24/08/2026 reseauinternational.net  31min #324335

 La Turquie, l'Arabie saoudite et le Pakistan concluent un accord de défense dans un contexte de recul de la puissance américaine

L'accord de la Mecque entre Arabie saoudite, Pakistan et Turquie

Une révolution stratégique pour le Moyen-Orient

par Morad El Hattab

1. Un accord historique de défense collective

C'est un nouvel accord historique qui vient d'être conclu entre l'Arabie saoudite, le Pakistan et la Turquie, à l'occasion du récent sommet de La Mecque pour la défense commune.

Sur invitation officielle du Roi d'Arabie saoudite Salmane ben Abdelaziz Al Saoud, Serviteur des Deux Saintes Mosquées, le Président de la République de Turquie, Recep Tayyip Erdogan, et le premier ministre de la République islamique du Pakistan, Muhammad Shehbaz Sharif, ont effectué une visite cruciale au Royaume d'Arabie saoudite le 7 août 2026. A l'ordre du jour, un réexamen des relations historiques de longue date entre le Royaume d'Arabie saoudite, la République de Turquie et la République islamique du Pakistan, ainsi qu'un échange de vues sur de multiples questions d'intérêt mutuel. La réunion s'est conclue par la signature d'un accord de défense commune, dont les termes diplomatiques impliquent un engagement des trois pays à renforcer leur sécurité collective et à promouvoir la paix, la sécurité et la stabilité dans la région et dans le monde entier, afin de garantir un avenir sûr et prospère.

L'objectif revendiqué de cet accord est de renforcer la défense collective contre toute agression : l'accord stipule explicitement que toute attaque armée contre l'un des trois pays sera considérée comme une attaque contre les trois pays. De fait, c'est une alliance défensive, au moins dans ses termes. Il inclut en outre l'élargissement et le renforcement de la coopération des trois pays en matière de Défense dans potentiellement tous les domaines (coordination militaire, Renseignement, technologies de défense). 1

2. Un message à la fois diplomatique et religieux : une nouvelle union islamique moderne

Le lieu de la signature de cet accord est aussi symbolique : à La Mecque la vénérée, La Mecque la Noble, au palais d'Al-Safa, près de la Mosquée sacrée, devant la Kaaba. Son nom aussi, "Accord de La Mecque pour la défense commune", qui lui confère une dimension symbolique profonde : c'est l'affirmation d'une nouvelle organisation de la sécurité et de la stabilité régionale selon une responsabilité commune, actant la nécessité d'un front musulman uni.

Le sens de cet accord est donc à la fois diplomatique et religieux. C'est un message diplomatique nouveau, envoyé aux puissants intérêts qui divisent le monde musulman depuis trop longtemps. Ce message est bien compris, et ces sombres intérêts ont de quoi rendre nerveux. Raison pour laquelle l'interprétation à retenir de cet accord est l'objet d'une lutte d'influence sous nos yeux pour en pervertir le sens. Une lutte d'influence qui ne peut être comprise que par les initiés des affaires stratégiques.

En effet, cet accord tripartite est une étape stratégique d'une importance cruciale, qui change le contexte géopolitique et psychologique régional au Moyen-Orient. Nous assistons cependant à un duel de tendances, dans l'interprétation qu'il convient d'en être tirée.

3. Du sang froid nécessaire pour comprendre une évolution progressive

L'enjeu de cet accord est à comprendre dans une continuité évolutive nouvelle mais encore fragile : cet accord a vocation à être le point de départ d'une alliance défensive islamique plus large, fondée sur la protection de la souveraineté des États, la sauvegarde de leur sécurité et l'instauration d'une dissuasion nucléaire. De fait, c'est un retour au bon sens et à la logique diplomatique, synchronisant posément les intérêts des différents États pour rendre les ententes stables dans le temps, ce qui correspond à un retour à l'essence du véritable Droit International.

De prime abord, cet accord de défense met en commun les moyens de l'Arabie saoudite, du Pakistan et de la Turquie. La réunion d'une puissance nucléaire (le Pakistan), des économies les plus importantes du Moyen-Orient, et des armées parmi les plus puissantes du monde. C'est la concentration d'une influence politique, diplomatique, commerciale et logistique considérable. 2

Mais il faut garder à l'esprit que ces trois pays ont en commun tout un passé de déstabilisations multiples et d'intrigues extérieures, qui ont eu pour but de les maintenir dans un certain schéma géopolitique et psychologique de soumission, à l'exclusion de tout autre.

La Turquie a durant des années été l'otage d'une volonté extérieure de déstabilisation de toute l'Asie centrale jusqu'en Chine, héritage de l'ancien "Grand jeu" britannique dans l'"Arc des crises" 3. Si l'on inclut l'Histoire passée de l'Empire ottoman dont elle est l'héritière, c'est au moins depuis la guerre de Crimée (1856) qu'elle a été ciblée : par un subtil mélange d'endettement, de crises, de terrorisme et de guerres : les mêmes méthodes d'assassinats financiers qui engendrent tous les maux de la Terre.

