18/01/2026 mondialisation.ca  5min #302127

 L'Iran sur le pied de guerre : Trump menace d'intervenir pour «soutenir les émeutiers». Téhéran menace les intérêts américains et célèbre le «Conquérant de Khaybar»

Le chef du Mossad débarque en Floride pour parler stratégie iranienne avec la haute hiérarchie américaine

Par  The Cradle

Le directeur de l'agence de renseignement israélienne Mossad, David Barnea, est arrivé aux États-Unis le 16 janvier pour s'entretenir avec des responsables de la situation en Iran, après plusieurs semaines d'émeutes soutenues par l'étranger et de troubles dans tout le pays.

La visite de Barnea s'inscrit dans le cadre des discussions en cours entre Tel-Aviv et Washington sur la "répression du régime", selon un rapport d' Axios.

Le chef des services secrets israéliens devrait rencontrer Steve Witkoff, l'envoyé du président américain Donald Trump, à Miami. Selon Axios, Witkoff est en contact avec le ministre iranien des Affaires étrangères, Abbas Araghchi.

Cette visite fait suite à un entretien téléphonique entre Trump et le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu mercredi.

"Au cours de cet entretien, Netanyahu a demandé à Trump de suspendre toute action militaire contre l'Iran afin de donner à Israël plus de temps pour se préparer à d'éventuelles représailles iraniennes",

ont déclaré des sources à la chaîne américaine.

"Outre les craintes de représailles, le plan américain actuel prévoit des frappes contre des cibles des forces de sécurité en Iran, mais Israël dit ne pas le considèrer comme suffisamment efficace pour déstabiliser le régime de manière significative".

CNN a rapporté qu'Israël a appelé les États-Unis à suspendre leur attaque, invoquant des "craintes" liées à des défenses antimissiles surchargées.

Axios affirme qu'Araghchi a contacté Witkoff pour lui proposer une rencontre.

"Le gouvernement israélien craint que les Iraniens n'utilisent ces négociations pour gagner du temps et se libérer de la pression américaine. D'un autre côté, certains responsables pensent que la crise actuelle pourrait convaincre le régime iranien de faire des concessions qu'il refusait d'envisager par le passé, sur le programme nucléaire, le programme de missiles et les groupes mandataires", rapporte Axios.

Au début de la semaine, un porte-parole du ministère iranien des Affaires étrangères a  confirmé que les canaux de communication avec les États-Unis sont ouverts, mais a assuré que Téhéran "n'acceptera pas de diktats".

Jeudi, Witkoff  a déclaré, lors d'une interview à la conférence du Conseil israélo-américain en Floride, que Washington privilégie une solution diplomatique au dossier iranien.

Il a déclaré que tout accord avec l'Iran devra aborder quatre questions distinctes :

  • l'enrichissement d'uranium
  • les missiles balistiques
  • les stocks d'uranium déjà enrichi et
  • les groupes de résistance dans toute la région soutenus par Téhéran, que Witkoff qualifie de "mandataires".

Il a également affirmé que l'Iran pourrait être disposé à faire des compromis sur ces questions.

"S'ils veulent revenir à la Société des Nations, nous pouvons résoudre ces quatre problèmes par la voie diplomatique, ce qui serait une excellente chose. Toute autre alternative serait en effet hasardeuse", a-t-il déclaré.

L'Iran a refusé de reprendre les négociations nucléaires avec les États-Unis à moins que Washington ne renonce à son exigence d'un enrichissement zéro de l'uranium.

Téhéran a également affirmé à plusieurs reprises ne pas être disposé à négocier sur ses missiles balistiques, qu'il considère comme faisant partie intégrante de sa défense, ni sur son soutien à des groupes de résistance tels que le Hezbollah au Liban.

Avant la guerre de 12 jours entre l'Iran et Israël en juin, Trump a feint de s'opposer à une attaque israélienne, soulignant la nécessité de la diplomatie tout en planifiant secrètement l'assaut avec Netanyahu.

La visite de Barnea aux États-Unis intervient alors que les manifestations nationales qui ont éclaté il y a quelques semaines en Iran se sont largement apaisées.

Téhéran a arrêté des centaines d' émeutiers, de militants et d'agents séparatistes soutenus par des puissances étrangères, responsables du meurtre de plus de 100 membres des forces de sécurité, ainsi que de nombreux civils.

Lien vers l'article original en anglais :

 thecradle.co

Traduit par  Spirit of Free Speech

La source originale de cet article est  The Cradle

Copyright ©  The Cradle,  The Cradle, 2026

Par  The Cradle

 mondialisation.ca