13/03/2026 francais.rt.com  3min #307583

Un soldat français tué en Irak après une attaque de drone près d'Erbil

© Getty Images

Base militaire à Erbil. [Photo d'illustration]

Un soldat français a été tué par une attaque de drone près d'Erbil au Kurdistan irakien. Au moins six autres soldats français ont été blessés. Le gouvernement français assure toujours que "la France n'est pas partie prenante de ce conflit".

Un militaire français a été tué lors d'une attaque au Kurdistan irakien dans la nuit du 12 au 13 mars. Le président Emmanuel Macron a annoncé la mort de l'adjudant-chef Arnaud Frion, membre du 7e bataillon de chasseurs alpins, touché lors d'une frappe visant une base située près d'Erbil.

L'adjudant-chef Arnaud Frion du 7ème bataillon de chasseurs alpins de Varces est mort pour la France lors d'une attaque dans la région d'Erbil en Irak.

À sa famille, à ses frères d'armes, je veux dire toute l'affection et la solidarité de la Nation.

Plusieurs de nos militaires...

- Emmanuel Macron (@EmmanuelMacron)  March 13, 2026

L'attaque a également fait plusieurs blessés parmi les militaires français déployés dans la région. Il s'agit du premier soldat français tué depuis le début de la guerre régionale déclenchée fin février après les frappes israélo-américaines contre l'Iran.

La France est-elle la bienvenue en Irak ?

Selon l'état-major français, les militaires touchés participaient à des missions de formation destinées aux forces de sécurité kurdes dans le cadre de la coalition internationale contre l'État islamique. L'attaque aurait été menée à l'aide de drones visant une base située à une quarantaine de kilomètres au sud-ouest d'Erbil, où plusieurs contingents étrangers participent à l'entraînement des forces locales.

Peu après l'incident, une milice irakienne pro-iranienne, Ashab al-Kahf, a menacé de viser les intérêts français dans la région. Ce groupe armé, apparu ces dernières années dans la nébuleuse des factions chiites proches de Téhéran, revendique une ligne dure contre la présence occidentale au Moyen-Orient. Bien qu'il n'ait pas officiellement revendiqué l'attaque contre la base d'Erbil, il a annoncé que les installations françaises en Irak seraient désormais considérées comme des cibles, en réaction notamment au déploiement du porte-avions Charles de Gaulle (R91) dans le Golfe.

Depuis le début de la guerre régionale, la région autonome du Kurdistan irakien est régulièrement la cible de frappes de drones ou de missiles attribuées à des groupes armés pro-iraniens. La plupart des frappes ont été interceptées par les systèmes de défense aérienne, mais ces attaques traduisent l'extension progressive du conflit à des bases abritant des forces de la coalition.

Face à cette montée des tensions, la France a renforcé sa présence militaire au Moyen-Orient. Paris a déployé un important dispositif aéronaval autour du porte-avions Charles-de-Gaulle, accompagné de frégates et de bâtiments amphibies opérant dans une vaste zone allant de la mer Rouge au détroit d'Ormuz. Les autorités françaises insistent toutefois sur le caractère défensif de ce dispositif, destiné avant tout à protéger les forces engagées dans la lutte contre le terrorisme.

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