
Par la rédaction de The Cradle, le 19 avril 2026
L'Iran a de nouveau fermé le détroit d'Ormuz en raison du blocus américain sur les ports du pays.
Le président américain Donald Trump a réitéré, le 19 avril, sa menace d'attaquer les centrales électriques et les ponts iraniens si la République islamique refuse de se plier aux conditions de Washington pour parvenir à un accord.
"Nous proposons un ACCORD très équitable et raisonnable, et j'espère qu'ils l'accepteront car, si ce n'est pas le cas, les États-Unis détruiront chaque centrale électrique et chaque pont en Iran. FINIE LA GENTILLESSE !",
a écrit le président sur sa plateforme Truth Social, tout en annonçant que les pourparlers se poursuivront au Pakistan lundi.
The Cradle@TheCradleMedia Trump renews threat to destroy Iran's power plants and bridges if Tehran refuses to submit to US demands and make a deal in upcoming Pakistan talks. 
"Ils ne feront pas de vieux os, ils ne résisteront pas longtemps et, s'ils n'acceptent pas l'ACCORD, ce sera un honneur pour moi de faire le nécessaire, ce qui aurait dû être infligé à l'Iran par d'autres présidents ces 47 dernières années. IL EST GRAND TEMPS DE METTRE FIN À LA MACHINE À TUER IRANIENNE !", a ajouté Trump.
Trump a également précisé dans son message que les forces iraniennes auraient ouvert le feu sur des navires britanniques et français près du détroit d'Ormuz.
"Ce n'était pas très sympa, n'est-ce pas ? Mes représentants se rendent à Islamabad, au Pakistan - ils y seront demain soir pour les négociations. L'Iran a récemment annoncé la fermeture du détroit, ce qui est étonnant, car notre BLOCUS l'a déjà bloqué."Ils nous aident sans le savoir, et ce sont eux qui perdent 500 millions de dollars par jour avec la fermeture du détroit ! Les États-Unis ne perdent rien. En fait, de nombreux navires font route, en ce moment même, vers les États-Unis, le Texas, la Louisiane et l'Alaska, pour se ravitailler, grâce au Corps des gardiens de la révolution islamique, qui veut toujours jouer les 'caïds' !"
Après avoir rouvert le détroit quand la trêve a été conclue au Liban, l'Iran l'a refermé samedi, en raison des déclarations de Trump sur le maintien de son blocus des ports iraniens malgré le cessez-le-feu.
Téhéran a également ouvert le feu sur deux navires battant pavillon indien qui ont tenté de passer, ce que New Delhi a qualifié d'"incident grave".
Dans un communiqué, le Corps des gardiens de la révolution islamique (CGRI) iranien a déclaré :
"Aucun navire ne doit quitter son mouillage dans le golfe Persique et la mer d'Oman, et toute approche du détroit d'Ormuz sera considérée comme une coopération avec l'ennemi".
Un peu plus tôt, l'armée iranienne a déclaré que
"le contrôle du détroit d'Ormuz est revenu à son statut antérieur [...] sous la gestion et le contrôle stricts des forces armées".
Le porte-parole du ministère iranien des Affaires étrangères, Esmail Baghaei, a déclaré dimanche que le blocus naval américain viole le cessez-le-feu et le droit international, enfreignant l'article 2(4) de la Charte des Nations unies et constituant un acte d'agression au sens de la résolution 3314 de l'ONU.
"Ce blocus constitue un acte d'agression... et équivaut à un crime de guerre".
The Cradle@TheCradleMedia Iran's Foreign Ministry Spokesman Esmail Baghaei: --"The United States' so-called 'blockade' of Iran's ports or coastline is not only a violation of Pakistani-mediated ceasefire but also both unlawful and criminal. It violates Article 2(4) of the UN Charter; it constitutes an 12:58 PM · Apr 19, 2026 · 2.85K Vues -- 2 Réponses · 41 Reposts · 93 Likes
La menace de Trump survient alors qu'un correspondant du New York Post a indiqué que les émissaires américains Steve Witkoff et Jared Kushner doivent se rendre à Islamabad mardi pour un deuxième cycle de pourparlers sur l'Iran.
L'agence de presse Mehr a rapporté samedi que l'Iran n'a pas encore accepté ce nouveau cycle de pourparlers avec les États-Unis, invoquant le blocus imposé par Washington et ce qu'elle qualifie d'exigences irréalistes.
Le président du Parlement iranien, Mohammad Bagher Ghalibaf, a déclaré samedi que des progrès ont été enregistrés, mais que des "divergences fondamentales" subsistent et que Téhéran est encore très loin d'un accord, ajoutant s'attendre à ce que les États-Unis et Israël reprennent les hostilités à l'expiration du cessez-le-feu.
Selon Al Jazeera, au moins deux grands hôtels, dont le Serena Hotel à Islamabad, qui a accueilli les négociations précédentes, auraient demandé à leurs clients de quitter les lieux en raison du renforcement des mesures de sécurité.
Les autorités locales ont également pris des mesures pour restreindre la circulation des poids lourds et des bus publics dans toute la capitale.
Téhéran n'a pas confirmé sa participation. L'agence de presse semi-officielle Tasnim a rapporté :
"L'équipe de négociation iranienne a souligné que tant que le blocus naval de l'Iran ordonné par le président américain Donald Trump restera en vigueur, les négociations ne reprendront pas".
Traduit par Spirit of Free Speech
