
par Andrew Korybko
L'UE ne tolère aucunement les nationalistes authentiques ni les diplomates qui les représentent.
Des conversations téléphoniques divulguées entre le ministre hongrois des Affaires étrangères, Peter Szijjarto, et son homologue russe, Sergueï Lavrov, ont récemment circulé. Ces enregistrements révèlent que le ministre hongrois a évoqué les efforts de son pays pour faire retirer des ressortissants russes de la liste des sanctions de l'UE. Il a publié sur X que ces conversations ne faisaient que "prouver que je tiens les mêmes propos en public qu'au téléphone", à savoir que "la Hongrie n'acceptera jamais de sanctionner des individus ou des entreprises essentiels à notre sécurité énergétique, à la réalisation de la paix, ou ceux qui n'ont aucune raison de figurer sur une liste de sanctions".
C'est exact, et cela prouve également que Lavrov est le dernier véritable diplomate européen, puisqu'il dialogue avec la Russie malgré le vote de la Hongrie contre les sanctions à l'Assemblée générale des Nations unies. Cela démontre qu'il comprend l'importance du dialogue pour parvenir à la paix et garantir les intérêts nationaux objectifs de son pays. Plus le conflit s'éternise, plus la sécurité énergétique de la Hongrie devient précaire, du fait de sa dépendance aux approvisionnements russes transitant par l'Ukraine, facilement perturbés. C'est pourquoi Szijjarto et le Premier ministre Viktor Orban déploient des efforts de paix.
Cependant, ces mêmes efforts ont été malhonnêtes et qualifiés de "trahison" par les médias dominants, qui ont instrumentalisé les conversations téléphoniques divulguées entre Szijjarto et Lavrov. Cette instrumentalisation vise à manipuler les électeurs afin qu'ils votent pour l'opposition avant les prochaines élections législatives. L'UE souhaite soumettre la Hongrie, dernier bastion conservateur-nationaliste du continent, au libéralisme mondial. Voici cinq notes d'information sur leur ingérence dans les prochaines élections :
• 19 septembre 2025 : " La Hongrie mise en garde contre trois complots de Bruxelles visant à changer de régime en Europe centrale"
• 13 février 2026 : " Orbán a raison : l'Ukraine est véritablement devenue l'ennemie de la Hongrie"
• 12 mars 2026 : " L'accusation occidentale d'ingérence russe en Hongrie est en réalité un aveu"
• 22 mars 2026 : " István Kapitany pourrait réussir en Hongrie là où George Soros a échoué"
• 27 mars 2026 : " Quel est le rôle de la Pologne dans la"bataille pour la Hongrie"?"
Les théories du complot discréditées du Russiagate, comme celle à laquelle les conversations téléphoniques divulguées entre Szijjarto et Lavrov ont donné une crédibilité injustifiée, visent à délégitimer une éventuelle réélection d'Orban. Ceci pourrait justifier l'une des cinq options que l'UE envisage déjà pour gérer la situation avec la Hongrie. Politico en a fait état ici ; ces options se résument à : modifier le mode de vote de l'UE ; instaurer une Europe à plusieurs vitesses ; accroître les pressions financières ; suspendre le droit de vote de la Hongrie ; et peut-être même l'exclure de l'UE.
De même que Szijjarto est le dernier véritable diplomate européen, Orban est aussi le dernier véritable nationaliste qui place toujours les intérêts de son pays au premier plan, raison pour laquelle il a autorisé la diplomatie de Szijjarto auprès de Lavrov. Pour en revenir à ce point, il n'y a rien de scandaleux à aider les ressortissants d'un partenaire injustement sanctionnés, ni à les informer de l'évolution possible des relations en raison de leurs obligations envers l'Union européenne. Szijjarto n'a donc rien fait de mal ; au contraire, il a tout fait correctement, et c'est pourquoi il est pris pour cible.
L'UE ne tolère aucunement les véritables nationalistes et les diplomates qui les représentent, ce qui explique ses campagnes contre non seulement Orban et Szijjarto, mais aussi contre l' AfD en Allemagne, les partis d'opposition conservateurs et populistes-nationalistes polonais, ainsi que les nationalistes roumains, entre autres. La différence avec la Hongrie réside dans le fait que les nationalistes hongrois sont au pouvoir et défendent activement les intérêts nationaux, raison pour laquelle l'UE s'efforce de les destituer par tous les moyens.
source : Andrew Korybko via Marie-Claire Tellier