07/02/2026 mondialisation.ca  4min #304060

Washington a pris des « sanctions de type antiterroristes » contre Francesca Albanese et des juges de la Cpi

Par  The Cradle

 Selon  Reuters, les responsables de la Maison Blanche ont eu recours à des "sanctions dignes d'une organisation terroriste" pour cibler des hauts responsables de la Cour pénale internationale (CPI) et la rapporteure spéciale des Nations unies pour les territoires palestiniens occupés, Francesca Albanese, en gelant leurs avoirs et entravant les enquêtes sur les crimes de guerre.

Selon des sources citées par l'agence de presse, Washington cherche à pénaliser la CPI pour ses enquêtes sur les crimes de guerre commis par les États-Unis et Israël.

Cette initiative visant l'ONU et la CPI intervient sur demande d'au moins deux entreprises technologiques américaines impliquées dans le génocide des Palestiniens à Gaza perpétré par Israël.

Selon Reuters, ces entreprises ont contacté la Maison Blanche après avoir reçu des courriers de Mme Albanese les accusant de contribuer à des "violations flagrantes des droits humains" commises par Israël à Gaza et en Cisjordanie occupée.

Les entreprises identifiées par Mme Albanese sont Alphabet, Amazon, Caterpillar, Chevron, Hewlett-Packard, IBM, Lockheed Martin, Microsoft et Palantir.

Les entreprises technologiques ont permis à l'armée israélienne d'utiliser des services cloud et l'intelligence artificielle (IA) pour faire fonctionner des équipements militaires, notamment pour  sélectionner les cibles à bombarder, comme les membres non-dirigeants du Hamas, leurs épouses, leurs enfants et leurs voisins vivant dans le même quartier.

En novembre 2024, la CPI  a émis des mandats d'arrêt à l'encontre du Premier ministre israélien, Benjamin Netanyahu, et de l'ancien ministre de la Défense, Yoav Gallant, pour crimes de guerre à Gaza, notamment pour avoir utilisé la famine comme arme de guerre.

En juillet, la Maison Blanche a répondu aux lettres jugées "menaçantes" de Mme Albanese en  inscrivant cette dernière et certains membres du personnel de la CPI sur la liste des sanctions du département d'État américain contre les ressortissants spécialement désignés, traditionnellement réservée aux personnes impliquées dans le terrorisme, le trafic de stupéfiants ou la prolifération des armes.

L'ONU affirme que Mme Albanese bénéficie de l'immunité diplomatique et que ces sanctions sont illégales. Elle a réclamé l'annulation de cette décision, avertissant qu'elle risque de porter atteinte au système international de protection des droits humains dans son ensemble.

Quelques mois après l'inscription de la rapporteure spéciale de l'ONU et des juges de la CPI sur la liste des sanctions, les autorités américaines ont  retiréde cette liste les responsables syriens, dont le président autoproclamé Ahmad al-Sharaa et le ministre de l'Intérieur Anas al-Khattab.

La désignation d'al-Sharaa comme terroriste a été levée, bien qu'il soit un ancien commandant d'Al-Qaïda et de l'État islamique en Irak (ISI), connu pour avoir ordonné des attentats-suicides visant des civils chiites et des groupes minoritaires, avant sa visite à la Maison Blanche en novembre dernier.

Lien vers l'article original en anglais :

 thecradle.co

Traduit par  Spirit of Free Speech

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