Le Pakistan a aussi été ciblé, dès son indépendance moderne (1947), par de multiples intrigues extérieures, dont il s'est progressivement libéré à partir de 2015, à l'aide notamment d'une influence chinoise préoccupée elle aussi par la situation en Asie centrale et par sa vulnérabilité énergétique. 4

Quant à l'Arabie saoudite, elle fut l'otage d'une certaine géopolitique pétrolière anglo-américaine (qui fut dénoncée par la France dès 1930 5), caractérisée par le pétrodollar à partir des chocs pétroliers (1973), tout en subissant en Occident un blâme abusif et mensonger contre "les Arabes". Nous avions déjà narré l'importance d'une nouvelle vision d'avenir porté par Son Altesse le Prince héritier Mohammed ben Salmane, lequel a pu conduire un mouvement hardi vers ce que nous avons appelé en 2022 la "libération financière" du royaume. 6

De fait, nous assistons donc à la difficile émancipation de trois pays cruciaux, et en réalité, de tout le Moyen-Orient, en attendant le ralliement de l'Égypte qui devrait suivre : c'est tout le Moyen-Orient qui peut aujourd'hui s'émanciper de décennies de dépendance de soumission envers les intérêts anglo-américano-israéliens... 7

4. Rétablissement de la véritable Diplomatie sous l'égide de la Russie et de la Chine

Cette difficile émancipation n'aurait pu être possible sans un nouveau contexte "BRICS", celui qu'avait anticipé le général de Gaulle depuis la France dès les années 1960 : l'influence chinoise, spécialement derrière le Pakistan et l'Arabie saoudite, et l'influence russe à partir de son héroïque intervention en Syrie (septembre 2015). Ceci, tandis que la situation de la Turquie, réputée fidèle et docile envers l'OTAN, illustrait sa situation d'otage en réalité : elle subissait de lourdes déstabilisations financières depuis 2013, et même une tentative de coup d'État contre le président Erdogan à l'été 2016 (mis en échec grâce à la Russie et à l'Iran). Rien qu'à l'aune de ces éléments, nous pouvons comprendre le duel de tendances qui perdure aujourd'hui pour analyser ce nouvel accord de la Mecque.

Mais c'est avant tout une double leçon géopolitique intemporelle qui nous est rappelée aujourd'hui par la Fédération de Russie et par la Chine, conjointement.

Premièrement, toute situation de puissance géopolitique rend nécessaire la prévention des conflits, que cela soit de la part d'une puissance locale, régionale ou même mondiale, potentiellement hégémonique. Ni la Chine, ni la Russie, ne peuvent ainsi tolérer une Asie centrale et un Moyen-Orient tourmentés par des intérêts malveillants, sans en subir les conséquences tôt ou tard.

Deuxièmement, c'est avant tout le sort des armes qui commande la Diplomatie, et non l'inverse. L'idéologie et l'hypocrisie s'effacent devant les armes soutenant le Droit international, dans ce qu'il peut avoir de légitime : la synchronisation durable des intérêts en présence. Cette légitimité est portée aujourd'hui par la Russie et la Chine, au soutien de leurs alliés, rétablissant le Droit international et la légitimité diplomatique, et rendant un nouveau futur possible pour le Moyen-Orient.

Ce "sort des armes" est le résultat de plusieurs situations de guerres locales. Plusieurs théâtres d'opérations qui sont en réalité connectés entre eux, et dont l'ensemble a rendu possible l'émergence de ce nouveau Moyen-Orient sous nos yeux : Ukraine, Yémen, Gaza, Liban, et dernièrement, Inde/Pakistan, et Iran. Six théâtres d'opérations qui ont eu pour effet de vider et d'épuiser l'intégralité du Complexe militaro-industriel occidental (CMI, anglo-américano-israélien avant tout). Les vulnérabilités stratégiques américaines en matière de Défense, devenue évidente depuis 2018 aux États-Unis 8, ont abouti sur une situation inextricable en 2026, par suite de la docilité des États-Unis envers le bellicisme d'Israël. Après son appui croissant mais subtil envers ses partenaires derrière chacun de ces théâtres d'opérations depuis 2015, la Chine n'a eu qu'à porter le coup de grâce : en coupant certaines exportations stratégiques nécessaires aux armements modernes occidentaux. Alors, la Diplomatie reprend progressivement ses droits, et cette nouvelle alliance entre Arabie saoudite, Pakistan et Turquie (en attendant l'Égypte), en est la conséquence au niveau du Moyen-Orient.

C'est alors, sous nos yeux, la vénérable et ancienne Diplomatie et le véritable Droit international qui reprennent progressivement leurs droits, au contraire d'un viol hypocrite de plus en plus évident du Droit international depuis des années, par les Anglo-Américano-Israéliens (emmenant à leur remorque leurs alliés européens dociles). L'Histoire retiendra que la résistance héroïque de Gaza aura permis la mise en évidence finale de cette hypocrisie intenable, et la résistance victorieuse irano-sino-russe aura été le mur sur lequel l'impérialisme anglo-américano-israélien se sera brisé.

