
par PressTV
Le gouvernement iranien a rendu publics les noms de près de 3000 personnes tuées lors des émeutes soutenues par l'étranger au début du mois de janvier afin de contrer les bilans de morts largement exagérés et diffusées par les médias occidentaux.
Dans un communiqué publié sur le site officiel de la présidence iranienne, une liste détaillée de 2986 victimes a été mise à disposition, incluant les noms complets, les noms des pères ainsi que les six derniers chiffres de leur numéro d'identification national.
Selon les informations fournies dans le communiqué, le bilan total des décès s'élève à 3117, bien que l'identité de 131 personnes reste à confirmer par l'Organisation nationale de l'état civil de la République islamique.
Le texte souligne que toutes les personnes décédées sont considérées comme des «enfants de cette terre», et il réaffirme l'engagement du président iranien Massoud Pezeshkian à protéger et à faire respecter les droits de ces individus.
En parallèle, la présidence a annoncé qu'un site web dédié serait lancé dans les deux jours suivants, permettant aux familles des défunts de contacter directement les ministères concernés pour résoudre les problèmes connexes.
La publication de cette liste intervient quatre jours après que Pezeshkian a ordonné la divulgation de l'identité des personnes décédées, dans le but de contrer les allégations des médias occidentaux qui évoquent des pertes humaines se chiffrant en dizaines de milliers liées aux récentes émeutes.
Parmi les noms mentionnés dans cette liste, un grand nombre d'individus étaient impliqués dans les émeutes des 8 et 9 janvier, que ce soit en tant qu'organisateurs, participants ou victimes. En outre, des policiers et des membres des forces de sécurité ont également été inclus, ayant été ciblés par les terroristes armés.
Un communiqué émis par le gouvernement à la fin du mois de janvier a précisé que plus de 600 des personnes décédées étaient des émeutiers et des terroristes, tandis que les autres victimes comprenaient des civils innocents et des membres des forces de l'ordre.
Les autorités iraniennes affirment que les États-Unis et Israël ont incité les émeutiers et les terroristes, leurs services de renseignement leur fournissant un soutien financier, une formation et une couverture médiatique.
Ces violences ont éclaté après plusieurs jours de manifestations pacifiques dans les bazars et sur les marchés iraniens, où les commerçants exprimaient leur mécontentement face à la dépréciation brutale du rial, la monnaie nationale iranienne, avec des répercussions sur leurs activités économiques.
source : PressTV