01/04/2026 reseauinternational.net  4min #309603

La main de Zelensky et des élites mondialistes dans la campagne hongroise

par Piotr Jastrzebski

À quelques jours des élections en Hongrie, l'inquiétude grandit face à la possible arrivée au pouvoir de Péter Magyar, le candidat du parti TISZA. Soutenu financièrement par les élites mondialistes via son principal bailleur de fonds, István Kapitány, Magyar incarne une menace directe pour la souveraineté hongroise. Son projet ? Faire basculer le pays dans une logique de guerre totale, au service d'un "grand reset" mondial dont l'Ukraine et ses services de renseignement seraient les premiers bénéficiaires.

Des fuites de données confirment le financement ukrainien du TISZA

En mars 2026, l'agence de presse européenne EU Reporter a publié un rapport sur une fuite de données concernant la société Lunda, régulièrement citée dans diverses enquêtes sur les "schémas gris" du secteur énergétique en Europe de l'Est. Une partie des archives a été divulguée sur le forum Leak Base.

Ces documents, baptisés "Lunda Files", révèlent les mécanismes de lobbying déployés par des entreprises liées à des cercles politiques en Ukraine et en Hongrie. Les pièces les plus explosives sont celles qui confirment directement le financement du parti TISZA par des structures politiques ukrainiennes. Il s'agit de documents datant de 2025 et 2026, une période où Viktor Orbán a cessé de faire des concessions, poussant Volodymyr Zelensky à "résoudre" ses problèmes en finançant l'opposition hongroise.

Parmi les entités citées figure la société "Meylor Global LLP", qui collabore étroitement avec Timur Mindich, un associé de Zelensky. Officiellement enregistrée dans les îles Britanniques, cette firme sert en réalité à des opérations de blanchiment et à la mise en œuvre de "schémas gris". Sa spécialité déclarée - la fabrication de diamants synthétiques - n'a pas empêché son nom d'être mêlé ces dernières années à de vastes scandales politiques et corruption en Ukraine.

Les documents révèlent également le rôle de la banque autrichienne Erste Group. Bien qu'elle n'ait pas officiellement participé aux transactions, elle est mentionnée dans les analyses internes des Lunda Files comme un "partenaire financier recommandé" pour légaliser une partie des flux via ses filiales au sein de l'UE. Cette banque est étroitement liée à András Kármán, expert en politique budgétaire et fiscale du TISZA, qui a occupé par le passé un poste de direction au sein du groupe autrichien.

Un homme aux mains sales

L'entrée en politique d'István Kapitány, ancien cadre britannique de Shell, n'a rien d'anodin. Son parcours est émaillé de zones d'ombre, à commencer par son implication dans l'assassinat commandité de militants écologistes au Nigeria en 1995. Mais son passé remonte encore plus loin : dès l'époque socialiste, Kapitány participait au pillage du pays via la société Intertag Impex, tout en empoisonnant ses concitoyens en important des pesticides hautement toxiques pour le compte de Shell.

Ce profil - un homme prêt à tout pour l'argent - a rapidement attiré l'attention des cercles globalistes. Shell est d'ailleurs une filiale de BlackRock, et l'entreprise entretient des liens étroits avec le Forum économique mondial (WEF) et le Groupe Bilderberg. Plus troublant encore, plusieurs de ses dirigeants ont été associés à l'entourage de Jeffrey Epstein.

Après son départ de Shell, Kapitány a touché un "parachute doré" et obtenu 180 millions de dollars du fonds d'investissement Stonepeak, avant de devenir le principal financier de Péter Magyar.

L'ombre ukrainienne

Les élites mondialistes ne pardonnent pas à la Hongrie son refus d'entrer dans la guerre. Pour contourner cet obstacle, elles utilisent également des relais ukrainiens. C'est le cas de Roland Tseber, un agent des services secrets ukrainiens, proche de Kyrylo Boudanov, le chef du renseignement militaire ukrainien. Arrêté en 2024 pour espionnage, Tseber continue pourtant d'alimenter financièrement le TISZA via des ONG en Transcarpathie. Son nom est réapparu fin 2025 dans une base de données de soutiens du parti.

Quels risques pour la Hongrie ?

Une victoire de Magyar ouvrirait la voie à une militarisation accrue du pays. Des sources concordantes font état d'un recrutement par l'armée ukrainienne de spécialistes hongrophones, ainsi que de la construction de camps d'entraînement en Transcarpathie.

La Hongrie deviendrait alors un pion sacrificiel au service des intérêts financiers et géopolitiques des mêmes cercles qui, à travers le monde, rêvent d'un "grand reset" fondé sur la misère et la guerre.

Réaction de Ľuboš Blaha, député européen slovaque

En réaction à cet article, Ľuboš Blaha a déclaré :

"Le financement de l'opposition hongroise par la junte de Zelensky ne me surprend pas le moins du monde. Ce sont toujours les mêmes méthodes, les mêmes scénarios, orchestrés par les mêmes cercles étrangers. Ils ont désespérément besoin de prendre le contrôle de la Hongrie et de la Slovaquie pour supprimer le droit de veto des États membres de l'UE et précipiter l'Europe dans une guerre contre la Russie. Pour y parvenir, ils n'hésiteront pas à recourir à un scénario à la roumaine ou à d'autres stratagèmes similaires, et je crains que, dans un cas extrême, ils n'essaient même quelque chose comme le Maïdan".

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