5. Conséquences au Moyen-Orient et prises de conscience : éviter les pièges anciens de la division

Alors, ce nouveau sort des armes et cet étranglement du CMI occidental, crée un nouveau contexte géopolitique qui rend d'autres évolutions progressives possibles.

Nous avions déjà énoncé à plusieurs reprises l'importance d'un premier "triangle stratégique" Russie-Chine-Iran 9, rendant possible un second triangle stratégique (ou plutôt un "carré") : entre, avant tout, le Pakistan et l'Arabie saoudite, qui allaient être rejoint tôt ou tard par l'Égypte et la Turquie. La seule question était de savoir à quel moment ces deux derniers pays auraient le courage de s'émanciper, malgré les énormes pressions qu'ils subissent.

Ce sujet dépasse l'entendement de nombreux esprits faibles, non-initiés à la marche réelle des affaires diplomatiques occultes. Nous voyons sous nos yeux l'évolution d'un rapport de force sur plusieurs années après des décennies d'abus multiples. Toute hystérisation binaire dans la lecture de ces rapports de force est à proscrire : la patience et le sang-froid sont les maîtres mots, pour ne pas tomber dans les pièges idéologiques visant à opposer sans cesse les pays les uns aux autres. Car c'est la volonté des puissances étrangères malveillantes qui régnaient depuis des décennies, en divisant sans cesse pour mieux régner.

Avant tout, les prises de conscience s'accumulent à mesure que le fanatisme devient incontestable : une fuite en avant belliciste et malveillante extrême contre la région toute entière. Il est évident que l'adjonction soudaine de la Turquie est une conséquence des récentes déclarations bellicistes israéliennes, dévoilant à qui en doutaient encore une intention de détruire l'intégralité du Moyen-Orient, Turquie comprise.

À plusieurs reprises avant sa récente conférence organisée par le ministère des Affaires de la Diaspora sur la lutte contre l'antisémitisme (26-27 janvier 2026), le premier ministre israélien Benyamin Netanyahou a avoué son absence de bonne foi dans les négociations autour de la question de Gaza. Steve Pieczenik, grand serviteur de l'État américain, avait déjà révélé que c'est dès 1988 que cette volonté israélienne fut attestée 10, ayant conduit Israël à cibler toute espèce de nationalismes palestinien lettré et intelligent. L'hubris de Netanyahou n'en est qu'une continuité radicalisée et dangereuse pour le monde entier 11, propulsée par des idéologies messianistes suprémacistes intenables 12. Il est attesté que ce sont ces idéologies qui ont poussé les États-Unis au pire contre "les Arabes", au même titre que contre l'Iran 13. Une stratégie d'influence belliciste abusive pour détourner l'Armée américaine contre le Moyen-Orient tout entier.

Dans cette opposition collective à Netanyahou, l'Arabie saoudite a eu un rôle crucial, malgré un risque énorme pour elle : en s'opposant de plus en plus ouvertement à toute normalisation avec Israël, le Prince Turki Al-Faisal (Ex-chef des Services de Renseignement saoudiens, ancien ambassadeur aux États-Unis et au Royaume-Uni) ayant eu des mots acerbes contre Benjamin Netanyahou à cet égard 14. Une position saoudienne constante malgré les pressions énormes subies par le Royaume. La raison motrice ? Un autre émissaire saoudien là évoquée en janvier 2024, le Ministre des Affaires étrangères Abduljabar Abu Ras : le "besoin de stabilité" pour la région, et cette "stabilité ne viendra qu'à travers la résolution du problème palestinien [So, yes, because we need stability, and stability will only come through resolving the Palestinian issue]" 15. C'est en effet la base de la géopolitique de la Diplomatie, que de prévenir collectivement les conflits : chaque conflit qui s'éternise à des conséquences dans toute une région, et la Diplomatie comme le Droit international ont été créés pour trouver des solutions à ces conflits. Pas pour les faire durer sans fin, pour légitimer l'hubris des pires dirigeants menaçant tous leurs voisins.

En ce sens, lors de la conférence organisée par le ministère des Affaires de la Diaspora sur la lutte contre l'antisémitisme (26-27 janvier 2026), Benjamin Netanyahou a commis l'erreur habituelle des dirigeants sociopathes appuyés sur une base de parti aussi décadente et fanatique que lui. C'est une erreur, mais c'est inévitable de devoir avouer tôt ou tard leurs méfaits, mensonges et intentions à leurs partisans qui les soutiennent en ce sens, pour mobiliser les forces d'Israël (et des États-Unis) pour atteindre leurs buts. C'est à chacun d'être intelligent pour la comprendre.

Netanyahou a déclaré textuellement : "Nous sommes en train de bloquer l'axe chiite. La prochaine étape sera l'axe sunnite radical". "Nous arrêtons l'axe chiite et nous nous défendrons également contre l'axe sunnite. Notre objectif est de combattre, combattre, combattre et gagner, gagner, gagner, gagner".

L'"Axe chiite" auquel il fait référence, c'est l'Iran, l'Irak, la Syrie, le Liban et le Yémen.

