L'holodomor, une falsification de l'histoire à l'ère de la propagande occidentale

La période Covid et «vaccin» a permis à beaucoup de gens de se réveiller, de ne plus croire les médias de masse, de ne plus croire les gouvernements, de ne plus suivre comme un mouton la pensée dominante. Au sujet de l'Ukraine et de la géopolitique en général, de nombreuses personnes ont réussi à se libérer de leurs préjugés issus des mensonges de la propagande occidentale. 1

Mais certains préjugés ont la vie dure. C'est le cas de l'holodomor, qui est une «vérité» historique admise telle une évidence, sans discussion, sans aucun examen critique. On devrait pourtant se douter qu'il n'y a pas que les médias qui mentent pour soutenir les guerres des Américains, il y a aussi les «historiens» payés par des fondations et des associations diverses, comme par exemple la fondation Hoover, pour falsifier l'histoire dans un but politique et idéologique.

L'holodomor 2, en tant que falsification et déformation de l'histoire, est un cas d'école. C'est un exemple parfait de réécriture de l'histoire en fonction des intérêts politiques du moment. On impose une thèse à grand renfort d'argent. On finance les chercheurs, on rétribue leurs conférences, on favorise leurs promotions. On publie des tas de livres et d'articles sur le sujet. On fournit les bibliothèques universitaires en ouvrages qui défendent cette thèse, et on prend soin de rendre difficiles à trouver les ouvrages qui défendent la thèse opposée. On l'enseigne dans les établissements scolaires et universitaires comme étant la vérité historique. Puis on fait reconnaître officiellement cette famine par un maximum de pays comme étant un génocide. On laisse s'imprimer cette version fausse de l'histoire dans la psyché collective. On l'évoque de temps en temps en en parlant comme de quelque chose d'évident et de connu. L'endoctrinement est tellement puissant que tout le monde y croit, même ceux qui s'estiment indépendants d'esprit et critiques des thèses officielles. Personne n'ose la remettre en question de peur d'être marginalisé ou de peur d'essuyer des admonestations indignées. Voilà comment une thèse révisionniste devient officielle. Il suffit d'en faire, par inversion, une thèse dominante. Ne dit-on pas que l'histoire est écrite par les vainqueurs ? Les vainqueurs de la Guerre froide pouvaient tout se permettre, comme de s'attribuer la victoire contre le nazisme, comme de mettre sur le dos des Russes tout ce qui a été fait par le régime stalinien, comme d'inventer un génocide contre le peuple ukrainien alors que le pouvoir soviétique a favorisé l'identité ukrainienne. Je me demande ce qu'en penserait Khrouchtchev, lui qui a participé activement à la collectivisation, et donc à l'«holodomor», et qui, quand il est arrivé au sommet du pouvoir, a libéré des milliers de prisonniers politiques ukrainiens au nom de la déstalinisation et a donné la Crimée à la RSS d'Ukraine.

Peu importe la vérité historique, ce qui compte c'est de formater l'opinion publique occidentale en la conditionnant à percevoir les Ukrainiens 3 comme un peuple martyr victime du joug russe. On connaît la suite.

En réalité, l'holodomor était une propagande nazie pour justifier la conquête de l'Ukraine, soi-disant pour la libérer. Cette propagande a été ressortie quelques décennies plus tard sous Ronald Reagan pour les besoins de la guerre froide. On ne le répétera jamais assez : à l'origine, l'holodomor est une propagande nazie destinée à justifier l'annexion des terres fertiles ukrainiennes, qui devaient servir à nourrir le peuple allemand et à agrandir l'espace vital de l'Allemagne (le «Lebensraum»). Cette propagande a été reprise par le magnat de la presse William Randolph Hearst et par la diaspora ukrainienne bandériste 4. Cette thèse révisionniste a bénéficié de financements importants. La fondation Hoover (un think tank lié au département d'État américain) a grassement subventionné des universitaires et des historiens en publiant leurs livres et en finançant leurs conférences à condition qu'ils défendent la thèse du génocide planifié contre la «race ukrainienne».

