célébré ce que de nombreux chrétiens considèrent comme la Semaine sainte, avec le Jeudi saint, jour de la Cène de Jésus-Christ, le Vendredi saint, jour de deuil de la crucifixion et de la mort du Christ, le Samedi saint, jour de prière et d'offices religieux, et le dimanche de Pâques, jour de la résurrection du Christ. À Washington, comme on pouvait s'y attendre, les choses se sont déroulées différemment, à commencer par le  discours à la nation du président Donald Trump, mercredi soir, qui n'a été qu'une série de mensonges, notamment sur une prétendue embellie de l'économie américaine. Son intention était de dissiper les inquiétudes du public américain sur la guerre en cours contre l'Iran, louant la bravoure des troupes américaines qui massacrent des écoliers iraniens, avant de se lancer dans une diatribe exigeant que l'Iran capitule, faute de quoi il bombarderait le pays "pour le ramener à l'âge de pierre, d'où il n'aurait jamais dû émerger". Le samedi saint, Trump a réitéré ses menaces contre l'Iran. Il a  a averti sur  Truth Social que

"le temps est compté pour l'Iran. N'oubliez pas quand j'ai donné dix jours à l'Iran pour conclure un accord ou ouvrir le détroit d'Hormuz. Le temps presse - Il ne leur reste que 48 heures avant que l'enfer ne s'abatte sur eux. Gloire à Dieu !"

Il a concrétisé ces menaces le vendredi saint en réclamant l'approbation d'un  budget militaire pour 2027 proposé par la Maison Blanche, qui s'élèverait à 1 500 milliards de dollars, soit 500 milliards de plus qu'actuellement, sans même inclure les 200 milliards de dollars récemment requis par le Pentagone pour la guerre contre l'Iran. Il confirmait ainsi une partie de son discours de mercredi, où il affirmait que les États-Unis ne peuvent plus dépenser d'argent pour l'environnement, ni "s'occuper des crèches, de Medicaid, de Medicare, bref, de toutes ces questions individuelles". Selon lui, les États-Unis  doivent se concentrer sur leurs guerres.

"N'envoyez pas d'argent pour les crèches, car les États-Unis ne peuvent pas s'en occuper", a déclaré Trump. "Nous menons des guerres. Nous ne pouvons pas nous occuper des crèches".

Certains membres de l'auditoire ont par la suite trouvé ce commentaire surprenant, totalement dépourvu de charité chrétienne, et ce, à quelques heures de Pâques.

On retiendra également qu'au cours de cette même semaine, une projection de la dette nationale américaine en cas d'approbation de l'augmentation des dépenses militaires  estimait que, si les déficits se confirment, la dette pourrait augmenter de près de 7 000 milliards de dollars au cours de la prochaine décennie, pour atteindre 46 000 milliards de dollars, un seuil qualifié d'intenable. Sans surprise, Trump a déjà alourdi la dette de 7,8 billions de dollars lors de ses quatre premières années au pouvoir.

Un article a également révélé que Trump a  gaspillé 100 millions de dollars d'argent public lors de ses cinquante-six voyages à Mar-a-Lago, en Floride, où il a passé 110 jours à jouer au golf. S'il maintient ce rythme, il aura dépensé un demi-milliard de dollars pour jouer au golf d'ici la fin de son mandat. Il n'y a apparemment pas suffisamment d'argent pour améliorer les soins de santé des Américains, mais dépenser des sommes colossales pour jouer, en trichant de surcroît, ne pose absolument aucun problème.

Mais ce n'est pas tout. En début de semaine, le dimanche des Rameaux,  le pape Léon a qualifié la guerre contre l'Iran d'"atroce", soulignant que les États-Unis ont "les mains couvertes de sang". Cette déclaration a ouvertement contredit les propos de Trump et de ses acolytes, en particulier ceux de Pete Hegseth, secrétaire à la Guerre, qui a invoqué Dieu et Jésus tout en appelant à une intensification des hostilités. Le pape a répondu :

"Voici notre Dieu : Jésus, Roi de la Paix, qui rejette la guerre et que personne ne peut invoquer pour la justifier".

Trump, sans affiliation chrétienne connue et qui pourrait en fait être converti au judaïsme, a une conseillère spirituelle chrétienne nommée Paula White-Cain. En début de semaine, elle a "conseillé" aux chrétiens américains de  verser un dixième de leurs revenus bruts à Israël. Elle a déclaré que ce serait conforme à ce qu'elle prétend être le bon geste à adopter pour ne pas "désobéir à Dieu". Lors d'un déjeuner à la Maison Blanche, plus tard dans la semaine,  elle a également comparé Donald J. Trump à Jésus-Christ, un parallèle qui a en a choqué plus d'un au sein de la communauté chrétienne. On peut enfin noter que le Bureau de la foi de la Maison Blanche, dirigé par Paula White-Cain, a récemment  expulsé son unique membre catholique romaine, Carrie Prejean Boller, pour s'être opposée à l'inclusion du sionisme parmi les croyances reconnues et légitimées par son programme politique et ses crimes de guerre en Palestine.

Et à propos christianisme et administration Trump, Pâques a également été célébrée au Pentagone, même si certains ont jugé cet évènement plutôt étrange. L'événement, qui s'est déroulé le vendredi saint, a été présenté comme un rassemblement religieux, bien que Pete Hegseth, l'orateur principal, a donné pour consigne aux organisateurs  d'interdire toute participation des catholiques. Des panneaux signalant cette restriction avaient été placés à l'extérieur du périmètre de l'événement. Chrétien évangélique, fervent soutien d'Israël et du sionisme, et promoteur de la religiosité chrétienne au sein des forces armées, Hegseth a peut-être voulu réagir aux commentaires du pape, mais cette interdiction visant les catholiques a suscité de vives polémiques. Un e-mail envoyé au personnel de l'armée de l'air vendredi matin précisait :

"Rappel amical : il y aura un service protestant (pas de messe catholique) ce vendredi saint à la chapelle du Pentagone".

Un destinataire a répondu anonymement :

"Je suppose que c'est pour que les catholiques sachent qu'ils ne sont pas les bienvenus. C'est tellement pathétique".

Une dernière affaire à connotation religieuse a également fait surface la semaine dernière. Les avocats de Tyler Robinson, qui aurait probablement été piégé par le gouvernement pour servir de bouc émissaire dans l'assassinat de Charlie Kirk en septembre dans l'Utah, ont révélé que des experts ont démontré que le fusil de Robinson n'a pas servi à tirer le coup fatal. Cette découverte pourrait signifier que le FBI, qui s'est rendu sur les lieux avec une rapidité étonnante et a pris les choses en main, savait peut-être à l'avance ce qui allait se passer. Ils sont notamment intervenus pour empêcher un médecin d'examiner Kirk, peut-être encore en vie, après son transfert dans un hôpital voisin. Kirk avait notamment décidé de mettre fin à son soutien aux crimes commis par Israël au Moyen-Orient et s'apprêtait à faire connaître ses critiques. Curieusement, lorsque Kirk a été abattu, le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu est apparu presque immédiatement à la télévision pour déclarer que son pays était étranger à ce meurtre. Hum. Je vous recommande vivement d'écouter le  podcast [ci-dessous] d'aujourd'hui avec Larry Johnson et le juge Andrew Napolitano, qui explique en détail comment une opération de camouflage a été mise en place et comment certains soupçonnent Israël d'avoir conclu un accord avec le FBI.

Traduit par  Spirit of Free Speech

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