L'"Axe sunnite", c'est l'Arabie saoudite, l'Égypte et la Libye jusqu'au reste du Maghreb (principalement l'Algérie).

Les États du Moyen-Orient doivent être conscients de la vérité derrière cette déclaration de Netanyahou : c'est une logique d'agression perpétuelle contre le reste du monde, c'est le problème fondamental du judaïsme depuis l'Antiquité... Que cela soit contre les voisins d'Israël, et contre l'Occident chrétien. Les Occidentaux qui ne comprennent plus assez cette puissante subversion (après deux guerres mondiales qui les a saignés à blanc...), auraient bien tort de penser qu'il ne s'agit là que d'un problème "musulman", qui ne concernerait que le monde musulman : la volonté fanatique de faire s'entre-tuer l'Occident ("Edom") et le monde musulman ("Ishmael") l'un contre l'autre. 16

Et après la potentielle, mutuelle éradication des mondes musulman et chrétien (le fantasme avoué des rabbins fanatiques), l'Asie serait à son tour visée par la même logique ? Ce serait le "sens de l'Histoire", pour parler comme un subversif : la véritable expertise occidentale lucide avait déjà remarqué comme la Chine avait été imperméable, historiquement, à cette subversion exploiteuse 17. Raison pour laquelle elle eut à subir elle aussi sa version sanglante : les Guerres de l'opium, la Seconde Guerre mondiale et une puissante Subversion internationaliste multiforme, jusqu'à parvenir à retrouver sa puissance aujourd'hui. Raison aussi de son implication croissante en Asie centrale et jusqu'au Moyen-Orient aujourd'hui, spécialement derrière l'Arabie saoudite, le Pakistan et l'Iran...

C'est une intention de destruction du Moyen-Orient tout entier qui était avouée ici, afin de favoriser un "Grand Israël" élargi, grâce au bras armé américain. Joe Kent, ancien membre des Forces Spéciales américaines devenu Directeur du Centre national de lutte contre le terrorisme des États-Unis, démissionnaire par suite de cet activisme israélien détournant l'Armée américaine, l'a confirmé à moult reprises : "Le plan d'Israël depuis toujours a été le chaos et de nous faire adhérer à ce chaos. Surtout tant que c'est nous qui payons pour ça, nous qui nous battons pour ça, nous qui saignons pour ça". 18

L'éminent et courageux journaliste américain Glenn Greenwald (sorti du judaïsme et nouvellement persécuté pour dire la vérité) a lui aussi révélé le détournement massif de Washington, confirmant que toute la politique étrangère de l'Administration Trump a été détournée secrètement pour le bénéfice exclusif d'Israël, révélant aussi la manipulation intentionnelle des routes mondiales du pétrole par Marc Rubio (secrétaire d'État de Donald Trump). Ce dont Cenk Uygur (commentateur politique turco-américain) livre une analyse bien dérangeante : un véritable complot sioniste visant à utiliser intentionnellement la guerre d'Iran pour bloquer le détroit d'Ormuz et canaliser le pétrole brut saoudien vers des oléoducs israéliens, afin de placer Israël en situation de monopole énergétique régional 19. Une vision tout à fait crédible pour les initiés qui prendrait la suite de la guerre de Syrie (spoliation du pétrole du Golan) et de la "folle géopolitique israélienne d'Eastmed" : remplacer à la fois la Russie (grâce à la guerre d'Ukraine ayant permis de la séparer de l'Europe), l'Iran et le Qatar comme fournisseur hydrocarbures à l'Europe, volés tant à Gaza, qu'à la Syrie et au Liban au passage, voire à l'Irak si l'Iran ne s'était pas interposé... 20

Cette destruction totale et prédatrice du Moyen-Orient, c'était déjà ce qu'avait interrompu la Russie en 2015, prenant le relais de la France (progressivement "retournée" depuis 2007), avec l'appui de l'Iran et du Hezbollah : quand le scénario des soi-disant "Printemps Arabes" et du soi-disant "État islamique" (dénoncé par Steve Pieczenik et le général Wesley Clark entre autres...) était initialement conçu pour démolir tous les pays musulmans de la région, Iran et Arabie saoudite compris. 21

En tout cas, la nouveauté de cet accord de la Mecque, c'est que le monde musulman semble nouvellement décidé à prendre ses responsabilités diplomatiques, indépendamment de l'Occident lourdement subverti d'aujourd'hui. Or depuis cette conférence de janvier, des déclarations bellicistes israéliennes se sont multipliées contre la Turquie. C'est sans aucun doute la raison de message diplomatique envoyé par la Turquie à l'occasion de ce ralliement, de fait, de la Turquie aux BRICS : rejoignant la récente alliance bipartite Pakistan-Arabie saoudite, sous égide chinoise...

