09/01/2026 francais.rt.com  3min #301353

 De violents raids aériens américains sur Caracas et des bases militaires vénézuéliennes

Les Français désapprouvent majoritairement l'opération de Trump au Venezuela

© Compte X @JLMelenchon

Donald Trump lors d'une déclaration officielle.

Selon un sondage exclusif Odoxa-Backbone pour Le Figaro, 63% des Français condamnent l'intervention militaire américaine du 3 janvier 2026 ayant mené à la capture de Nicolás Maduro. Près de 78% ont une mauvaise opinion de Donald Trump, perçu comme une menace pour la paix mondiale avec ses visées expansionnistes.

Les Français expriment un net rejet de l 'opération « Absolute Resolve » menée par les États-Unis au Venezuela qui a abouti à l'arrestation du président Maduro, ainsi qu'une profonde inquiétude face à l'impérialisme affiché par Donald Trump, selon une enquête Odoxa-Backbone réalisée les 7 et 8 janvier 2026 auprès de 1005 personnes.

Rejet de l'intervention et critique d'Emmanuel Macron

Près de sept Français sur dix (67 %) estiment qu'Emmanuel Macron n'a pas été « à la hauteur des événements », critiquant son absence initiale de condamnation ferme du non-respect du droit international. Le sondage révèle que 77 % jugent l'opération « choquante » car elle « bafoue le droit international », et 76 % y voient une manœuvre pour déstabiliser le pays et contrôler ses réserves pétrolières, les plus importantes au monde, plutôt qu'une lutte contre le narcoterrorisme comme le prétend Washington.

Ce désaveu transcende les clivages politiques : 81 % des sympathisants de La France insoumise (LFI),  le parti de Jean-Luc Mélenchon, soutiennent le chef d'Etat vénézuélien arrêté et proposent même de sortir de l'Otan, 76 % du Parti socialiste (PS) et 80% des Écologistes désapprouvent, tout comme 70 % des électeurs de Renaissance. À droite, les Républicains (LR) et le Rassemblement national (RN) sont plus partagés, mais une majorité au RN (60 %) privilégie l'hypothèse économique.

Les inquiétudes s'étendent aux ambitions de Trump, avec 71 % craignant des conséquences dangereuses pour la paix dans le monde, dans un contexte de menaces sur le Groenland ou la Bolivie.

Du côté diplomatique, le ministre délégué Nicolas Forissier a réaffirmé le soutien français à une « transition démocratique » autour d'Edmundo González Urrutia, élu avec 70 % des voix selon Paris, et maintenu les sanctions contre 69 personnalités vénézuéliennes.

 #Venezuela La France a été claire : le respect du droit international et du droit des peuples à disposer d'eux-mêmes est une priorité absolue.

Le peuple vénézuélien doit pouvoir décider librement de son avenir. Et la France se tient prête à accompagner cette transition !  pic.twitter.com/MblMF6Oa4w

- Nicolas Forissier (@N_Forissier)  January 7, 2026

Le Premier ministre Sébastien Lecornu a qualifié l'opération d'« illégale », appelant à une union autour de la Charte des Nations unies. L'ONU et l'UE, par la voix de Kaja Kallas, ont exprimé des inquiétudes pour la souveraineté du pays, avertissant d'un « dangereux précédent ».

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