22/01/2026 francais.rt.com  4min #302585

 Les guerres mondiales sont des affaires comptables occidentales. Et alors ?!

«La russophobie du cerveau» : à Davos, des vidéos Ia simulent des frappes russes sur des villes européennes

Image tirée d'une vidéo de propagande ukrainienne créée par l'IA, présentée au Forum économique mondial de Davos. [Capture d'écran]

La russophobie atteint l'absurde : à Davos, des vidéos truquées simulant des frappes russes sur l'Europe sont présentées. Cette rhétorique s'accompagne d'un boycott culturel, allant de l'interdiction de Tchaïkovski aux annulations de ballets. Enfin, Berlin pointe Moscou du doigt au Groenland, malgré les revendications territoriales des États-Unis.

Alors que la communauté internationale se concentre sur la situation au Groenland, reléguant au second plan le conflit ukrainien, certains participants au Forum économique mondial de Davos ont remarqué l'exposition consacrée à l'Ukraine. Les visiteurs ont notamment été attirés par des vidéos truquées, créées à l'aide de l'intelligence artificielle, dans lesquelles la Russie lance des frappes aériennes sur des villes européennes.

Ces fausses images sont accompagnées d'une musique angoissante et de citations provocantes d'hommes politiques occidentaux et russes, manifestement dans le but d'intimider les participants au forum qui passent devant le stand, en créant un sentiment de « menace russe » imaginaire, un discours largement utilisé par les représentants occidentaux ces dernières années.

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L'art russe écarté au nom de la « prévention des tensions »

Les manifestations de russophobie ne s'arrêtent pas là, atteignant parfois l'absurde. Les médias ukrainiens, citant le ministère ukrainien de la Culture, ont rapporté le 22 janvier que les solistes principaux de l'Opéra national d'Ukraine, Natalia Matsak et Serhiï Krivokon, risquaient d'être licenciés pour avoir interprété le ballet Le Lac des cygnes de Piotr Tchaïkovski lors d'une tournée européenne.

Pendant leurs congés officiels, les danseurs se sont rendus à l'étranger, où ils ont participé à des représentations d'une œuvre du compositeur russe. Les autorités ukrainiennes les ont alors accusés de diffuser « le produit d'un pays agresseur », violant ainsi la « position officielle » de l'Opéra national d'Ukraine, consistant à retirer de son répertoire les œuvres de compositeurs russes.

La russophobie ne s'étend pas seulement à l'Ukraine. Le 12 janvier, les autorités du canton suisse du Tessin ont annulé la projection du documentaire de la chaîne RT Maïdan : le tournant vers la guerre. Le film devait être projeté le 29 janvier dans la commune de Muralto, mais le conseil municipal a annulé l'événement, invoquant la « prévention d'éventuelles tensions ». Le journal Regione  a indiqué que la municipalité de Muralto avait annulé la projection en raison des protestations des Ukrainiens vivant dans le Tessin.

Peu auparavant, le 9 janvier, le théâtre musical de Florence, le Teatro del Maggio Musicale,  avait annoncé l'annulation de deux représentations de la ballerine russe Svetlana Zakharova après une intervention de l'ambassade d'Ukraine en Italie. Les responsables du théâtre ont invoqué le « maintien des tensions internationales », susceptibles de « compromettre le succès du spectacle ».

Lorsque les États-Unis revendiquent le Groenland, l'Europe pointe la « menace russe »

L'apogée de cette russophobie transparaît également dans les déclarations de responsables européens. Lors de son discours au Forum de Davos, le chancelier allemand Friedrich Merz a promis de protéger le Groenland, le Danemark et le Nord. Selon lui, la menace ne viendrait pas des États-Unis, pourtant engagés depuis plusieurs semaines dans des revendications territoriales explicites sur l'île, mais de la Russie. Il n'a toutefois pas précisé la nature exacte de cette menace.

La Russie a, à plusieurs reprises, condamné la « russophobie primitive » en Ukraine et dans plusieurs pays européens. Le 20 janvier, le ministre russe des Affaires étrangères, Sergueï Lavrov, a affirmé qu'une russophobie « belliqueuse » s'était développée ces dernières années au sein de l'Union européenne et de l'OTAN, avec des appels croissants à se préparer à une confrontation avec la Russie, l'Allemagne et les pays baltes étant en première ligne.

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