11/04/2026 mondialisation.ca  4min #310633

Londres et Washington disent se préparer à une action militaire conjointe à Ormuz

Par  The Cradle

Le 10 avril, le Premier ministre britannique Keir Starmer a révélé avoir évoqué les options militaires, la formation d'une coalition et la logistique maritime dans le détroit d'Ormuz lors d' un appel téléphonique avec le président américain Donald Trump la veille. Il a souligné leur intention commune de sécuriser la navigation dans cette voie navigable cruciale.

Lors d'une visite dans le Golfe, M. Starmer a déclaré que le Royaume-Uni travaille à "constituer une coalition" tout en traitant les aspects diplomatiques et militaires liés au trafic maritime.

Il a ajouté que les discussions auraient porté sur "un projet politique et diplomatique", ainsi que sur "les capacités militaires" et "la logistique du transit effectif des navires dans le détroit", qualifiant cette approche de "stratégique et opérationnelle".

M. Starmer a souligné que la conversation avec M. Trump aurait porté sur la concrétisation de ces projets, notamment sur un "plan pratique de navigation dans le détroit", sans toutefois donner plus de détails.

Si ces remarques suggèrent une coordination en cours entre Londres et Washington pour sécuriser le détroit, la coalition en question ne semble pas vraiment se concrétiser.

Quant aux menaces du président américain de se retirer de l'OTAN, Starmer n'a pas répondu, déclarant plutôt que

"L'OTAN est une alliance défensive qui, depuis des décennies, garantit une sécurité à laquelle nous n'aurions pas eu accès autrement".

Ces commentaires inscrivent les échanges sur le détroit d'Ormuz au sein de la sécurité transatlantique, tout en éludant les aspects militaires précis.

Il a replacé ces échanges dans le contexte d'une crise plus large, avertissant que le cessez-le-feu entre les États-Unis et l'Iran est "fragile" et que la réouverture du détroit est essentielle pour stabiliser la conjoncture, car les entraves au transit maritime ont interrompu les flux d'approvisionnement en pétrole et en engrais, et ont fait grimper les coûts de l'énergie et des denrées alimentaires.

Il a également associé la crise à des enjeux stratégiques plus larges, avertissant que la guerre aurait des répercussions sur une génération entière et insistant sur l'importance d'une défense plus efficace et d'une meilleure résilience énergétique face aux tensions croissantes au sein de l'OTAN et aux désaccords sur son financement.

Les pays européens ont  refusé les exigences des États-Unis d'une implication militaire directe pour sécuriser le détroit d'Ormuz, soulignant que la guerre contre l'Iran ne les concerne pas et ne sert pas leurs intérêts, malgré l'importance stratégique de cette voie navigable.

Les responsables de l'UE ont déclaré que l'Europe privilégie avant tout la prévention de toute escalade et la recherche d'une solution négociée, même si elle reste économiquement dépendante des flux énergétiques du Golfe.

L'Allemagne, l'Espagne et d'autres pays ont exclu tout déploiement naval immédiat, privilégiant les initiatives diplomatiques pour rétablir la navigation dans le détroit.

La France a proposé d'assurer une mission d'escorte défensive une fois les combats apaisés, tandis que l'UE débat du renforcement des opérations existantes plutôt que de leur extension aux zones de conflit actif.

Lien vers l'article original en anglais :

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Traduit par  Spirit of Free Speech

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