06/01/2026 ssofidelis.substack.com  4min #301047

Le ministre israélien de la Sécurité nationale réclame l'exécution de Marwan Barghouti

(Crédit photo © Ilia Yefimovich/Picture Alliance via getty images)

Par la rédaction de  The Cradle, le 5 janvier 2026

Ces propos incendiaires interviennent alors qu'Israël s'apprête à approuver la peine de mort pour les Palestiniens reconnus coupables de "terrorisme".

Le ministre israélien de la Sécurité nationale, Itamar Ben Gvir, a publiquement appelé à l'exécution du leader palestinien emprisonné Marwan Barghouti lors d'une réunion de son parti Otzma Yehudit à la Knesset, a rapporté l'agence de presse israélienne  JNS le 5 janvier.

Intervenant au cours de la réunion, M. Ben Gvir a déclaré que M. Barghouti "doit être éliminé" et s'est prononcé en faveur de la peine capitale, arguant qu'Israël doit "s'inspirer des États-Unis", en particulier "en matière de peine de mort pour les terroristes".

Il a réitéré ses accusations selon lesquelles M. Barghouti est "un meurtrier" et "un terroriste" pour justifier son appel à l'exécution.

Ces remarques font suite à une pétition appelant à la libération de Barghouti. Au cours de la même discussion, Ben Gvir a commenté ses conditions de détention, affirmant que Barghouti connaît "des conditions pires que celles du président du Venezuela".

(Crédit photo © Ilia Yefimovich/Picture Alliance via getty images)

Cette déclaration intervient dans le cadre de la reprise du débat sur la libération potentielle de Barghouti, déclenchée par une lettre diffusée par l'ancien diplomate israélien Alon Liel.

La lettre invite les universitaires à soutenir un appel adressé au président américain Donald Trump, arguant que la libération de Barghouti pourrait relancer les "efforts de paix", le décrivant comme "le leader palestinien le plus éminent de notre génération".

Le 10 novembre, un projet de loi de la Knesset autorisant la  peine de mort pour les prisonniers palestiniens condamnés pour "terrorisme" a été adopté en première lecture, après que le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu se soit publiquement prononcé en faveur de cette législation.

Barghouti, 66 ans, est emprisonné depuis 2002 et purge cinq peines à perpétuité plus 40 ans. Il est un leader de premier plan de la deuxième Intifada, en tant que secrétaire général du Fatah en Cisjordanie occupée et figure de proue de sa branche armée, le Tanzim.

Les responsables israéliens ont reconnu que sa libération potentielle représente une menace politique, JNS citant un sondage réalisé en octobre par le Centre palestinien pour la recherche politique et les sondages, qui montre que Barghouti remporterait une victoire décisive en cas de vote pour la direction du mouvement.

Le président de l'Autorité palestinienne (AP), Mahmoud Abbas, a déclaré le 23 décembre que la libération de Barghouti "a toujours été" une priorité personnelle et politique absolue.

Les autorités israéliennes ont  à plusieurs reprises bloqué la libération de Barghouti, affirmant qu'elle entraînerait une recrudescence de la violence, bien que son nom revienne régulièrement dans les discussions sur les échanges de prisonniers.

Plus de 200 artistes et personnalités occidentales se sont joints à une campagne mondiale exigeant la libération de Barghouti, exprimant leur inquiétude quant à son emprisonnement prolongé, aux mauvais traitements subis et à la négation de ses droits légaux après 23 ans passés dans les prisons israéliennes.

Malgré la pression internationale croissante, les responsables israéliens ont déclaré que M. Barghouti sera exclu de tout échange de prisonniers, estimant que sa libération constitue une menace politique plutôt qu'un enjeu sécuritaire.

Traduit par  Spirit of Free Speech

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