6. Un nouveau Moyen-Orient collectif, sans les pesantes influences qui voulaient sa division

Dès lors, tout point de vue tendant à considérer que ce nouveau pacte tripartite serait soi-disant "dirigé contre l'Iran", ne correspond qu'à une ancienne logique de division extérieure, qui vole en éclats sous nos yeux. Elle ne conduirait qu'à réalimenter la fallacieuse logique d'équilibre des forces "à la Kissinger" : un vandalisme diplomatique consistant à diviser sans fin les États les uns contre les autres, pour rendre le Moyen-Orient tout entier impotent, et même l'Eurasie toute entière. À l'ancienne guerre Iran-Irak (1980-1988) correspondrait (selon cette logique dépassée), une nouvelle guerre générale Iran-Arabie-Turquie-Pakistan-Inde dans un futur proche, tel que la souhaiteraient ces mêmes intérêts subversifs et anti-spirituels. Or, ce narratif belliciste ne correspondrait qu'à l'ancienne logique de division artificielle du Moyen-Orient, il est aujourd'hui caduc.

Ce qui se dessine au contraire, c'est donc un nouveau Moyen-Orient, sans la pesante influence américano-israélienne, donc sans le pétrodollar, suite aux différents épisodes récents de guerres israélo-américaines contre l'Iran. Au lieu de cette vision fallacieuse d'une nouvelle opposition, soi-disant tripartite contre l'Iran, c'est bien plus un soutien de la Chine au Pakistan et à l'Arabie saoudite d'une part, et une prise de conscience turque nouvelle d'autre part, contre une menace la visant nommément. Alors qu'auparavant, la Turquie comme le Pakistan étaient les deux pays pivots et "otages", utilisés pour semer le pire terrorisme dans toute l'Asie centrale contre la Russie et la Chine... C'est un renversement de l'Eurasie toute entière dans un sens plus vertueux, et les intérêts malveillants ayant sans cesse prospéré en semant les guerres et les troubles ont de quoi en être apeurés, car cela signifie la fin de leur pouvoir illégitime.

Ne s'y trompant pas, au sujet de ce nouveau pacte tripartite, l'Israélien Avi Dichter (Ministre israélien de l'Agriculture, ancien chef du Shin Bet), évoque en effet "une alliance très problématique pour Israël", que l'Égypte rejoindra bientôt, et qui constitue une nouvelle menace après "une alliance Iran-Irak-Syrie-Liban que nous avons brisée" :

"Pakistan, Arabie saoudite et Turquie. C'est une alliance sunnite très, très problématique pour l'État d'Israël. L'Égypte rejoindra apparemment cette alliance aussi. Il y avait un axe Iran-Irak-Syrie-Liban, que nous avons brisé, et la Syrie et le Liban ont quitté ce jeu. Maintenant nous avons une autre alliance. Cela exige de nous d'être très, très prudents. Le Pakistan est un pays qui possède l'arme nucléaire, et sur cette question nous devons rester sur nos gardes. Cela ne fait que renforcer le besoin d'une alliance avec une superpuissance mondiale de la taille des États-Unis". 22

C'est en réalité un jeu d'équipe collectif qui a rendu ce nouveau Moyen-Orient possible. L'ancien modèle de contrôle du Moyen-Orient, c'était "l'Armée américaine en échange du pétrodollar". Cet ancien "équilibre" du Moyen-Orient, c'était en réalité une protection "imposée", mafieuse dans son esprit, car basée bien plus sur une domination que sur un intérêt général partagé. Et gare à quiconque s'y opposait : le destin tragique du courageux Roi Fayçal ben Abdelaziz Al Saoud(assassiné le 25 mars 1975) en témoigne encore, pour qui douterait de la réalité de cet arrangement mafieux, en réalité imposé à des pays pris en otages.

Raison pour laquelle la solution ne pouvait venir que d'ailleurs : d'une part, du Pakistan (contre l'Inde et le terrorisme international en Asie centrale), et d'autre part, de l'Iran. Ce sont alors ces épisodes successifs d'agressions et de déstabilisations depuis la Guerre des 12 jours (13 au 24 juin 2025), tous mis en échec grâce à une planification stratégique soutenue par la Russie et la Chine, qui ont permis à l'Iran de faire voler en éclat la "protection" américaine imposée aux États du Golfe, surtout à l'Arabie saoudite.

Mais en retour, c'est l'Arabie saoudite qui a été déterminante pour soutenir la Russie, donc indirectement l'Iran: à l'occasion de la tentative de vol pur et simple des avoirs russes pour nourrir la guerre d'Ukraine. Ceci, parallèlement à ce nouvel effort diplomatique depuis fin 2025 : des formats de concertation diplomatique associant Riad, Ankara et Islamabad se sont multipliés, préparant la voie d'un nouveau dispositif de sécurité collectif auquel l'Égypte allait se joindre tôt ou tard.

Du reste, dès la Guerre des Douze jours, ces pays du Golfe, l'Arabie saoudite en tête, avaient déjà pesé lourdement sur Washington afin de mettre un terme à l'escalade qui allait démolir le Moyen-Orient et l'économie mondiale toute entière. C'est ainsi que le bras armé de Washington, commandé par les pires intérêts israéliens, a pu être collectivement enserré pour conjurer le pire.

