
© Compte X @SebLecornu
Sébastien Lecornu devant les agents de Bercy, le 5 février 2026
Après une séquence budgétaire intense marquée par le recours au 49-3, le Premier ministre Sébastien Lecornu exclut toute candidature à la présidentielle de 2027 et annonce un «ajustement» gouvernemental limité d'ici au 22 février, pour assurer stabilité et continuité des réformes.
Le Premier ministre français Sébastien Lecornu, âgé de 39 ans, réaffirme son désintérêt pour l'Élysée, préférant se concentrer sur l'action immédiate, tout en préparant un remaniement modéré avant les municipales de 2026.
Dans un entretien accordé à plusieurs titres de la presse quotidienne régionale, Sébastien Lecornu a détaillé ses priorités après l'adoption du budget via l'article 49-3, qu'il assume « à regret », mais qu'il juge nécessaire pour éviter un blocage.
« Je connais la valeur de la parole donnée et je ne la prends pas à la légère », a-t-il déclaré, insistant sur le fait que cette mesure marque une « rupture » et imposera davantage de concertation.
Le budget adopté, assorti de concessions aux socialistes, fixe l'objectif de déficit à 5 %, un niveau encore jugé improbable quelques mois plus tôt.
Dans un entretien accordé à notre journal et à plusieurs titres de presse régionale, le Premier ministre acte la fin du feuilleton budgétaire, règle au passage quelques comptes, et se projette dans l'avenir.
➡️ t.co pic.twitter.com/67XgKm0XL7- Vosges Matin (@VosgesMatin) February 7, 2026
Sur le plan gouvernemental, Lecornu prépare un « ajustement » plutôt qu'un remaniement majeur, prévu avant la période de réserve du 22 février. « Ce sera un ajustement, les Français comme les administrations veulent surtout de la stabilité », explique-t-il, écartant tout bouleversement.
Cette annonce intervient alors que des tensions internes émergent, notamment avec Rachida Dati, à qui il a demandé de démissionner avant la fin de la semaine pour se consacrer à sa candidature à la mairie de Paris.
Le chef du gouvernement annonce qu'« avant les municipales, un premier texte présentera 50 mesures de simplification et de clarification pour les collectivités locales ». Sébastien Lecornu avait déjà évoqué 70 mesures de ce type au début du mois de janvier.
Quand on sait qui commande, on sait à qui demander des comptes.Chaque administration doit être sous l'autorité directe d'un ministre, d'un préfet ou d'un élu local.
La situation de nos finances publiques et la nouvelle donne internationale imposent un État plus efficace,...
- Sébastien Lecornu (@SebLecornu) February 8, 2026
L'énergie figure parmi les urgences : la programmation pluriannuelle de l'énergie (PPE) sera signée par décret « en fin de semaine prochaine », avec six EPR et un renforcement des renouvelables sans moratoire. Lecornu promet aussi une stabilité des prix de l'électricité, contrairement à d'autres pays européens.
En défense, le budget des armées atteint 57 milliards d'euros, avec une mise à jour de la loi de programmation militaire dès avril. Sur l'immigration, des décrets durcissent l'aide médicale d'État, et la renégociation de l'accord de 1968 avec l'Algérie est relancée.
Quant à la présidentielle de 2027, Lecornu martèle : « Je ne suis pas candidat à l'élection présidentielle. Je l'ai dit, je le redis. » Il dénonce une « maladie bien française » consistant à penser au « job qui suit », qui nuit à l'action publique.
Ces déclarations visent à clore les spéculations et à recentrer l'exécutif sur les réformes, de la décentralisation à l'agriculture, en passant par l'IA pour les visas. Enfin, Lecornu exclut toute consigne nationale pour les municipales, mais incite les ministres à s'engager localement, confirmant sa propre candidature à Vernon.