Le plus haut commandement d'opérations militaires iranien a mis en garde les États extrarégionaux contre toute tentative d'ingérence dans la sécurité du golfe Persique, affirmant que la République islamique d'Iran est parfaitement capable d'assurer la sécurité de la région en coopération avec les nations amies de la région.
Cet avertissement a été émis lundi par le quartier général central Khatam al-Anbiya, qui coordonne les opérations entre l'armée et le Corps des gardiens de la Révolution islamique (CGRI).
"La République islamique d'Iran domine la région du golfe Persique et les eaux territoriales d'Oman avec autorité et exerce un contrôle efficace et étendu sur le détroit d'Hormuz", a déclaré le lieutenant-colonel Ebrahim Zolfaqari, porte-parole de ce quarter général central.
"Par conséquent, compte tenu de ce niveau de domination et de capacité, il n'y a pas besoin de poser des mines dans le golfe Persique, et nous utiliserons tous les moyens nécessaires pour garantir la sécurité si le besoin s'en fait ressortir", a-t-il ajouté.
"Les forces armées iraniennes, grâce à leur supériorité face à leurs adversaires américains et sionistes et en coopération avec les pays de la région, sont capables d'assurer la sécurité du golfe Persique, et les pays extrarégionaux n'ont aucun droit d'intervenir dans ce domaine."
Pezeshkian: l'insécurité dans le détroit d
Ces déclarations interviennent après la fermeture par la République islamique d'Iran du détroit stratégique d'Hormuz aux parties adverses et à leurs alliés, en représailles à la récente agression non provoquée des États-Unis et du régime israélien contre le pays.
Elles font également suite à des informations faisant état de projets américains de déployer des troupes sur l'île iranienne de Kharg, dans le sud du pays, afin de faire pression sur l'Iran pour qu'il rouvre le détroit.
Téhéran a rejeté cette menace, affirmant même s'attendre à de tels scénarios, car "elle est certaine de pouvoir les neutraliser".
Les décisions de la République islamique d'Iran concernant le détroit d'Hormuz, ainsi que ses frappes de représailles décisives contre des cibles américaines et israéliennes sensibles et stratégiques dans toute la région, ont suscité des inquiétudes largement relayées par les médias, notamment en raison de la flambée des prix de l'essence aux États-Unis, un facteur clé dont dépend, entre autres, la longévité politique des présidents américains.
Plus tôt, le président américain Donald Trump avait annoncé avoir ordonné une suspension de cinq jours de soi-disant attaques planifiées contre les installations énergétiques iraniennes. Il avait aussi prétendu que Washington et Téhéran avaient repris les pourparlers.
Le porte-parole du ministère iranien des Affaires étrangères a rejeté les affirmations du président américain Donald Trump concernant des pourparlers avec l'Iran, déclarant que Téhéran n'avait eu aucune négociation avec Washington.
Le Corps des gardiens de la Révolution islamique a qualifié, les propos de Trump, de reculade face à la "résistance héroïque et à la fermeté" de l'Iran.