Car les États-Unis sont eux-mêmes la proie d'une lutte d'influence : partagés entre un courant subversif voulant à tout prix la destruction de l'Iran, quitte à sacrifier les États-Unis, et un courant patriotique tentant de s'y opposer.

Le Président Trump était pourtant le représentant historique de ce patriotisme américain, avec la véritable Alt-Right des années 2012-2020. Il fut un personnage crucial pour initier une première émancipation de l'Arabie saoudite en 2017, facilitant sa libération de l'ancienne domination corruptrice, sous Obama, et de l'emprise du djihadisme international.

Mais le Président Trump a ensuite été contré par de multiples déstabilisations subversives de la part de l'État profond 23, des manipulations d'une ampleur historique. Tant et si bien qu'il a fini par être lui-même progressivement en "incapacité" sur 10 ans (dès mai 2016 au moins) : par un subtil mélange d'esseulement, de sape de ses appuis financiers, et de chantage odieux, aboutissant à transformer un Président patriotique quasiment isolationniste, en un otage lourdement intoxiqué, induit en erreur par les pires fauteurs de guerre, désireux de sacrifier les États-Unis sur l'autel de leur fanatisme.

Tout ceci est la conséquence d'un système politique américain tout entier subverti, malgré les efforts lucides du vice-président Vance (un autre ancien des Forces Spéciales, soi-disant "christo-fasciste" parce que catholique et patriote 24), contre cette puissante subversion. La récente affaire de l'exfiltration rocambolesque de Donald Trump à Ankara n'est qu'un jalon parmi d'autre, de cette intoxication croissante et constante du Président Trump, afin de l'esseuler et de l'induire à la paranoïa contre la "menace iranienne", par effet d'agitprop et de conditionnement psychologique. Ceci, afin de "justifier" toujours plus d'actions militaires alors que l'armée américaine est déjà épuisée 25... C'est aujourd'hui authentifié, même par les organes de presse qui sont les traditionnels vecteurs de l'État profond. 26

A cet égard, un nouveau livre crucial vient d'être publié sur le "lobby d'Israël" aux États-Unis. Une histoire systématique des moments où Israël et ses agents d'influence aux États-Unis ont œuvré contre les intérêts des États-Unis. Un livre complémentaire au livre révolutionnaire de 2007 de John Mearsheimer et Stephen Walt (sur l'influence du lobby israélien sur la politique étrangère américaine 27), ajoutant une analyse des flux financiers : l'énorme machinerie financière derrière les efforts pour promouvoir les intérêts d'Israël avant ceux de l'Amérique. Ce livre arrive à un moment opportun : "jamais auparavant les Américains n'ont été aussi disposés à débattre ouvertement de la question autrefois taboue de l'influence d'Israël dans la politique américaine" 28. "Une analyse sans concession du lobby israélien, qui montre comment son influence démesurée va à l'encontre de nos intérêts nationaux et menace notre liberté". 29

Face à ce dangereux bellicisme propulsé en réalité par les pires intérêts israéliens, dénoncé par les plus grands patriotes américains est largement contesté même en Israël, seule la réponse militaire allait permettre de faire évoluer le rapport de force. C'est seulement après les premiers chocs et leurs résultats, que les pressions diplomatiques allaient permettre de façonner le nouveau Moyen-Orient que nous voyons émerger sous nos yeux, laissant de moins en moins de place aux activités subversives.

Ainsi, depuis la Guerre des douze jours, le même scénario s'est donc répété, crescendo à mesure que diminuait la crédibilité militaire israélo-américaine. L'alliance évidente entre Russie, Chine et Iran, les multiples messages envoyés en ce sens durant des mois, ayant permis des frappes de précision sur toutes les infrastructures militaires américano-israéliennes du Moyen-Orient. Retirer à la partie adverse les moyens cruciaux du combat moderne (notamment Renseignement, installations radars et logistiques), c'est ce qui a rendu possible l'émergence d'un nouvel ordre international au Moyen-Orient, et bientôt dans le monde entier, basé sur le sens de l'État, la Diplomatie, le Droit international au-delà des divisions artificielles. Le "Nouvel ordre mondial imprévu" que nous évoquions dès 2020... 30

C'est donc une révolution stratégique pour le Moyen-Orient qui prend forme progressivement, et chaque État du Golfe y a eu son rôle pour renverser un ordre géopolitique mafieux, devenu trop visiblement incompatible avec leurs intérêts fondamentaux. Chacun a fait l'expérience des dégâts réels engendrés par la guerre, et des potentialités de dégâts bien plus importants si elle devait perdurer. C'est en réalité une "guerre contrôlée", comme on contrôlerait un homme ivre qui voudrait se battre coûte que coûte, tout en le préservant du pire et en évitant les surincidents pour les biens et personnes alentours.

Le résultat va aboutir à l'esseulement des seuls acteurs de ce bellicisme, rendant même possible un changement de gouvernement en Israël, rendant en tout cas possible un nouveau développement vertueux du Moyen-Orient que nous ne pouvons qu'espérer enfin.