L'«holodomor» n'était pas un génocide, même s'il y a eu beaucoup de morts, mais la mise en œuvre d'une politique impitoyable de collectivisation par la force. Pour l'historien américain Mark Tauger, «le régime porte la responsabilité partielle de la crise et des cinq millions de décès environ qui en ont résulté». Mais son action semble «clairement avoir été orientée vers la gestion d'une crise économique involontaire et d'une famine, plutôt que vers la création intentionnelle d'une telle crise afin de punir un groupe particulier». Le régime devait faire face à des conditions climatiques désastreuses et au blocus infligé par les pays occidentaux. Il lui fallait impérativement moderniser l'agriculture.

De hauts fonctionnaires ukrainiens ont participé à la mise en œuvre de cette politique. Voulaient-ils éliminer leur propre peuple ? Bien sûr que non. La collectivisation forcée des terres agricoles ne visait pas un peuple en particulier, elle s'appliquait à tous. Toute l'Union soviétique a souffert de la famine. En pourcentage de la population, il y a eu plus de morts dans certaines régions du sud de la Russie et au Kazakhstan qu'en Ukraine ! Si la répression a été plus féroce en Ukraine, ce n'est pas parce qu'elle était peuplée d'Ukrainiens mais parce que c'était en Ukraine que la paysannerie privée était la plus puissante et la plus riche, et que donc la résistance à la collectivisation était la plus forte (certains koulaks allaient jusqu'à brûler leurs récoltes et tuer leur bétail, ou refusaient de travailler). Il fallait donc mater les paysans ukrainiens aisés, non pas parce qu'ils étaient ukrainiens, mais parce qu'ils étaient aisés et donc réfractaires à la dékoulakisation c'est-à-dire à la collectivisation. Des villages entiers, en Ukraine mais aussi dans le Caucase du nord, ont subi une répression terrible : confiscation de leurs biens, pas seulement agricoles, et déportation. La punition était terrible et cruelle, mais elle ne visait pas une ethnie en particulier. Bref, c'était une guerre du pouvoir tyrannique contre la classe des paysans (les koulaks), pas une guerre dirigée contre une ethnie. Parler, ici, de génocide, est aussi absurde et faux que si on disait que les soviétiques étaient antisémites parce que des juifs sont morts à cause de la famine. De même les Grandes purges (ou Grande terreur) des années 30 ont sévi dans toutes les républiques : les «ennemis» de la révolution étaient envoyés au goulag ou exécutés, qu'ils soient russes, ukrainiens ou autres.

Les soviétiques ont créé l'Ukraine. Ils lui ont même offert des régions russes (les oblasts de la Novorussie s'étendant d'Odessa à Kharkov, puis plus tard la Crimée). C'est parce qu'ils détestaient les Ukrainiens ??? Cela n'a pas de sens. Dès la seconde moitié des années 1920, Staline a doté l'Ukraine d'outils industriels exceptionnels et l'Ukraine est devenue la RSS au plus fort PIB de toute l'URSS. Et ce serait pour tuer volontairement plusieurs millions de personnes de cette république quelques années plus tard ???

L'ironie de la chose c'est que les ultranationalistes de l'ouest de l'Ukraine sont ceux qui parlent le plus de l'holodomor alors qu'ils ne l'ont pas vécu puisque leur territoire, à cette époque-là, ne faisait pas partie de l'Union soviétique.

Et pourquoi la famine en Ukraine est-elle si connue et médiatisée et pas celle du Bengale en 1943/1944 ? La réquisition des stocks bengalis par les Britanniques a provoqué la mort de 3 à 4 millions d'habitants. La menace japonaise n'explique pas tout. Winston Churchill avait un profond mépris pour les Indiens et les Bengalis. À quand une condamnation internationale de l'holodomor au Bengale ?

