21/02/2026 reseauinternational.net  3min #305513

 Epstein Files, le procureur général adjoint : « les images de mort, d'abus physiques et de blessures sont exclues des publications »

Epstein le pire est à venir ? L'ombre portée des silences

par Réseau International

Où va ce monde ? Une émission de JSF animée par Ronald Guillaumont et Eric Montana

Invités : Philippe Broquère, écrivain et Nicolas de Comprendre pou agir.

Thème : Epstein, le pire est à venir

L'ombre portée des silences Epstein : l'ombre portée des silences

L'affaire Epstein n'a jamais cessé d'être dérangeante. Non seulement par la gravité des crimes qui lui sont reprochés, mais surtout par ce qu'elle laisse entrevoir sans jamais le révéler entièrement. Plus les années passent, plus une impression persiste : celle d'un dossier incomplet, fragmentaire, comme si l'essentiel demeurait hors champ.

Jeffrey Epstein n'était pas seulement un financier mystérieux. Il évoluait au cœur d'un réseau social exceptionnellement dense, fréquentant chefs d'entreprise, responsables politiques, universitaires, célébrités et figures de la haute finance internationale. Une proximité qui, en elle-même, ne constitue évidemment pas une preuve de culpabilité - mais qui soulève une question persistante : comment un homme au parcours aussi opaque a-t-il pu accéder à un tel niveau d'influence ?

Les documents rendus publics au fil des procédures judiciaires éclairent certains aspects, tout en accentuant paradoxalement le sentiment d'opacité. Des noms apparaissent, des agendas circulent, des relations sont évoquées, mais les contextes restent flous et les responsabilités rarement établies. Entre ce qui est officiellement démontré et ce qui demeure suggéré s'étend une vaste zone grise.

C'est peut-être là que réside le véritable scandale : moins dans ce qui est connu que dans ce qui semble rester indicible. Le silence institutionnel, les accords judiciaires controversés, la disparition de certains témoignages médiatiques ou la discrétion soudaine de personnalités autrefois proches alimentent l'impression d'un récit interrompu.

Dans les grandes affaires historiques, il arrive que la vérité n'apparaisse pas immédiatement. Elle se devine parfois à travers les absences, les hésitations, les angles morts. L'affaire Epstein ressemble à ces énigmes où les pièces du puzzle existent, mais où l'image finale demeure soigneusement hors de portée.

Dire le non-dit, ce n'est pas accuser sans preuve ; c'est constater que certaines questions continuent d'exister malgré le passage du temps. Pourquoi certaines pistes semblent-elles s'arrêter brusquement ? Pourquoi tant d'archives restent-elles partielles ? Et surtout : qui avait intérêt à ce que l'histoire ne soit jamais entièrement racontée ?

Peut-être que l'affaire Epstein ne révèle pas seulement un individu ou un réseau, mais une réalité plus inconfortable : celle d'un monde où le pouvoir véritable se manifeste moins par ce qui est montré que par ce qui reste tu.

source : Réseau International

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