Le président de l'île caribéenne, Miguel Diaz-Canel, a répliqué mardi 17 mars aux menaces de son homologue américain, Donald Trump, de s'emparer de Cuba, promettant une "résistance indestructible".
"Face au pire scénario, Cuba a une certitude : tout agresseur extérieur se heurtera à une résistance indestructible", a réagi Miguel Diaz-Canel dans un message sur X.
Le président américain a multiplié depuis des semaines les propos offensifs contre Cuba et ses dirigeants. Lundi, Donald Trump a dit "croire" qu'il "aura l'honneur de prendre Cuba", sans préciser exactement ses propos. Il a également parlé de "libérer" le pays.
"Presque tous les jours, les États-Unis menacent publiquement Cuba de renverser par la force l'ordre constitutionnel. Ils utilisent un prétexte révoltant : les dures restrictions d'une économie affaiblie qu'ils ont agressée et tenté d'isoler depuis plus de six décennies", a accusé le président cubain, en référence à l'embargo américain en vigueur depuis 1962.
Ils "annoncent des plans pour s'emparer du pays, de ses ressources, des biens, et même de l'économie, la même qu'ils cherchent à étouffer pour nous faire capituler", a poursuivi Miguel Diaz-Canel au moment où Washington exerce une pression maximale sur l'île, en empêchant toute livraison de pétrole à destination de l'île. "Ce n'est que de cette manière que l'on peut expliquer la féroce guerre économique appliquée comme châtiment collectif contre tout le peuple."
Washington prépare une nouvelle offensive pour un "changement de régime" à Cuba, moins d
Depuis son arrivée au pouvoir, Trump a adopté une politique basée sur l'intimidation et l'usage de la force économique et militaire pour imposer sa volonté à travers le monde, tout en bafouant le droit international.
Les experts alertent sur le fait que la politique agressive de Trump risquent de saper les fondements du droit international, laissant place à la coercition et à l'arrogance des grandes puissances, et créant un climat de tensions mondiales où la force prend le pas sur la diplomatie.
Pour rappel, les États-Unis ont enlevé le président vénézuélien, Nicolas Maduro, pour s'emparer ses ressources pétrolières. Washington a également brandi des menaces de s'emparer de Groenland, une région strategique et riche de ressources naturelles.
En Asie de l'Ouest a également, Trump a lancé une guerre d'agression non-provoquée, assassinant plusieurs responsables de haut gradés. La coalition a délibérément ciblé les infrastructures civiles iraniennes, notamment les écoles, les hôpitaux et les installations sportives, tuant au moins 1348 Iraniens.
