18/03/2026 francais.rt.com  3min #308113

Municipales : à Nice, Retailleau refuse d'apporter son soutien à Estrosi, Ciotti le « remercie »

© Adnan Farzat/NurPhoto Source: Gettyimages.ru

Bruno Retailleau, président des Républicains, le 19 février 2026 [Photo d'illustration].

Évoquant une campagne "délétère", le président des Républicains a refusé ce 18 mars d'apporter son soutien au maire sortant d'Horizons à Nice, Christian Estrosi, devancé au premier tour des municipales par son ancien protégé Éric Ciotti. Une prise de position qui pourrait bien sceller la chute d'Estrosi, à la tête de la ville depuis 18 ans.

"Je remercie Bruno Retailleau de retirer son soutien à Christian Estrosi". Auprès du Figaro, le président et chef de file des députés de l'Union des droites pour la République - et ancien patron des Républicains (LR) - a salué la décision de son successeur à la tête du parti de ne pas soutenir le maire sortant de Nice, Christian Estrosi, qui avait  claqué la porte des LR en 2021.

"Nous avions un accord national avec Horizons qui comprenait notamment Nice. Maintenant, la campagne a été délétère",  a déclaré plus tôt dans la matinée Bruno Retailleau, interrogé sur le plateau de BFMTV-RMC au sujet de cet affrontement entre ces deux anciennes figures des Républicains. "C'est désormais aux Niçois, en leur âme et conscience, de faire leur choix", a ajouté l'ancien ministre de l'Intérieur, sans donner de consigne de vote.

Ce  refus de soutenir "le candidat estampillé Horizons", parti macroniste, a immédiatement  été relevé par la presse marquée à gauche, fustigeant cette décision de Bruno Retailleau "face au spectre d'une victoire de l'extrême droite". Le sénateur de Vendée est d'autant plus coupable, à leurs yeux, qu'il a enjoint les électeurs du Rassemblement national - également emmené par l'ancien Républicain Thierry Mariani - à "voter pour Rachida Dati" dans la capitale.

Pour la candidate de gauche, Estrosi a "tracé le sillon de l'extrême droite"

Dans la cinquième ville de France, Ciotti a nettement devancé Estrosi au premier tour des municipales, avec 43,4 % des suffrages contre 30,9 %. Le maire sortant, qui tient la ville depuis 2008 - et qui est également à la tête de la métropole - a sorti la carte du front républicain. "J'appelle très clairement, comme je l'ai toujours fait, à faire barrage au Rassemblement national", a-t-il lancé le 16 mars sur BFMTV.

Assurant que "la ville de Nice est en danger" face à l'imminente victoire de son ancien attaché parlementaire, il a appelé la candidate de gauche Juliette Chesnel-Le Roux (PS-PCF-écologistes), arrivée troisième avec près de 12 % des voix, à "faire preuve de responsabilité". Un appel rejeté par l'intéressée, qui a maintenu sa candidature. Accusant Estrosi d'avoir "tracé le sillon de l'extrême droite", elle l'a "solennellement" appelé à "se retirer immédiatement de la vie politique" afin que Nice "retrouve enfin un débat politique digne".

Même son de cloche du côté de la cheffe des Écologistes, Marine Tondelier, qui a mis Ciotti et Estrosi dans un même panier, estimant qu'"il vaut mieux en fait un maintien pour garantir une présence républicaine dans l'opposition".

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