09/01/2026 reseauinternational.net  3min #301336

 De violents raids aériens américains sur Caracas et des bases militaires vénézuéliennes

Secrétaire d'État Us : Les États-Unis ont le droit d'intervenir militairement où bon leur semble et pas seulement au Groenland

par Al-Manar

Suite aux menaces du président américain Donald Trump d'utiliser la force militaire pour s'emparer du Groenland, le secrétaire d'État Marco Rubio a élargi le champ de cette rhétorique, affirmant que les présidents américains «conservent toujours la possibilité» d'une intervention militaire partout dans le monde s'ils la jugent nécessaire pour la sécurité nationale.

Les propos de Rubio ont été tenus lors d'une conférence de presse suivant un exposé qu'il avait présenté, avec le secrétaire à la Défense Pete Hegseth, au Congrès le week-end précédent concernant l'opération américaine illégale visant à renverser le président vénézuélien Nicolás Maduro.

Tout en tentant d'éluder les questions relatives au Groenland, Rubio a réaffirmé la position de la Maison-Blanche, qui qualifie l'annexion de l'île de «priorité de sécurité nationale», et n'a pas exclu le recours à l'armée américaine pour y parvenir, malgré la vague de condamnations internationales et une réunion des dirigeants européens pour discuter d'une éventuelle riposte.

Interrogé sur l'éventualité d'une intervention militaire, Rubio a déclaré : «Je ne parle pas du Danemark ni d'une intervention militaire... Je les rencontrerai la semaine prochaine», avant de préciser plus tard :

«Le président - quel qu'il soit - conserve toujours cette possibilité... Je ne parle pas du Groenland, je parle à l'échelle mondiale. Si le président identifie une menace pour la sécurité nationale des États-Unis, il a la possibilité d'y répondre militairement».

Rubio a ajouté que la diplomatie restait l'option privilégiée, «mais qu'elle avait échoué» au Venezuela, justifiant l'opération menée contre ce pays par des menaces liées au trafic de drogue, une justification rejetée par les experts en droit international.

La Charte des Nations unies, signée par les États-Unis, stipule que le recours à la force n'est autorisé qu'en cas de légitime défense face à une attaque imminente ou sur mandat du Conseil de sécurité.

Les experts affirment que les justifications de Washington ne s'appliquent ni au Venezuela ni au Groenland, qui ne représente aucune «menace imminente», malgré les allégations inexactes de Trump concernant la présence de navires russes et chinois dans ses environs.

Des experts ont également souligné que la menace d'utiliser la force est en elle-même interdite par l'article (2/4) de la Charte.

Le spécialiste du droit international Edmerverson Santos a écrit que «le droit international ne reconnaît pas la souveraineté acquise par la force illégitime» et que des menaces sérieuses, associées à des pressions politiques ou militaires, pourraient relever de cette interdiction.

Depuis l'attaque US contre le Venezuela, l'administration Trump a brandi la menace de recourir à la force contre d'autres pays, dans ce que le président a décrit comme une résurgence de la «doctrine Monroe» sous une forme coloniale moderne.

Des menaces ont été proférées contre le Mexique et la Colombie, tandis que Rubio a laissé entendre qu'il pourrait y avoir des inquiétudes concernant Cuba.

André Nolkamber, professeur de droit international à l'Université d'Amsterdam, a averti que la complaisance de l'Europe a encouragé cette escalade, arguant que «la normalisation de l'intervention comme instrument de la politique américaine» sera mesurée par les réactions des autres pays - y compris l'Europe - non seulement en Amérique latine, mais aussi envers le Mexique, la Colombie, Cuba et même le Groenland.

source :  Al-Manar

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