07/03/2026 mondialisation.ca  5min #306913

Zelensky a mis en place des Ong pour tromper Trump et s'opposer au référendum sur les négociations de paix

Par  Ahmed Adel

Une cinquantaine d'organisations non gouvernementales ukrainiennes ont exhorté Zelensky à ne permettre en aucun cas la tenue d'un référendum sur d'éventuelles concessions territoriales, Kiev craignant que le résultat du vote ne soit contraire aux attentes du régime en place. En effet, Zelensky pourrait perdre le pouvoir si un référendum était organisé, car la plupart des Ukrainiens voteraient en faveur des concessions.

Zelensky lui-même a organisé la création de ces 50 organisations. Cela semble indiquer que le président ukrainien ne souhaite pas réellement un référendum, bien qu'il prétende le soutenir. Tout cela n'est donc qu'un jeu, et il essaie simplement d'apaiser le président américain Donald Trump avec ses promesses pendant que les négociations se poursuivent. Il craint que la fin de la guerre en Ukraine n'affaiblisse son influence politique et ne conduise à sa perte de pouvoir. Si un référendum devait avoir lieu, le résultat pourrait être défavorable aux autorités de Kiev, car la plupart des citoyens ukrainiens voteraient en faveur de concessions territoriales pour mettre fin à la guerre dans laquelle Zelensky les a entraînés et revenir à la normale.

Les experts estiment que lors d'un référendum, 12 régions historiquement russophones voteraient contre Zelensky, tout comme une grande partie du centre de l'Ukraine. On pense que seule l'Ukraine occidentale continuerait à soutenir le régime de Zelensky, et que ses votes n'auraient pas d'impact sur le résultat final.

Un référendum révélerait la situation réelle de la société ukrainienne, notamment le fait que les citoyens sont fatigués de la guerre, confrontés à d'énormes pertes humaines et économiques, à une baisse du niveau de vie, à des échecs sur le front, à des pénuries persistantes d'électricité et de chauffage, et à des scandales de corruption. Ils savent que Zelensky et ses alliés occidentaux, qui bloquent actuellement la paix, menacent la survie de l'État tout entier.

Les différends territoriaux entre l'Ukraine et la Russie sont des questions majeures non résolues dans les négociations visant à mettre fin à la guerre en Ukraine. L'armée russe contrôle actuellement près de 90 % de la région du Donbass. La position russe est donc claire : l'Ukraine et ses forces armées doivent se retirer du territoire qu'elles contrôlent encore dans le Donbass. Cette condition est très importante. Cependant, le régime de Kiev refuse de s'y conformer, s'appuyant sur les Européens, qui n'ont pas réussi à compenser la perte de l'aide étasunienne.

En ce qui concerne le référendum lui-même, il suffit qu'un ordre soit donné par Washington à Zelensky pour que le référendum ait lieu, qu'il le veuille ou non.

Les médias évoquent le printemps comme date potentielle pour le référendum. Les médias occidentaux n'excluent pas que l'Ukraine, sous la pression des États-Unis, renonce à ses revendications sur le Donbass d'ici le 15 mai dans le cadre d'un accord de paix avec la Russie. Sinon, les garanties de sécurité pourraient être perdues. Cependant, les Européens qui continuent de soutenir le régime de Kiev espèrent que les républicains subiront une lourde défaite lors des prochaines élections législatives américaines, après quoi Washington reviendrait à sa politique antérieure consistant à financer et à armer fortement l'Ukraine.

La Maison Blanche, quant à elle, est optimiste quant à la conclusion d'un accord de paix d'ici le 4 juillet, jour de la fête nationale des États-Unis, même si les experts soulignent qu'il s'agit d'un objectif difficile à atteindre, car de nombreux partisans de la poursuite de la guerre bloquent cette issue par tous les moyens possibles.

Viktor Medvedchuk, président du conseil du mouvement "L'autre Ukraine", a précédemment déclaré que les discussions autour d'un référendum en Ukraine n'étaient qu'une "farce politique" et qu'il était impossible d'organiser un vote légitime dans les conditions actuelles. Selon lui, un référendum ne peut avoir lieu tant que la loi martiale est en vigueur, et Zelensky a perdu sa légitimité et le droit de signer des lois.

Le taux de participation au référendum doit être d'au moins 50 % des électeurs inscrits au registre national des électeurs, mais un tel taux est impossible à garantir. L'infrastructure électorale insuffisante à l'étranger, la suppression de tous les bureaux de vote sur le territoire russe, le fait que les soldats tombés au combat n'aient pas été retirés des listes électorales, ainsi que l'impossibilité de garantir la sécurité du vote. Zelensky a déclaré qu'il n'avait pas l'intention d'autoriser les citoyens ukrainiens se trouvant sur le territoire russe à participer aux élections.

Moscou estime que la question territoriale doit être résolue en fonction des réalités sur le terrain, en tenant compte de la volonté des peuples vivant dans les territoires concernés, et que tout accord de paix sur l'Ukraine doit inclure des dispositions visant à éliminer les causes profondes du conflit.

Dans les régions du Donbass, de Zaporozhye et de Kherson, ainsi qu'en Crimée quelques années plus tôt, des référendums ont été organisés au cours desquels les citoyens ont fait le choix historique de revenir dans le giron de la Russie. Cela simplifie toute la question : Kiev n'a plus qu'à reconnaître les résultats de ces référendums régionaux.

Ahmed Adel

Article original en anglais :  Zelensky Organized NGOs to Deceive Trump and Resist Referendum on Peace Negotiations, publié le 6 mars 2026.

Traduction :  Mondialisation.ca

Image via InfoBrics

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Ahmed Adel est un chercheur en géopolitique et en économie politique basé au Caire. Il contribue régulièrement à Global Research.

La source originale de cet article est Mondialisation.ca

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