7. Le rétablissement d'une Histoire vertueuse est à portée de main, pour le monde entier

Le général de Gaulle, dans ses écrits, mettait en évidence l'idée que les circonstances historiques permettent aux grands hommes de se révéler. L'Histoire retiendra en ce sens que le Prince héritier Mohammed ben Salmane, a été l'homme le plus crucial pour structurer et réunifier un front islamique nouveau au Moyen-Orient, à un moment où les dangers menaçaient la région de toutes parts, pour inaugurer une nouvelle ère que nous espérions possible.

Cette nouvelle solidification du Moyen-Orient grâce au Pakistan et à la Turquie est cruciale pour l'Arabie saoudite. Car dans des temps encore récents, un courage comme celui du Prince héritier Mohammed ben Salmane aurait signifié une menace absolue contre le Royaume et contre Sa personne, étant crucial pour ce nouvel équilibre.

Du reste, le message des 300 milliards de dollars d'avoirs russes gelés en 2022 a été bien reçu par les analystes stratégiques du monde entier, tant financiers que dans les affaires diplomatiques. Et alors que le Japon est en train de vivre l'acte final de sa soumission financière définitive aux États-Unis, l'Arabie saoudite dispose encore de sommes colossales détenues au sein des institutions financières occidentales prédatrices de Wall Street et de la City de Londres. C'est bien une dynamique collective de sécurité commune, tant financière que militaire qui se met en place sous nos yeux, rendant nouvellement possible un renversement positif d'un ancien ordre du monde : l'ancien "Nouvel Ordre Mondial" du Président Bush Sr. et de Joe Biden, un ordre du monde en réalité particulièrement prédateur et générateur de multiples désordres... 31

Dans le même ordre d'idées, il est tout à fait possible que la Chine porte le coup de grâce à l'ordre économique et financier impérialiste anglo-américano-israélien dès cet été 2026, déclenchant un effondrement possible de l'hubris de Wall Street autour du sujet de l'Intelligence Artificielle, démolissant au passage tout le climat idéologique économique que l'Occident subverti a prétendu imposer au monde, depuis la City et Wall Street.

Cette nouvelle démarche de souveraineté collective pour le Moyen-Orient sous l'égide russo-chinoise, contraste avec la situation actuelle de l'Europe : géopolitiquement impotente, à force de soumission inconsidérée en faveur d'un ordre du monde bellicisme intenable. Les récentes déclarations du Président iranien, le Dr. Masoud Pezeshkian, actent ce fait que les Européens n'ont plus l'autorité pour prendre des décisions indépendantes : "nous avons conclu un accord avec les Européens, mais ils ont dû obtenir la permission de quelqu'un d'autre. Cela montre que même les Européens n'ont aucune autorité propre. Parce que s'ils en avaient, nous aurions déjà trouvé un accord avec Macron". 32

À l'heure où l'Europe semble complètement effacée diplomatiquement, mon nouveau rassemblement politique d'inspiration gaulliste, l'Alliance pour la France, ne peut que soutenir ce nouvel Accord de la Mecque en ce qu'il œuvre pour cette vision gaulliste d'une Concorde des Nations : un équilibre basé autant sur la Foi que sur la Raison pour le Moyen-Orient. Une nouvelle Sainte Alliance des véritables croyants, chrétiens comme musulmans, celle que la Russie a si hardiment servie depuis 2015 en Syrie, doit servir d'inspiration pour un effort diplomatique rationnel vers la synchronisation vertueuse des intérêts en présence. Cette dynamique nouvelle est d'importance historique.

Plaise à Dieu de bénir cette nouvelle étape pour le Moyen-Orient, de guider et protéger tous ceux qui œuvrent en ce sens pour la Vérité et l'Harmonie, afin que s'ouvre enfin une ère de bienfaits pour la Nation islamique. Qu'Allah guide, facilite et unifie ces trois pays face aux fourberies ennemies.

Et plaise à Dieu que la France, la Nation "clé" de l'Histoire comme de la Foi de l'Occident, puisse aussi retrouver sa destinée "missionnée" pour reprendre sa place dans cette Concorde des Nations, qui a semblé si gravement mise en danger durant ces derniers mois !

Morad El Hattab

Président du parti politique l'Alliance pour la France
Conseiller en investissements stratégiques