  1. Exemples : Les néonazis ukrainiens n'ont aucun poids politique parce qu'ils obtiennent des scores faibles aux élections, Poutine veut restaurer l'Empire soviétique, il veut envahir l'Europe, il envahit l'Ukraine sans raison, juste parce qu'il est méchant, son armée est incompétente, il enrôle de force les Russes parce qu'il manque de troupes, son but est de conquérir des territoires, son armée bombarde les civils ukrainiens, etc.
  2. Terme ukrainien désignant la famine qui a frappé l'Union soviétique en 1932/1933. Ce terme est destiné à répandre la croyance qu'il s'agissait d'un génocide, c'est-à-dire d'une famine organisée par le pouvoir afin de punir le peuple ukrainien. L'arnaque est double : prétendre que la famine a été délibérément provoquée par le pouvoir, alors qu'elle n'est que la conséquence d'un certain nombre de facteurs ; prétendre que la population ukrainienne était ciblée en tant que telle, en occultant le fait que d'autres républiques de l'Union soviétique ont également été durement touchées. Si on y réfléchit bien, pourquoi un pouvoir aussi autoritaire et impitoyable que le régime stalinien se serait-il arrêté en si bon chemin ? Pourquoi aurait-il limité sa purge à une seule année, si tel était son objectif ? Et surtout pourquoi les statistiques démographiques indiquent une augmentation de la population dans les années qui ont suivi l'holodomor ? Un pouvoir qui ne se gênait pas d'exécuter les opposants ou de les envoyer au goulag n'avait-il pas les moyens de limiter les naissances en Ukraine, si son but était de réduire la population ukrainienne ? Il y a trop d'incohérences. La thèse de l'holodomor ne tient pas la route.
  3. Les Ukrainiens ne sont pas un peuple homogène, et le régime actuel ne représente pas tous les Ukrainiens, loin de là. Il faudrait donc arrêter de dire «l'Ukraine», comme si c'était un bloc uniforme, comme s'il y avait une unité nationale. Surtout quand on sait qu'une majorité d'Ukrainiens s'est réfugiée en Russie ! Les Ukrainiens pro-occidentaux ont fait alliance avec les néonazis pour convertir le peuple ukrainien à leur idéologie. Mariage de raison ou mariage d'amour ? On peut se poser la question. Je préfère qu'on dise «le régime ukrainien» ou «le régime actuel de Kiev» ou «l'Ukraine bandériste», et non pas «l'Ukraine».
  4. Il y a aussi le terme «Banderastan», inventé je crois par Pepe Escobar, pour montrer que ce pays sera abandonné par les Américains comme l'Afghanistan. Ce terme a le mérite de surprendre ceux qui soutiennent l'«Ukraine» sans rien y connaître. L'appellation «Ukraine bandériste» me convient très bien parce qu'elle oblige à penser que l'Ukraine actuelle n'est pas la seule Ukraine possible, de même que l'Allemagne nazie n'était pas la seule Allemagne possible. L'Ukraine aurait pu être un pays prospère et multiculturel, avec plusieurs langues officielles, à l'image de la Suisse. Je propose une autre appellation, qui a le défaut d'être longue mais qui est plus précise : «l'Ukraine sous domination pro-occidentale et se revendiquant d'une idéologie néonazie et russophobe». Néonazie car prônant la pureté de la race ukrainienne et le culte de l'éradication de tout ce qui n'est pas purement «ukrainien», soit par élimination physique comme au bon vieux temps, soit par assimilation et conversion forcée.
  5. Les bandéristes sont les adeptes de Stepan Bandera, collaborateur des nazis durant la seconde guerre mondiale, nazi par conviction et pas simplement par opportunisme, criminel de guerre et génocidaire. Il ne faut pas oublier, pour être complet, de préciser qu'il est officiellement considéré par le régime actuel comme un héros national au prétexte qu'il a combattu pour un État ukrainien indépendant, s'opposant sur ce point aux nazis allemands, qui voulaient annexer les terres fertiles d'Ukraine. Le régime actuel a fait de Stepan Bandera un héros de la liberté et de l'indépendance, occultant ou niant tout ce qui faisait de ce personnage un nazi authentique.

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