16/04/2026 french.presstv.ir  4min #311229

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Ordres d'évacuation et destruction de logements au Liban : Israël commet la même pratique d'homicide qu'à Gaza (Onu)

Des experts de l'ONU ont condamné les ordres d'évacuation israéliens, ainsi que la destruction de logements dans le sud du Liban, y voyant la même pratique similaire de l'homicide perpétrée par le régime israélien lors de sa guerre génocidaire contre Gaza.
"L'émission généralisée d'ordres d'évacuation, combinée à la destruction des logements urbains et ruraux, où les personnes déplacées auraient dû retourner, correspond au schéma d'homicide perpétré lors du génocide à Gaza", ont-ils averti, mercredi 15 avril.
Les experts onusiens ont souligné que la destruction délibérée des logements est devenue une arme de guerre et une forme de punition collective, en particulier dans les zones de majorité chiite dans le sud rural du Liban. Les experts précisent que "cela relève d'un nettoyage ethnique."
"Le déplacement forcé d'une population civile constitue un crime contre l'humanité et un crime de guerre au regard du droit international", ont-ils souligné.
Par ailleurs, les experts de l'ONU ont fermement condamné les agressions illégales et les bombardements aveugles menés par Israël sur le Liban, le 8 avril.
"Nous constatons un mépris total et persistant pour l'ordre juridique international, pour la diplomatie et, surtout pour la vie des civils et l'environnement naturel au Liban", ont-ils déploré.
Les experts indépendants de l'ONU ont également souligné qu'Israël avait choisi le moment précis de l'annonce du cessez-le-feu entre l'Iran et les États-Unis -cessez-le-feu qui, selon les médiateurs pakistanais, s'appliquait également au Liban- pour lancer la plus importante vague de frappes coordonnées contre ce pays depuis 1980.
"Il ne s'agit pas de légitime défense ; c'est une violation flagrante de la Charte des Nations Unies, une destruction délibérée des perspectives de paix et un affront au multilatéralisme et à l'ordre international fondé sur l'ONU", ont-ils déclaré.
Les experts ont exhorté le régime israélien à cesser immédiatement toutes ses offensives contre le Liban, à respecter le cadre du cessez-le-feu et la résolution 1701 du Conseil de sécurité de l'ONU, à retirer ses forces, à permettre le retour en toute sécurité des populations déplacées et à engager des négociations directes avec le Liban.
Ils ont demandé aux États-Unis d'user de leur influence pour obtenir qu'Israël mette fin sans délai à ses frappes contre les civils et les infrastructures du Liban.
De plus, tous les États membres de l'ONU ont été exhortés à suspendre le transfert d'armes à Israël tant qu'il existe des preuves crédibles de cas graves de violation du droit international humanitaire et des droits de l'homme.
Les experts ont finalement demandé à la communauté internationale de soutenir la réponse humanitaire du Liban, notamment en finançant l'appel d'urgence de 308 millions de dollars.
Depuis le cessez-le-feu entre le Liban et Israël, le 27 novembre 2024, Israël a violé à plusieurs reprises la souveraineté du Liban.
Le 8 avril 2026, lors d'une offensive éclair de dix minutes, les forces israéliennes ont frappé simultanément plus de 150 sites à travers le Liban, tuant au moins 303 personnes et en blessant 1 150 autres.
Des centaines de personnes sont encore ensevelies sous les décombres. De nombreuses frappes ont touché des quartiers civils et des zones commerciales densément peuplées du centre de Beyrouth, en violation des principes de distinction, de proportionnalité et d'obligation de prendre toutes les précautions possibles en vertu du droit international humanitaire coutumier.
Les frappes israéliennes ont causé de graves dommages environnementaux en dégageant des polluants toxiques atmosphériques et des émissions de gaz à effet de serre, en contaminant les ressources en eau et en détruisant les écosystèmes par des incendies, des débris et des résidus chimiques.
Selon le gouvernement libanais, l'armée israélienne a tué plus de 2 000 personnes au Liban depuis le 2 mars, dont des personnels de santé et des journalistes, et en a blessé 6 588 autres.

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