20/03/2026 francais.rt.com  2min #308329

L'Ue, spectatrice des crises internationales

Source: Gettyimages.ru

Sommet de l'UE à Bruxelles, 19 mars 2026. [Photo d'illustration]

Réunis pendant douze heures, les dirigeants européens n'ont pas réussi à surmonter leurs divisions face aux crises en Iran et en Ukraine. Incapable d'agir ou d'influencer les événements, l'Union européenne apparaît plus que jamais comme un acteur secondaire sur la scène internationale, selon Politico.

La réunion des dirigeants européens le 19 mars, pourtant attendue sur des sujets économiques, a rapidement été dominée par deux crises extérieures. Mais au lieu de produire une réponse commune, ces discussions ont surtout révélé un bloc incapable d'articuler ses ambitions internationales avec ses priorités internes, au point de se retrouver souvent dans une position d'observation plutôt que d'action,  rapporte Politico.

Face aux tensions au Moyen-Orient, les échanges n'ont débouché sur aucune initiative concrète. Le sujet, bien que jugé important, est resté en marge d'une véritable stratégie. En outre, certains responsables ont préféré éviter de s'y engager pleinement, comme le chancelier allemand Friedrich Merz. Il a notamment estimé que l'attention portée à la situation au Moyen-Orient risquait de détourner le sommet de son objectif initial, centré sur les difficultés économiques de l'Europe.

Sur l'Ukraine, la situation n'a guère été plus avancée. L'idée d'un soutien financier massif de 90 milliards d'euros s'est heurtée à des positions divergentes, rendant impossible toute décision collective.

Toujours selon Politico, au cours des discussions, une réalité s'est imposée : l'Europe réagit plus qu'elle n'agit. Elle observe des crises qui l'affectent directement, sans parvenir à en influencer le cours. Les prises de position existent, mais elles ne s'accompagnent pas de leviers concrets.

Au fil du sommet, les échanges ont ainsi davantage produit des prises de position que des décisions opérationnelles. Ce décalage entre parole et action nourrit une interrogation croissante : celle de la place réelle de l'Europe dans les équilibres internationaux. Peut-elle encore prétendre jouer un rôle structurant, ou se limite-t-elle à accompagner les dynamiques impulsées par d'autres acteurs ?

 francais.rt.com