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  1. Siddeeq Sajid @S_SajidOfficial. Senior Journalist and YouTuber & Ex. President parliamentary Reporters Association (PRA) Special Correspondent/Analysit/Aik News. (ایک نیوز). Historic Makkah Joint Defence Agreement signed among Pakistan, Saudi Arabia and Turkiye.  #MakkahDefenceAgreement  #PakistanSaudiTürkiye
  2. Minassian, Taline Ter : Sur l'Échiquier du Grand Jeu. Ed. Nouveau Monde, 2023.
  3. " Assault on CPEC" (Express Tribune, 9-8-18). "China"not saddling Pakistan with debt": Chinese FM" (Express Tribune, 9-8-18). "Not saddling Pak with debt: Wang Yi" (National Courrier, 9-8-18).
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  9. Engdahl, F. William : Le Charme discret du Djihad, éd. Demi-Lune, 2018.
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  12. Pieczenik, Steve : Steve Pieczenik TALKS : The Septembre of 2012 through The Septembre of 2014. Autoédité Pieczenik, 2014. Pieczenik, Steve : Steve Pieczenik TALKS : Volume II : The Septembre of 2014 through The Septembre of 2015. Autoédité Pieczenik, 2015.
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  17. "Saudi Arabia says no normalization with Israel without path to Palestinian state", AA, 22.01.2024.
  18. Point de vue rabbinique sur le risque d'une alliance islamo-chrétienne : "We wish both the Western world and the Arab world wipe each other out", Jewish Rabbi. Avi Lipkin, fondateur du Parti judéo-chrétien "Bible bloc" avec les chrétiens évangéliques. Daniel Glatstein (Rov juif américain) : "Honnêtement, nous voulons voir les deux parties s'entredétruire".
  19. Webster, Nesta : La Révolution Mondiale : le Complot contre la Civilisation. 1921. Réédition Saint-Rémy, 2016. P.297.
  20. Julian Dorey Podcast, épisode #452 intitulé "Shocking COVERUP ! - Joe Kent UNLOADS on Iran, Butler, Charlie Kirk & Epstein". Diffusion du 20 juillet 2026.
  21. The Young Turks (TYT), Cenk Uygur interviewant Glenn Greenwald, 11 août 2026 : épisode intitulé notamment "AOC's Weasle Words - August 11, 2026". Le sujet principal est un reportage sur un projet de pipeline pétrolier/gazier entre l'Arabie saoudite et Israël (contourner le détroit d'Ormuz), et Greenwald y commente que chaque décision de politique étrangère de l'administration Trump "aboutit coïncidentalement à des bénéfices massifs pour Israël".
  22. Cenk Uygur révèle un vaste complot sioniste. Il confirme que les dirigeants israéliens utilisent délibérément la guerre contre l'Iran pour bloquer le détroit d'Ormuz. Netanyahou se vante ouvertement de vouloir acheminer le pétrole saoudien via un nouvel oléoduc israélien afin de s'assurer un monopole énergétique mondial colossal !
  23. " La géopolitique folle du gazoduc EastMed d'Israël" (F.W. Engdahl, NEO/RI, 21/1/2020). " Les génies et le génocide : la Syrie, Israël, la Russie, et beaucoup de pétrole" (F.W. Engdahl, NEO/RI, 26/10/2015). " Sur l'État islamique en Syrie et un colonel israélien pris le pantalon sur les chevilles avec l'État islamique" (F.W. Engdahl, NEO, 25/11/2015). " Poutine vainc plus que l'État Islamique en Syrie" (F.W. Engdahl, NEO/RI, 15/10/2015).
  24. Engdahl, F. William : Le Charme discret du Djihad, éd. Demi-Lune, 2018.
  25. En hébreu à la télévision israélienne, chaîne 14 : "Le Pakistan, l'Arabie saoudite et la Turquie. Il s'agit là d'une alliance sunnite très, très problématique pour l'État d'Israël. L'Égypte devrait apparemment rejoindre cette alliance elle aussi. Il existait un axe Iran-Irak-Syrie-Liban, que nous avons brisé, et la Syrie ainsi que le Liban se sont retirés de ce jeu. Nous sommes désormais confrontés à une nouvelle alliance. Cela nous oblige à faire preuve d'une très, très grande prudence. Le Pakistan est un pays doté d'armes nucléaires, et sur cette question, nous devons rester sur nos gardes. Cela ne fait que renforcer la nécessité d'une alliance avec une superpuissance mondiale de l'envergure des États-Unis".
  26. Scott, Peter Dale : L'État Profond américain : La finance, le pétrole, et la guerre perpétuelle, Éditions Demi-Lune, 2015.
  27. "Is JD Vance a Christian or a"Christofascist"?" Los Angeles Times, 27/9/2024
  28. "Pourquoi l'exfiltration rocambolesque de Donald Trump à Ankara fait polémique", LeHuffPost, 12 août 2026.
  29. "CIA had"low confidence"in Iranian threat before Trump switched planes in Turkey", Washington Post, 12/8/2026.
  30. Walt, Stephen ; Mearsheimer, John J. : Le lobby pro-israélien et la politique étrangère américaine. Editions La Découverte, 2007.
  31. Clifton Eli ; Lustick, Ian : Israel's Lobby - Amedica in the grip of a foreign power. Atria/One Signal Publishers.
  32. " Israel's Lobby", revue par le Quincy Institute for Responsible Statecraft : "Une dénonciation sans concession du lobby israélien, qui montre comment son influence démesurée va à l'encontre de nos intérêts nationaux et menace notre liberté".
  33. " Trump, Poutine, Xi Jinping, Boris Johnson et Mohammed ben Salmane : Un autre Ordre Mondial imprévu émerge", CVR, 22/5/2020 ; Saker, 24/5/20 ; RI 30/5/20.
  34. George Bush Sr, POTUS, discours du 11 septembre 1990 devant le Congrès. "Joe Biden :"how I learned to love the New World Order"", Wall Street Journal, 23/4/1992.

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